Archive pour la catégorie ‘Sous toutes les coutures’

Les poissons de Naïm – fin

Lundi, 6 septembre 2010

Sept jours passèrent ainsi. Fayçal se levait à l’aube, changeait le bébé, lui donnait à manger puis l’emmenait avec lui à la pêche. Il avait de la chance, il prenait très vite plusieurs poissons, à chaque fois des poissons volants, et ainsi, il pouvait rentrer avant que le soleil ne soit trop haut dans le ciel. Il passait chez Zeïnab, qui devenait, au fil des jours, sa première et seule amie, échangeait avec elle du poisson contre du lait ou de la bouillie puis rentrait chez lui. Il passait ses après-midi à jouer avec l’enfant, lui chantant des chansonnettes qu’il avait apprises de Zeïnab, le berçant ou lui racontant des histoires. Il passait une partie de ses nuits à l’éventer pour qu’il n’ait pas trop chaud et pour éloigner les moustiques de sa peau si tendre. Il se sentait léger, plein d’énergie et son regard perdit le voile de tristesse qui le couvrait depuis si longtemps.

A l’aube du huitième jour, il réalisa qu’il était heureux depuis qu’il s’occupait du petit garçon et il en eut les larmes aux yeux. Se saisissant du panier, il alla sur la plage. S’installant à l’endroit même où il avait trouvé le petit garçon, il le prit sous les bras, le souleva jusqu’à ce que leurs yeux se rencontrent puis le remercia à haute voix. Il remercia aussi le ciel et la vie de lui avoir fait un si beau cadeau puis se concentrant à nouveau sur l’enfant, il lui dit :

-Naïm, tu t’appelleras Naïm, mon fils.

L’enfant, qui le regardait attentivement, sourit puis se mit à gigoter joyeusement dans ses mains.

Le prodige eut alors à nouveau lieu : la mer se couvrit de poissons volants qui virevoltaient à sa surface en un immense et magnifique ballet. Aussi loin qu’il pouvait voir à l’est comme à l’ouest et vers l’horizon, des millions de poissons sautaient avec grâce au dessus de la surface de l’eau. Et comme la première fois, le soleil qui se levait souligna ce magnifique tableau vivant d’un liseré orange à pois argentés.

Fayçal retourna l’enfant afin qu’il puisse profiter lui aussi du spectacle. Le garçonnet s’agita en poussant des cris perçant, souriant et bavant avec enthousiasme. Comme en réponse à sa joie, les poissons sautèrent plus vite et plus haut hors de l’eau. Stupéfait, Fayçal observait l’étrange communion entre son petit garçon et les poissons volants. Quand l’enfant criait, ils amplifiaient leur danse, quand il se taisait, ils reprenaient leur rythme précédent, diminuant la fréquence et l’amplitude de leurs sauts.

Lorsqu’au bout de quelques minutes, ce fut fini, Fayçal observa longuement le petit garçon. Puis il déposa un profond baiser plein de tendresse sur son front avant de se relever. Il cala le bébé sur sa hanche et se dirigea à grands pas sereins vers sa barque.


Naïm au si beau prénom a vu le jour au début de l’été. C’est le fils de la cousine de CharmingPrince. Pour une fois, sachant que c’était un garçon, je m’y suis prise en avance pour lui confectionner un cadeau de naissance. Et j’ai presque réussi à finir avant sa naissance (me restaient les chaussons que j’ai bien évidemment mis des plombes à faire. Pour le résultat qu’on verra ci-dessous).

Matériaux utilisés:
Coton bleu à motif « poissons volants » -en tout cas, c’est que j’y vois, moi- (Marché de Sarcelles), coton orange à pois blancs (Petit Pan), biais assorti (Petit Pan), boutons pression en plastique orange (Ar Brinic), pompons orange (La Droguerie).

Les challenges du jour:
- Coudre pour un bébé garçon.
- Faire mes premiers chaussons (atteindre le niveau microscopique de la couture, quoi).
- Modifier un patron.

Le tuto derrière tout ça:
Citronille pour la barboteuse. Elle est issue du livre « Intemporels pour Bébés » dont, pour peu que tu sois assidue, tu as déjà entendu parler par ici.

Pour les chaussons, j’ai utilisé un tuto trouvé dans cette mine d’or qu’est le site Petit Citron.

Changements de plan en cours de route:
- J’ai raboté la barboteuse sur les côtés après avoir lu qu’elle était très large et que ça ne seyait pas à un petit garçon. J’ai enlevé 1,5 cm de chaque côté.

- J’ai ajouté une poche, que la maman de Naïm a trouvée pratique pour y ranger un petit mouchoir. Et j’ai remplacé les ourlets des bas des jambes par du biais, histoire d’égayer le tissu bleu sombre.

- Enfin, j’ai remplacé les boutons par des pressions assorties.

- Je n’ai rien changé sur le patron des chaussons, enfin pas volontairement, et je leur ai ajouté des petits pompons pour les colorer un peu plus.

Ce qui m’a franchement plu:
- Ce fut un vrai délice de coudre la barboteuse. Je l’ai trouvée facile à faire, sans couture périlleuse et, ô joie, sans fronces. :D

- L’association de tissus, c’est ma copine Morgann qui me l’a suggérée. en posant un de ses coupons sur mon coupon bleu. Et j’ai immédiatement été séduite. Bien que totalement versée dans les coloris flash, j’associe très peu souvent deux tissus à motifs. Je suis du genre à « adoucir » un tissu à motifs avec un tissu uni. Ma copine Morgann, au contraire, associe très souvent des tissus à motifs différents entre eux. Le rendu me plaît beaucoup en général et j’ai décidé de suivre son avis, à propos de la barboteuse de Naïm. J’ai bien fait, je trouve. Au point que je me suis promis de refaire la même barboteuse, dans les mêmes tissus, l’été prochain pour ma coquelicote.

- Les pressions Ar Brinic. j’en ai entendu parler sur plusieurs blogs, j’ai vu des réalisations qui m’ont séduite et j’ai profité des soldes pour me commander un kit. Rien que d’y penser, j’en roucoule d’aise tellement ça a été une bonne idée. La pince est d’une simplicité d’utilisation confondante, les couleurs des pressions sont pimpantes. Bref, les pressions Ar Brinic sont bien parties pour être mes chouchous mercerie de 2010.

- Surfiler avec Pélagie, ma surjeteuse. Notre belle histoire d’amour bat son plein, la passion est toujours au rendez-vous et je la sors pour un oui ou pour un non. J’ai aussi commencé une collection de cônes pour surjeteuse qui va finir par me causer des soucis de rangement, à la longue mais qu’importe, l’amour n’a que faire de ces questions bassement matérielles.

Ce qui m’a franchement barbée:
- Faire les chaussons. Pendant tout le processus, je me disais que le patron était faux, que les marges conseillées étaient farfelues et que franchement, on ne pouvait plus se fier à personne en ce triste monde imprécis. Quand j’ai enfin fini, les chaussons obtenus étaient tout rikiki trop petits. Naïm n’avait qu’un mois mais ils ne lui allaient pas. J’ai encore râlé, écoeurée, avant de relire les instructions. Et de découvrir qu’il fallait ajouter des marges de couture au patron présenté. C’était écrit noir sur blanc, je ne sais pas comment j’ai fait pour le louper.

- A propos des chaussons, toujours, je n’ai découvert qu’à la toute fin que je m’étais trompée dans le sens du tissu pour l’un des chaussons. Flûte de mince à la fin! Ces chaussons maudits ont failli me pourrir les vacances.

Ce qu’on peut retenir de tout ça / Si je devais recommencer:
- Malgré mon rabotage des côtés, j’ai trouvé la barboteuse un peu large au niveau des cuisses du petit Naïm. Alors quand j’en referai une (parce que c’est sûr que j’en recoudrai une), j’affinerai encore plus les côtés de la barboteuse. Ou alors je ferai comme une bonne partie des Citro-copines, je mettrai un élastique au bas des jambes.

- Quand je referai les chaussons (parce que c’est sûr que j’en referai, je ne peux pas rester sur un échec pareil), je ferai une taille 6 mois direct.

- En prenant bien garde d’ajouter les marges de couture.

- Et je ferai aussi gaffe au sens du tissu :)

La p’tite idée qui fait du bien:
Quand tu as affaire à de toutes petits patrons (du genre des chaussons), coupine, j’imagine que tu fais comme d’habitude: tu décalques avec application ce patron sur du papier de soie tout fin, tout pas pratique qui, tu le constates ensuite, se plisse dans tous les sens quand tu veux le reporter sur le tissu. Pas moyen de le maintenir facilement, même quand tu mets des épingles, ça ne va pas, ça fait gondoler le tissu et tu passes un mauvais moment.
Sache que je comprends ta mauvaise humeur. Et que j’ai un modeste truc qui pourrait t’éviter de te tricoter des rides au front.
Il te suffit de coller ton patron sur une feuille cartonnée, de découper bien soigneusement autour et de t’en servir ensuite sur le tissu. La rigidité du carton fait que tu peux tenir le patron du doigt tout en suivant son contour avec ton crayon, ta craie ou ton feutre. J’ai essayé, crois-moi, ça ne plisse pas ni rien. Tu verras, ça fait du bien aux nerfs.

Tuto – Trousse de toilette

Jeudi, 26 août 2010

J’inaugure aujourd’hui une autre nouvelle catégorie de rentrée intitulée: « Couture de tes ergots – Tutos ».


Parlons peu mais parlons bien: niveau trousse de toilette, tu te situes où en ce moment?

Tu as toujours celle que ta mère t’avait achetée quand tu es partie en colonie de vacances pour la première fois? Ou alors tu en as une moche en plastique transparent que tu as achetée vite fait au supermarché il y a cinq ans quand tu t’es aperçu, à deux heures du départ pour l’aéroport, que tu ne savais plus où étais la tienne (que tu n’as d’ailleurs jamais retrouvée)? Peut-être que tu en as plusieurs parce que la première est trop petite pour emporter tout ton barda? Peut-être même (horreur et indignité) as-tu une trousse très jolie accompagnée de moult sachets en plastique pas beaux ni écolos qui contiennent en fait l’essentiel de tes effets de toilette?

Si tu t’es reconnue dans l’un des cas cités dans le paragraphe ci-dessus, ce post est fait pour toi. Je vais t’aider à recouvrer ta dignité salledebainique, ma grande. Parce que tu vois, souvent, trop souvent, quand on ne part pas pour le boulot (l’un des rares cas où on a une salle de bain privative), on fait salle de bains commune avec sa moitié, sa fratrie, ses enfants ou ses copains. Et on a vite fait de se prendre la honte avec une trousse de toilette pourrie ou inadaptée.

Si tu ne t’es pas reconnue dans les cas cités ci-dessus (un sachet en plastique? toi? JAMAIS!) mais que tu en as marre de ta trousse de toilette ou que tu as envie d’en coudre une pour le fun, ce post est aussi fait pour toi.

Bon, je te sens prête à te lancer alors allons-y!

Voici donc la trousse de toilette que je te propose de réaliser aujourd’hui:

Elle est grande (histoire de pouvoir trimballer ton barda) et a des poches intérieures mais rien ne t’empêche de la modifierà ta guise, on est là pour ouvrir nos chakras créatifs alors n’hésite surtout pas.

Temps de réalisation:
Bon je ne peux pas te dire combien de temps ça va te prendre à la minute près mais mettons qu’en une après-midi normalement, l’affaire est réglée.

Matériel:




- coton enduit ou toile cirée

- tissu pour doublure (coton de préférence mais c’est comme tu veux)

- fermeture éclair de 30 cm

- biais (facultatif): 2 morceaux de 34 cm chacun

- chute du même tissu que la doublure


Instructions:

1- Coupe 2 rectangles de 34 cm x 28 cm dans le coton enduit.

2- Coupe 4 rectangles de 34cm x 28 cm dans le tissu de doublure.

3- Plie 2 des rectangles en doublure en 2, envers contre envers dans le sens de la longueur. On les appellera les A:

4- Sur chacun des 2 autres rectangles de doublure, qu’on appellera les B, trace une ligne à 7 cm du bas sur l’endroit dans le sens de la longueur.

5- Alors là, soit tu la joues flemmarde et tu sautes cette étape du biais, soit tu as la frite et tu couds du biais sur la pliure de chacun des A.


6- Surfile ou zigzague le bas (là où il n’y a pas de biais donc) de chacun des A.

7- Place un A le long de la ligne tracée sur un B, envers contre endroit comme sur la photo ci-dessous. Epingle.

8- Pique à la largeur du pied du bord du A:

9- Rabats le A vers le haut et passe un petit coup de fer, histoire que ça reste bien plat.

10- Répète les étapes 7, 8 et 9 avec les deux autres A et B.

11- Là encore, c’est comme tu veux: soit tu veux 2 poches au lieu d’une grande et tu piques au milieu des A en t’arrêtant juste au niveau du biais, soit tu ne veux qu’une seule poche et tu oublies cette étape. Moi j’ai mis une grande poche d’un côté et 2 poches de l’autre.

12- Coupe 4 rectangles de 5cm x 6cm dans la chute de doublure.

13- Place le bout de la fermeture éclair sur l’endroit d’un des rectangles que tu as coupés à l’étape 12, tout au bord. Attention, centre bien hein. Puis recouvre en posant l’endroit d’un second rectangle sur la fermeture éclair.

14- Pique à 1cm du bord puis coupe le surplus à 0,2cm de la couture.

15- Rabats les deux rectangles de tissu et repasse un coup.

16- Fais pareil de l’autre côté de la fermeture éclair.

17- Sur l’endroit d’un B, place la fermeture éclair à l’endroit, tout en haut. Centre bien encore une fois. Place ensuite par-dessus l’endroit d’un des morceaux de coton enduit. Epingle puis pique.

18- Rabats les tissus puis passe un léger coup de fer côté doublure pour bien aplatir (attention, ne fais pas fondre le coton enduit, hein!).

19- Surpique sur le coton enduit pour que ce soit joli (non non, pas d’option flemme là, zapper cette étape, c’est un coup à coincer la doublure dans la fermeture et donc à flinguer ta jolie trousse dès la première utilisation. Donc tu surpiques).

20- Fais de même avec l’autre bord de la fermeture éclair.

21- OUVRE LA FERMETURE ECLAIR A MOITIE. Je le mets en majuscule parce que sans ça, tu ne pourras pas retourner ta trousse, je te prie de me croire sur parole.

22- Rabats les morceaux de coton enduit l’un contre l’autre, endroit contre endroit. Fais pareil avec les doublures. Puis épingle en veillant à rabattre les ailettes de la fermeture éclair vers la doublure.

23- Coince une étiquette ou un bout de ruban entre les deux morceaux de coton enduit.

24- Pique à 1cm du bord en laissant un trou d’une dizaine de centimètres dans la doublure pour pouvoir retourner ta trousse.

25- Surfile ou zigzague les bords de la doublure en faisant attention à éviter le trou.

26- Bon, là, c’est le moment de te concentrer: pince les côtés d’un coin de la doublure et écarte-les en superposant les coutures. Tu obtiens un angle équilibré (isocèle).

27- Trace une ligne de façon à obtenir un triangle isocèle dont la base fait 10cm. Épingle puis pique sur cette ligne à la base du triangle isocèle.

27- Fais de même avec l’autre coin de doublure et les coins de coton enduit.

28- Coupe les 4 triangles à quelques millimètres de la couture aux ciseaux crantés.

29- Retourne ta trousse.

30- Couds le fond de la doublure à points invisibles ou (option la flemme) à la machine tout près du bord.  Rentre la doublure dans la trousse.

Tada! Ca y est, ta trousse est finie.

Alors? C’est qui qui a la classe maintenant? C’est qui qui peut relever le menton dans les salles de bains partagées et parader avec sa trousse sous le bras en traversant le camping pour aller se laver les dents? Hein? C’est qui?

Ben oui, c’est toi coupinette.

Un coquelicot en Tasticottie

Lundi, 23 août 2010

- Bonsoir Mesdames et Messieurs. Nous sommes, Philippe Tissu et moi-même, Nelson Bobine, en direct de NotreVille où Tasticottine vient de donner une conférence de presse extraordinaire.

- Ah là là, Nelson, il y a eu un scoop, ici ! Tasticottine vient de confirmer les rumeurs qui courent à son sujet !

- En effet, Mesdames et Messieurs, Tasticottine a déclaré qu’elle était effectivement enceinte. Je répète cette information majeure, Mesdames et Messieurs, Tasticottine est enceinte !

- C’est énorme, Nelson !… Enfin sans vouloir faire de jeu de mot malheureux…

- Huhuhuhu !… Ahem ! Ainsi donc, plusieurs questions se trouvent résolues ce soir, Philippe.

- Oui Nelson, beaucoup de questions, mais pas toutes quand même. Elle n’a toujours pas dit qui était le futur père…

- Non mais Philippe, ça, c’est domaine du privé. Ce que nous savons désormais, c’est pourquoi elle n’a pas participé au défi J’ai Rien A Me Mettre de Juillet qui avait pour thème le short.

- Moui… Encore qu’elle aurait pu se faire un short de grossesse.

- Certes mais rappelez-vous de ses explications quant à sa pause bloguesque en Juin. Elle a bien dit qu’elle avait été extrêmement fatiguée mais aussi comme dégoûtée, curieusement, de la couture. En plus, à mon sens, elle n’avait pas de patron adéquat sous la main.

- Effectivement Nelson, vous n’avez pas tort. Les premiers mois d’une grossesse peuvent se révéler éprouvants à ce qu’on dit alors ce n’est pas étonnant que la survenue de ce « petit coquelicot », comme elle le nomme elle-même, ait eu une incidence certaine sur sa production couturesque.

- Justement, j’ai noté quelques informations sur ma fiche. Voyons… Tasticottine est donc enceinte de… quasiment 5 mois maintenant et l’heureux événement est prévu pour la fin Décembre.

- La grande inconnue reste donc l’identité du futur papa. Personnellement, je soupçonne ce CharmingPrince dont elle parle parfois…

- Philippe, vous versez dans le ragot de bas étage, là. C’est indigne de vous.

- Mais la France a le droit de savoir, Nelson !

-Pfff… Comme vous y allez, là, Philippe ! J’ai oublié de vous communiquer une information autrement plus importante, Mesdames et Messieurs : nous savons avec certitude maintenant que le coquelicot est une coquelicote !

- Gageons que cela promet de nombreux projets de couture, Nelson.

- En effet, Philippe. Voilà donc Mesdames et Messieurs, la teneur des informations du jour. C’est donc sur cette bonne nouvelle, et sur quelques images de notre couturo-athlète, que Philippe et moi-même vous quittons.

- Excellente soirée et à bientôt !

Quand enfin l’énergie et l’envie me sont revenues, je me suis acheté le livre des Intemporels pour Future Maman. J’ai immédiatement flashé sur cette blouse à manches longues raglan.  La voilà donc dans mon armoire. Elle est sacrément large mais comme j’ai le pressentiment que je vais m’arrondir encore, ce n’est pas grave.

Matériaux utilisés:
- lin gris (Marché de Sarcelles), biais fleuri (Fil 2000)

Les challenges du jour:
- Coudre mon premier vêtement d’adulte avec de vraies manches.

Le tuto derrière tout ça:
La blouse est tirée de ce livre:


Je me suis basée sur le tableau au début du livre et j’ai fait une taille 38 (rapport à mon poitrimoine qui se développe de façon plus qu’enthousiaste). Je me demande si je n’aurais pas dû m’en tenir au 36…

Changements de plan en cours de route:
Je suis allée voir les commentaires sur le blog commun « Je couds Citronille«  et j’ai noté que beaucoup trouvaient les manches un peu courtes. J’ai rallongé les miennes de 15 cm (rapport à mes bras qui sont extraordinairement longs).

Ce qui m’a franchement plu:
- Ce modèle est hyper facile et rapide à faire.

- Je dis rapide, mais pour que ce soit vraiment joli, il faut finir de coudre les bracelets de manche et d’encolure à la main à points glissés. Ca, c’est un peu longuet mais le résultat en vaut le coup. Et en plus j’ai progressé en couture à la main. Jouasse je suis.

Ce qui m’a franchement barbée:
- Je te le donne en mille coupinette: faire les fronces à l’encolure et au bout des manches. Tu me diras: mais pourquoi tu fais toujours des modèles avec des fronces? Pourquoi tu ne les remplaces pas par des plis ou je ne sais quoi? Et bien je te réponds que j’en sais rien. Peut-être bien que j’aime souffrir et me plaindre, va savoir…

Ce qu’on peut retenir de tout ça / Si je devais recommencer:
- Je pense que je la ferai en taille 36, je suis persuadée que même en fin de grossesse, je flotterai dans la taille 38. Je me console en me disant qu’au moins, je serai bien à l’aise. Bien bien même.

La p’tite idée qui fait du bien:
Sur ce coup-là, y’a pas. Désolée.

Les roses de Vendée

Vendredi, 20 août 2010

C’est la rentrée! Et comme tu le sais, rentrée = nouveautés, c’est ce qui la rend sympathique. Donc j’ai décidé d’inaugurer de nouvelles catégories sur ce blog. Et ça commence aujourd’hui.

Coupine, je te présente le premier billet de la catégorie « Aiguille déplumée » (c’est CharmingPrince qui a trouvé ce nom parfaitement adéquat à l’esprit de ces billets). Bref, trêve de blabla, place à l’aiguille!


Ma belle-soeur, maman de deux poulettes à croquer, aime beaucoup la marque Papa pique et Maman coud. Elle a flashé sur un coupon de coton rappelant le style madras et m’a demandé de faire des petites choses pour ses petites blondes.

J’ai fait un ensemble tiré des « Intemporels pour Bébés » pour sa cadette de 13 mois et une robe smockée pour son aînée de 3 ans et demi. Il me reste encore du tissu alors peut-être bien que la petite dernière aura à son tour une robe l’an prochain…

Matériaux utilisés:
- coton rose (Papa pique et Maman coud), coton violet (Marché Saint-Pierre), boutons (de mon stock perso), biais rouge (marché de Vendée)

Les challenges du jour:
- Coudre un tout petit modèle (mon premier).
- Coudre ailleurs que dans mon confortable environnement habituel
- Faire une robe qui plaise à Margot, en pleine période « princesse » (m’enfin vu que le tissu était rose, j’avais de bonnes chances d’y arriver).

Le tuto derrière tout ça:
Alors, le tablier de la choupette est tiré des Intemporels pour Bébés, taille 12 mois. Le sarouel assorti est également tiré du même livre.

En revanche, j’ai fait un patron maison pour la robe de Margot.

Changements de plan en cours de route:
Aucun.

Ce qui m’a franchement plu:
- Les deux pans froncés au bas de la robe de Margot. Je déteste toujours autant les fronces mais là, les largeurs de tissu que j’avais prévues étaient nickel et au final, ça donnait une jolie robe qui tourne.

- Je voulais que le haut de la robe soit plus près du corps sans pour autant serrer à mort à cause d’un trop grand nombre de smocks. J’ai donc fait des smocks plus espacés. Résultat: une robe plus confortable et qui fait petite fille et non bébé.

-  La joie de Margot et ma promotion au rang de « copine de moi ».

- Ca va super vite de coudre pour un bébé. Le tablier et le sarouel étaient pliés en une soirée (le truc qui ne m’arrive JAMAIS d’habitude, je suis plus tortue que lièvre en couture, je trouve)

Ce qui m’a franchement barbée:
- Faire des fronces à la main (rien de neuf sous le soleil).

- Faire des boutonnières sur le haut du tablier. C’est tout piti et en plus les rentrés de couture font des bosses sur les côtés. Bref, j’ai galéré et l’une des boutonnières est un désastre complet. Du coup, j’ai pris une décision: terminé de mettre des boutonnières sur des vêtements d’enfants de moins de 3 ans. Je mettrai des pressions à la place.

- Faire un ourlet à la robe de Margot. D’autant que j’avais peur qu’elle soit trop courte si je faisais un ourlet classique. J’ai donc opté pour du biais comme sur ma robe, ce qui ne m’a fait « perdre » qu’un demi-centimètre en bas de la robe.

Ce qu’on peut retenir de tout ça / Si je devais recommencer:
- Je regarderais mieux les tailles avant de décalquer le patron dans les « Intemporels pour bébé ». J’ai fait un sarouel en taille 18 mois pour la choupette de 13 mois et c’était carrément trop grand. J’en ai refait un en taille 12 mois plutôt que de bidouiller le premier (ça finit souvent mal les bidouilles, chez moi). Finalement, ça taille plutôt bien, je trouve.

- Si je devais recommencer la robe de Margot, je mettrais du croquet au niveau de l’ourlet. Autrement, je ne changerais rien du tout.

La p’tite idée qui fait du bien:
Si tu procèdes comme moi quand tu fais des smocks, tu te sers sans doute, chère coupine, de la largeur de ton pied comme guide pour que tes lignes de smocks soient bien parallèles? Ce qui est pratique mais qui impose aussi la largeur de l’espace entre les smocks (pour moi, c’est 0,5 cm). Et bien, figure-toi qu’il te suffit, si tu veux faire des smocks plus espacés, d’en faire comme d’habitude, puis de retirer une ligne sur deux ou une sur trois, selon ton bon désir.