Les plaisirs variés de la couture

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Haut à bretelles nouées sur les épaules du livre « Les Intemporels pour Enfants » – taille 4 ans
Short à poches bouffantes M du livre « Petites filles modèles » – taille 100

Parmi toutes mes activités à la boutique, coupine, celle que je préfère, et que je pratique le plus au quotidien d’ailleurs, c’est le taillage de bavette avec les clientes couturières qui passent.
J’adooore bavarder avec d’autres couturières. Ça part d’une petite phrase sur un patron ou un tissu et hop! en 2 temps 3 mouvements, on se retrouve à échanger avec enthousiasme sur ce qu’on coud actuellement, sur les choses qu’on aime ou pas, sur l’actualité de la blogosphère, les nouveaux patrons en vogue, les jolies réalisations et tout et tout.

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Liberty Betsy porcelaine (Couture et Cie)- biais rose irisé (mon stock) – boutons nacrés (mon stock)
Lin gris (destockage dans le 11e) – biais liberty Betsy porcelaine (Couture et Cie)

Il y a quelques semaines, une jeune femme dont j’avais déjà remarqué le style rétro-chic à d’autres occasions, a passé la porte de la boutique. Ce matin-là, elle portait une robe proprement magnifique dont elle me dit qu’elle l’avait conçue et cousue elle-même. Eblouie, je la félicitai et là, elle me stupéfia en m’apprenant qu’elle l’avait cousue à la main. Je veux dire ENTIÈREMENT cousue à la main. Avec une palanquée de détails qui tuent et du biais sur tous les surplus de couture (en couture invisible, s’il te plaît), aussi belle à l’intérieur qu’à l’extérieur.
A ma question sur l’éventualité de passer à la machine à coudre, histoire d’aller plus vite quand même, elle m’a répondu qu’elle aimait vraiment coudre à la main. Que ça la détendait, qu’elle prenait son temps, qu’elle pouvait laisser libre cours à sa minutie, penser à d’éventuels modifications et fignoler les détails.
J’ai été enchantée de cette façon de pratiquer la couture, lente et soignée.
Quelques temps après, une autre couturière, me parlant d’un patron, m’a dit « Je me suis régalée avec ce patron ». Et cette phrase m’a fait réfléchir. Moi qui navigue en général entre « pas trop galère » et « j’ai franchement sué » lorsque je fais le bilan d’une couture, j’ai pris conscience de cette dimension de la couture que je minimise trop souvent: celle du plaisir de faire. Attention, pas de méprise, coupine, j’ai du plaisir à coudre bien sûr, sinon j’aurais arrêté il y a fort longtemps.
Mais là, il était question du plaisir du voyage plutôt que de celui de l’arrivée. Du plaisir de prendre les petites routes de campagne plutôt que l’autoroute.

Et cette ivresse du voyage, j’ai eu la chance de l’identifier et de la savourer lors de la couture de ce petit ensemble pour la Poupinette.

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Le modèle du haut, je lorgnais dessus depuis plusieurs mois, déjà. Précisément, depuis que ma soeurette chérie m’a offert, à Noël, plusieurs coupons de Liberty dont ce magnifique Betsy porcelaine. J’avais alors immédiatement pensé à ce haut vu dans le livre des Intemporels pour enfants. je le voyais bien dans ce Liberty-là.

J’ai hésité, coupinette, tu penses bien! Couper dans ce beau Liberty un haut simplissime, que ma Doudouce ne pourrait mettre qu’une saison, quand je pourrais coudre un truc impressionnant et durable avec, ça me paraissait être du gaspillage.
Je mis donc cette idée de côté et fit de mon mieux pour résister à ses assauts répétés au fil des semaines qui suivirent. De toutes façons, je n’avais pas le livre et pas question de l’acheter, j’avais bien assez de livres et patrons comme ça!

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Et puis vient mon anniversaire. Pour lequel BelleMaman m’offrit… le livre des Intemporels pour enfants.
Bon. La sagesse populaire dit que « quand y’a plus qu’à, y’a plus qu’à ». Et donc, surmontant mes réticences, je décidai de couper dans mon beau Liberty.

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Expérience incroyable, coupine! Le Liberty, c’est un vrai délice. Mon Dieu que j’aime ce tissu, sa texture aérienne, sa belle tenue. J’ai adoré la sensation de mes ciseaux coupant mes pièces dans cette belle étoffe. Il m’est déjà arrivé de coudre du Liberty par le passé, mais si peu souvent que je ne m’en souvenais plus.

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Retombée sous le charme, je décidai de prolonger le plaisir. J’ai remplacé les fronces par des plis couchés, plus délicats. J’ai fait des coutures anglaises pour que ce soit aussi joli à l’intérieur qu’à l’extérieur. J’ai mis du faux passepoil rose (bon ça, c’est normal en Tasticottie, très peu de coutures échappent à la passepoilisation). J’ai cousu la parementure de l’empiècement à la main, à points invisibles, alors que je suis du genre à sprinter sur ce genre de finitions et à conclure d’un coup de machine à coudre. Enfin, j’ai cherché à la boutique, écumé mon tiroir à boutons et enfin trouvé ces petits boutons de nacre en forme de fleurs, pour parfaire mon petit haut.

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Je vais te dire, coupinette, j’ai tiré de la réalisation de ces petits détails une grande satisfaction. Et de la fierté. J’ai été ravie de mon « savoir-faire » (toutes proportions gardées bien entendu). J’ai été contente de ne pas choisir la facilité, le flip flap vite fait bien fait, mais plutôt la minutie, le joli détail, même caché, la lenteur et le soin. La couture a bien plus de sens comme cela.

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C’est dans les détails et les finitions que se trouve la noblesse de la couture. C’est à ces endroit-là que la couture fait du bien. Et c’est là, à mon avis, que se niche l’envie de recommencer, encore et encore.

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Coudre ce petit haut a requinqué la couturière en moi. Malgré le peu de temps dont je dispose en ce moment, je décidai de coudre un short ou un pantacourt pour aller avec.
J’ai trouvé dans mon stock un coupon de lin gris qui allait bien avec le Betsy porcelaine et j’y ai tout de suite vu le petit short japonais à poches bouffantes qui me séduit depuis des années (oui carrément des années).

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Incroyable mais vrai, chère coupine, j’ai cousu le short en un dimanche, il y a deux semaines. Ca ne m’arrive jamais de coudre quelque chose de bout en bout en une seule journée. D’habitude, je couds en pointillés, d’une part parce que ma fille chérie prend une grande partie de mon temps et d’autre part parce que je suis normalement incapable de coudre plusieurs heures d’affilée sans faire autre chose en même temps, comme flâner sur le net.
Mais ce dimanche-là, d’une part, la Poupinette n’était pas là et d’autre part, je prenais un tel plaisir à chaque étape de ma couture que je n’arrivais pas à m’arrêter.

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Je me suis autant appliquée que pour le haut: j’avais cherché en vain du cordon Betsy porcelaine. J’ai fini par le fabriquer moi-même avec du biais (d’ailleurs, je le trouve un peu large, mon cordon maison). J’ai par ailleurs pourvu les poches d’élastiques, histoire qu’elles ne baillent jamais.
Niveau explications, je n’ai rien compris à celles de mon livre. Normal me diras-tu, elles étaient en japonais, mais je pensais m’en sortir avec les photos du pas à pas. Sauf que je n’ai rien compris non plus aux photos du pas à pas. J’ai donc fait comme Caro de la Cabane d’Elilou et j’ai eu recours aux explications limpides du tuto du short à poches bouffantes de Papillon et Mandarine.
Le lundi, présentation de l’ensemble à la destinataire.
Autant le haut a reçu un accueil tiède, malgré le « truc rose qui brille, là » (je cite), autant le short a enthousiasmé ma Poupinette, avec ses grandes poches. Elle adore ramasser des cailloux et des bouts de bois dès qu’on met le nez dehors, du coup, de grandes poches sont les bienvenues.
Donc elle va mettre l’ensemble, cet été.

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Ouf.
Parce que oui, j’ai tiré un réel plaisir à coudre cet ensemble, mais je ne perds pas de vue l’autre plaisir que procure la couture: celui de voir ses réalisations utilisées ou portées.

Poules de garde

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Housse de couette et taie d’oreiller – Patron maison
Tissu « La Queue du Chat » (Toto tissus) – popeline blanche (Sacrés Coupons)
Peinture textile (Bricorama) – passepoil (Mercerie du Marché Saint-Pierre) – velcro blanc (mon stock)

Coucou coupinette! Comment va la vie pour toi?
Moi, ça va mieux niveau « je-travaille-tout-le-temps ». Je travaille toujours beaucoup mais maintenant qu’il fait durablement beau, j’ai plus d’énergie. Et donc dès que j’ai un moment, même moins d’une heure, je bricole ou je couds un bout de quelque chose. Ça marche bien, ce système « je couds en pointillés ». Les choses avancent (ou du moins, j’en ai l’impression), ma frustration de n’arriver à rien s’estompe et je renoue avec le plaisir de coudre.

Autre bonne nouvelle: je n’achète pratiquement plus de tissu, ces derniers temps. Déjà, parce que je n’ai pas le temps. Et puis surtout parce que je n’ai plus de plaisir à empiler les coupons dans mon stock. J’ai envie de les coudre, mes coupons. Enfin.

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Avant, j’avais le sentiment euphorisant d’amasser un trésor. Coupon après coupon, j’avais la sensation de me constituer une collection unique de beaux tissus, des joyaux que je ne pouvais pas laisser passer et que j’achetais compulsivement. En plus, à chaque nouveau projet couture, je rachetais du tissu, les tissus que j’avais déjà ne convenant bizarrement jamais: je me disais que je pourrais trouver des projets plus adaptés pour eux et hop! Je filais m’en acheter un autre.

Au fond, je crois que mon plaisir était de posséder. J’aimais sortir tous mes tissus de leurs boîtes, les étaler, les admirer, les passer en revue, réfléchir vaguement à des projets couture puis les ranger sagement jusqu’à la prochaine inspection.

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Et puis vint le jour où Charming Prince, d’une phrase, bousilla pour de bon ma béatitude de collectionneuse.

Ce jour-là, je me livrais à mon étalage habituel quand mon cher et tendre, qui passait par là, laissa naïvement tomber « La vache, tu en as plein dis donc! Tu ne pourras jamais tous les coudre… »
La phrase peut paraître anodine mais tel un acide, elle se mit à me ronger. Le doute s’insinua dans mon esprit et je me mis à avoir des angoisses.
Comment ça, je ne pourrais jamais tous les coudre?

Parce que bon, le but final de cette accumulation, c’était quand même de coudre plein de belles choses dans de magnifiques tissus. J’avais toujours été persuadée d’avoir le temps de coudre tous les tissus que j’achète, mais mon système 1 mètre de tissu cousu pour 10 mètres achetés ne me l’autoriserait pas, je m’en rendais enfin compte. Beaucoup trop d’achats pour peu de couture, au final.
Ça m’a drôlement ébranlée de faire face à l’évidence, tu sais, coupinette?

Et comme si ça ne suffisait pas, Charming Prince m’a achevée en me suggérant gentiment d’en donner.
Plaît-il? Comment ça « en donner »???? MES TISSUS A MOI??!?! Quoi?! C’est une blague???

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La séance photo rigolote en extérieur tourne la sieste en règle…

J’aurais peut-être dû rompre pour marquer le coup (trop c’est trop, tu es d’accord?) mais j’ai préféré faire un effort: j’ai trié mes tissus et j’ai donné ceux dont je n’ai jamais compris pourquoi je les avais achetés. Ce qui, au bout du compte, ne faisait pas beaucoup.

Et c’est à peu près là que j’ai glissé de « j’ai beaucoup de tissus auxquels je tiens comme à la prunelle de mes yeux » à « j’ai trop de tissus auxquels je tiens comme à la prunelle de mes yeux ». C’est là que mon stock est devenu un problème.

Je suis en fait arrivée à la croisée des chemins: il me fallait choisir entre posséder ou créer, garder la matière brute ou l’utiliser. Et si j’aime le tissu, j’aime encore plus le transformer, en faire quelque chose.

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C’est comme ça que j’ai commencé à en acheter de moins en moins. Je n’ai plus envie. Ce dont j’ai envie, c’est que mon stock diminue. Je veux que mes tissus vivent, qu’ils servent à quelque chose d’autre qu’à contenter mes yeux. En plus, j’ai peur de me lasser à force de les voir et de les revoir, mes tissus chéris dont je ne fais en fait rien…

Du coup, aujourd’hui, il faut vraiment que j’aie un méga coup de cœur pour acheter du tissu. Et ce n’est pas plus mal, mon portefeuille m’en remercie beaucoup.

Sur le front de l’utilisation de mes tissus chéris, ben c’est compliqué… Je me force à couper dans mes étoffes les plus jolies en me répétant qu’on ne vit qu’une fois. Et au final, je suis contente mais je ne peux pas nier que ça ne m’est pas totalement naturel. A chaque fois, j’ai un pincement au cœur de « sacrifier » une de mes merveilles. Mais bon, il faut bien que je soigne.

Alors maintenant, quand j’ai un projet couture, je repasse mon stock en revue pour trouver un tissu qui pourrait coller. Et, sans plus gamberger, j’y vais et je l’utilise.

C’est comme ça qu’un matin, j’ai eu un flash. Ça faisait des semaines que les housses de couettes IK*A et VERBAUD*T désassorties m’écorchaient l’œil quand je contemplais le lit de ma Tchupette et je ruminais vaguement le projet de coudre un ensemble housse + taie d’oreiller un peu plus joli. Ce matin-là, une idée me frappa enfin: et si, pour faire ma housse de couette, j’utilisais le coupon de tissu « La Queue Du Chat » que Momo avait trouvé dans un Toto, il y a quelques temps (merci d’avoir partagé tes 4 m de tissu avec moi, Momo!)?

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Aussitôt pensé, aussitôt adopté (application stricte du « je ne gamberge plus, je fonce »). Sauf que le total look « petites poulettes » me paraissait un tantinet too much. Aucun problème, me dis-je, je vais trouver dans mon cher stock, un tissu assorti pour l’autre face de ma housse de couette.
Et hop! Recherche. Et oh! Surprise. Et hein?! Incompréhension.

Aucun de mes tissus n’allait avec mes cocottes. Le truc fou.

Je n’ai pas lâché l’affaire, bien décidée à utiliser un tissu de mon stock (je ne suis pas Bélier pour rien, moi, tu peux me croire coupine). Et je me suis rabattue sur de la popeline blanche. Salissante et pas franchement whizz, m’enfin bon, elle fonctionnait avec les poulettes (et elle était bien la seule) alors j’y suis allée. Sans enthousiasme.

Et là, j’ai repensé à la ravissante housse de couette que j’avais vue sur le blog « Et puis la neige elle est trop molle » avec ses pois maison et ça m’a requinqué l’enthousiasme: j’allais faire pareeeeeil!

Un dimanche après-midi, avec la Poupette, ses cousines et ma belle-sœur, nous avons collé des plaquettes et des plaquettes d’œillets sur mes morceaux de tissu blanc, puis j’ai peint dans les p’tits trous avec de la peinture textile rouge, laissé sécher, passé un coup de fer et obtenu un joli tissu à pois. Je pensais que ça allait prendre des siècles et en fait ça a été plié en deux temps trois mouvements, cette affaire.

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J’ai moi aussi mis du passepoil tout autour de la housse de couette et de la taie d’oreiller, bien entendu (que vaut vraiment la vie sans passepoil?). Et puis je me suis embourbée dans une prise de tête totalement superflue à propos du système de fermeture.Un simple rabat aurait sans doute suffi mais j’ai compliqué l’affaire en cousant des rectangles de scratch.

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Ce qui est fait est fait et ce qui compte, au fond, c’est que je suis ravie maintenant, quand je passe une tête dans la chambre de ma fille. Ces jolies poulettes sont nettement plus chouettes au grand jour sur son lit que jalousement planquées dans mon stock, tu ne crois pas?

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Mi casa es bonita!

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Pfiou, le mois de Mai arrive déjà à sa fin et j’ai à peine posté! Pour être tout à fait exacte, je devrais écrire: « Pfiou, le mois de Mai arrive déjà à sa fin et j’ai à peine cousu! »

Ce qu’il y a, c’est qu’en ce moment, je n’ai le temps de rien. Je travaille tout le temps. Quand je ne suis pas à l’Enterpraïze ou en train de travailler à distance pour l’Enterpraïze, je m’échine à faire avancer un autre projet professionnel au long cours.

Et quand je ne travaille pas ou que je ne m’occupe pas de ma tchupette (le soir à partir de 21h ou le dimanche, en somme), eh bien je ne fais rien. Mais alors rien de rien. Ou si, je rumine ma frustration de ne pas coudre en ce moment. Sauf que je suis trop fatiguée pour le faire. Bref, même si je m’efforce de faire un peu de couture de ci de là, je me traîne, en ce moment, coupinette.

Je me traîne mais j’arrive à finir quelques bricoles, de temps en temps.

Après une looooongue série, j’ai enfin cousu quelque chose qui N’EST PAS un vêtement, coupinette!

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Quand j’ai commencé à coudre, je fabriquais uniquement des objets: des housses de coussins, des sacs pour les copines ou les cousines, un tablier.
Je voulais toucher à tout et j’en suis vite arrivée à coudre des vêtements. Pour les enfants d’abord, pour moi ensuite et pour ma Poupette, enfin.
J’ai l’impression que c’est une trajectoire habituelle de commencer par des objets, des accessoires et d’aller ensuite vers le vêtement. Après, il y a celles qui restent sur le vêtement, celles qui retournent aux objets et celles qui alternent.
J’aimerais bien être de celles qui passent régulièrement du vêtement à l’objet et vice versa.
Et même, je crois qu’au fond, moi ce que j’aime, c’est coudre des objets. Mais il m’apparaît clairement que je ne le fais pas assez souvent et que je me « cantonne » à la couture de vêtements.

C’est dommage, je trouve. Les possibilités que m’offre la couture sont tellement vastes que rester uniquement dans la cour du vêtement, c’est me priver de bien d’autres plaisirs. J’ai eu l’occasion d’en prendre à nouveau conscience, avec cette petite couture.

Il y a quelques années, pendant des vacances au Sénégal, Charming a flashé sur un wax au marché HLM de Dakar. Ce fut un événement, Charming ne flashant jamais sur du tissu, d’ordinaire. Il aurait bien vu une nappe dans ce beau tissu rouge bauxite avec ses motifs géométriques. Ah bon. Sur le moment, je me suis contentée d’acheter le tissu, sans plus y réfléchir.
Ce coupon de wax a dormi plusieurs années dans l’une de mes boîtes avant qu’un soir, une pénurie de nappe ne m’amène à l’extirper de mon stock pour le poser sur la table.
Et là, surprise: il allait particulièrement bien avec la couleur wengé de nos meubles et il nous a sauvé la mise pour le dîner en question.

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Je ne pouvais cependant pas le laisser là, jeté comme ça sur ma table, « cru ». Il n’était pas tout à fait assez large (c’est-a-dire qu’il ne retombait pas harmonieusement sur les côtés de la table) et surtout il était bien trop long (6 mètres, soit très nettement plus que ma table). Il fallait donc couper deux morceaux dans mon kilomètre de wax et les assembler de telle sorte que le résultat soit suffisamment large et pas trop long.
Ça a l’air de rien comme ça, coupine. Fastoche: on coupe deux rectangles, on épingle, on fait une couture au milieu et des ourlets et flip flap, terminé!
C’est tout à fait vrai, c’est d’ailleurs ce que j’ai fait au final, un dimanche après-midi.

Mais il y avait quand même l’épineuse question du raccord de motifs. Sur laquelle je ne voulais surtout pas me manquer. Et ma foi, je ne suis pas mécontente du résultat. Regarde:

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T’en dis quoi? C’est pas mal non?
J’ai fait une couture anglaise pour que ma nappe ne soit pas moche sur l’envers non plus.

Et, dans mon élan (et pour faire baisser un peu mon stock), j’ai ajouté un ruban sur les grands côtés.

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Ma salle à manger a maintenant un petit côté géométrico-africain qui n’est pas pour me déplaire. Et même s’il ne s’agissait que d’une nappe, ça m’a fait du bien de coudre autre chose qu’un vêtement.

Du coup, je m’interroge: est-ce le bon post pour te dire qu’avec les chutes de ma nappe, j’ai bien envie de coudre une jupette à ma Poupette? :D

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