Archive pour novembre 2009

Victoire du FATC!

Dimanche, 29 novembre 2009

Trousse_Afrok2Tasticottine, envoyée spéciale place de la Bastille,

La nouvelle vient de tomber: Au terme d’une âpre négociation qui aura duré toute la nuit, le gouvernement a répondu favorablement aux revendications du Front d’Amélioration du Transport des Couverts. En ce moment même, des milliers de fourchettes, de couteaux et de cuillères arrivent sur la Place de la Bastille pour fêter cette victoire.

Cela faisait des mois que les couverts œuvrant à l’extérieur des maisons dénonçaient leurs conditions de travail et plus particulièrement leurs moyens de transports. Ils exigeaient plus de confort, plus d’espace et surtout le retrait des sacs en plastiques, véritables étouffoirs pourtant très répandus en ville. Le FATC, créé l’année dernière par un groupe de cuillères a vu ses rangs grossir semaine après semaine, des fourchettes, des couteaux et des flacons mécontents de leur sort venant s’enrôler comme militants. Le FATC a été très actif et les nombreuses manifestations qui ont eu lieu à Paris durant l’année écoulée sont la preuve de leur détermination à obtenir gain de cause.

C’est maintenant chose faite. Le gouvernement a annoncé la création de modules de transports sur le même modèle que le « sacs à fagots » dédié au transport des crayons et inauguré en grande pompe à Paris le 3 octobre dernier. Ces modules, agrémentés de ouatine pour voyager confortablement auront des compartiments spécialement étudiés pour les différents types de travailleurs : les couverts, grands et petits, les flacons de sauce ou de vinaigrette, les sachets de thé, de sel ou de poivre, ainsi que les serviettes. Les différents espaces de ces sacs à fagots d’un genre nouveau sont en fait accessibles à une grande majorité des voyageurs, puisqu’ils sont tous pourvus d’élastiques de maintien en cas de turbulences.

La délégation du FATC qui a été reçue par le gouvernement a déclaré avoir vu les plans du « sac à couverts », qui lui ont semblé très prometteurs. Et en réponse à ce pas du gouvernement, la délégation a pris l’engagement de faire cesser les attentats et autres manifestations musclées de ses troupes. Il ne devrait donc bientôt plus y avoir ni de vinaigrette renversée dans les sacs, ni de sachets éventrés, ni de trous dans les parois et encore moins de piqures de doigts.

L’un des conflits les plus médiatisés de l’année s’achève donc ce soir, place de la Bastille où il règne une ambiance enjouée. La circulation est coupée, des bougies ont été installées sur toute la place et un orchestre est en train de s’installer. La fête ne fait que commencer pour les couverts de France.

C’était Tasticottine, en direct de la place de la Bastille, pour Piou-pious Infos.

Ma copine Iza, qui cuisine particulièrement bien (constatez donc par vous-mêmes en allant voir son blog), emmène son déjeuner au travail. Elle m’a demandé de lui faire un sac à fagots pour transporter ses couverts et son petit flacon à sauce.

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J’ai fait un sac plus grand que mon sac à fagots pour que ses couverts ne dépassent pas et comme elle aime le jaune, c’est la couleur la plus présente dans son sac. J’ai pris énormément de plaisir à fabriquer ce sac à fagots d’un genre nouveau et surtout les petites poches à rabats.

Lady Jane is alone

Samedi, 21 novembre 2009

Ça faisait belle lurette que personne au ranch ne prenait plus Jane pour une femme.

Elle s’était appliquée à gommer tous les signes de féminité chez elle: elle avait adopté une démarche masculine, elle ne mettait jamais de robe ni de jupe, elle avait les cheveux taillés courts, elle crachait, elle jurait comme un charretier et elle jouait volontiers de sa voix éraillée de fumeuse de cigarettes roulées.

Elle avait lutté pour se faire une place dans ce monde d’hommes et son regard perpétuellement furieux montrait à quel point elle était déterminée à la garder. Elle était dure à la tâche, elle n’avait jamais perdu une bête et elle excellait au dressage des chevaux. Elle jouissait donc du respect des autres cow-boys, qui voyaient en elle un égal.

Personne n’osait plus essayer de flirter avec elle. Elle avait toujours réagi avec beaucoup de violence devant chaque tentative et bien des cow-boys en avaient fait la douloureuse expérience. L’un d’eux avait même failli y perdre un œil.

Et puis un soir de printemps, il était arrivé au ranch. William. Il ne supportait pas qu’on l’appelle Bill, bien que ce fût monnaie courante au Texas. William était un cow-boy itinérant qui allait de ranch en ranch. Il ne voulait pas se fixer, il disait qu’il aimait voyager.

Jane ne l’avait jamais avoué à personne mais William avait bouleversé sa vie. Il était très galant avec elle, il ôtait son chapeau quand il devait lui parler et la traitait comme une lady. D’ailleurs, contrairement aux autres qui lui donnaient volontiers du « Calamity Jane », il l’appelait « Lady Jane ». Il n’avait pas peur d’elle ni de ses rebuffades, de ses silences ou de ses sarcasmes. Il semblait insensible aux moqueries des autres cow-boys. Il était amoureux de Jane et manifestait ouvertement ses sentiments.

Ce comportement avait affolée Jane. Personne ne s’était jamais conduit comme ça avec elle et elle ne savait pas comment réagir. Ça la rendait furieuse d’éprouver du plaisir à susciter tant d’émoi chez William, elle lui en voulait de cette inclination qu’elle commençait à ressentir elle aussi, ce sentiment étrange qu’elle confondait avec de la faiblesse et dont elle avait honte. Et puis elle avait peur que cette histoire la diminue aux yeux des autres employés du ranch.

Du coup, elle lui battait froid, elle le regardait de haut et l’évitait autant que possible. William s’était alors fait plus discret mais ne se décourageait pas. Il continuait à lui sourire, à la couver d’un regard doux quand il pensait qu’elle ne le voyait pas, à la saluer avec empressement quand il avait la chance de la croiser. Il poussa même l’audace jusqu’à lui offrir un cadeau, un jour.

Il avait appris qu’elle avait souvent froid la nuit, et il avait commandé un plaid à une vieille couturière en ville. Un grand plaid rouge à bordure beige, moelleux et bien chaud. Il avait malheureusement commis l’erreur de le lui offrir devant les autres et Jane s’était énervée.

Elle avait jeté le plaid à la poubelle et l’avait cruellement raillé. Elle avait cherché à l’humilier et y était parvenue. Elle avait regretté ses paroles aussitôt après les avoir prononcées mais le mal était fait : William, blessé, n’avait plus insisté et avait mis de la distance entre eux.

Il était parti à la fin de l’automne, quand la charge de travail au ranch avait diminué. Il était parti sans lui dire au revoir.

Jane s’en voulait beaucoup. Elle s’en voulait de l’avoir humilié, elle s’en voulait d’avoir été odieuse avec lui, si infecte. Peut-être qu’il serait resté si elle s’était montrée un peu plus accessible. Peut-être qu’il serait resté pour elle. Mais bien sûr, elle n’avait jamais baissé sa garde. Jamais. Et il était parti.

Il ne lui restait plus que le plaid. Elle était allée le récupérer dans la poubelle, à la nuit tombée, et l’avait lavé. Elle le gardait précieusement sous son matelas et elle aimait s’enrouler dedans, le soir, enfermée dans sa chambre. Elle s’enroulait dedans et elle s’endormait en rêvant que William revenait la chercher.

Voici Jane, ma machine à coudre. Vous la voyez posée sur son plaid ou plus exactement son tapis de couture.

Le tapis de couture est une idée géniale que nous devons à Poon-Poon qui a eu la générosité de faire un tuto fort clair. Terminé le découd-vite qui se carapate, les bouts de tissu ou le mètre qui se cachent et que je cherche dix fois dans la soirée, terminé le bordel autour de Jane, je peux ranger mes petites affaires. Mes chakras sont ouverts et je m’énerve moins. Poon-Poon, bénie sois-tu.




Tissu rayé (IKEA) et tissu rouge (Toto tissus) qui me restaient du tablier de Mister MyCheri (à l’époque je n’y connaissais pas grand-chose en métrage et pour ne pas manquer de tissu, j’achetais de graaaannnds coupons. Je ne vous raconte pas le stock que j’ai. Enfin si, à l’occasion, je vous montrerai), biais beige clair et biais beige foncé (Mercerie Moline).

Petite roucoulade de fierté : je suis particulièrement contente de mes coins. C’est un détail mais ça fait toujours plaisir, le travail soigné:



Un coucher de soleil

Jeudi, 12 novembre 2009

Ali n’osait plus entrer dans son atelier. A cause de la robe.
Elle était suspendue à un cintre, près de l’entrée de son échoppe, et à chaque fois qu’elle entrait dans son champ de vision, il ressentait comme une douleur dans la poitrine, il avait du mal à respirer et surtout, il sentait une profonde tristesse déferler sur lui et l’étouffer, comme une coulée de boue. C’était ce qu’il avait le plus de mal à supporter, cette vague de tristesse, il avait l’impression qu’elle le tuait à petit feu.

Cette robe lui jetait au visage ce qu’aurait pu être sa vie, ce que ne serait jamais sa vie.

Aïcha s’était mariée.
Elle ne l’avait pas attendu comme elle le lui avait promis. Elle en avait épousé un autre.

Cette pensée lui fit monter les larmes aux yeux.

Il avait voulu croire qu’elle n’y était pour rien, que c’était son père qui l’avait forcée à épouser ce bellâtre d’Ahmed qui prenait tout le monde de haut parce qu’il était le seul à posséder une automobile au village. Il avait voulu croire qu’elle l’aimait en secret et qu’elle était désespérée d’être mariée à un autre que lui. Mais ce n’était pas vrai. Le père d’Aïcha n’avait rien fait.

Ali était parti étudier à Tunis et pendant les trois ans que dura leur éloignement, Aïcha était tombée amoureuse d’un autre. Elle avait cessé d’aimer Ali et ne le lui avait même pas écrit. En fait, elle avait cessé de répondre à ses lettres et il n’avait appris son mariage qu’en revenant à Médenine.

Malgré ses explications désolées, il en avait voulu à Aïcha de l’avoir remplacé, de l’avoir oublié. Pendant longtemps il avait été très en colère. Puis était venu le chagrin. Et il s’était effondré.

Pendant des semaines, tout lui avait semblé gris, difficile et sans intérêt. Parler, sourire, manger, s’habiller, travailler, tout était au-dessus de ses forces. Son seul refuge contre la douleur étant le sommeil, il avait fini par ne plus se lever, restant allongé toute la journée.

Et puis un matin, il s’était levé. Il s’était habillé, il avait déjeuné et il était allé ouvrir son échoppe de tailleur, bien décidé à se remettre au travail. Mais il y avait la robe. Elle lui barrait le passage. Et il avait reculé, ne voulant pas l’affronter. Il avait senti ses forces l’abandonner et il était rentré chez lui.

Ça faisait trop longtemps que ça durait, il fallait qu’il trouve une solution. Il fallait qu’il puisse entrer dans son atelier. Il devait recommencer à coudre, il n’avait plus d’économies et les commandes en retard s’amoncelaient dans son petit local. Il fallait qu’il trouve quoi faire de cette robe.

Il ne pouvait pas la jeter, il ne pouvait pas la donner, il ne pouvait même pas l’enfouir dans une malle ou sous une pile de coupons de tissus, c’eût été une sorte de sacrilège à ses yeux.

Cette robe, il l’avait faite à Tunis. Pour elle, pour Aïcha. Elle représentait leur rencontre, sur la colline derrière chez elle, un soir d’été. Il y avait un magnifique coucher de soleil ce soir-là. La Terre brunie par le crépuscule était éclaboussée d’une lumière orange chaude. Leurs regards s’étaient croisés dans ce décor féérique et n’avaient pu se détacher. C’était à cet exact moment que leur histoire avait débuté. Et c’était cet instant magique qu’il avait voulu mettre dans la robe qu’il avait cousue. Il voulait la demander en mariage en lui offrant cette robe, à son retour de Tunis. Cette robe, c’était sa bague de fiançailles.

Non, il ne pouvait pas la donner, ni la jeter, elle était trop précieuse.

Mais il ne voulait pas la garder non plus. Il ne pouvait pas. Sa vue lui faisait du mal, trop de mal.

Ali secoua la tête pour chasser ces pensées et leva les yeux vers la robe qui se balançait doucement dans le courant d’air.

Au fond, il savait bien ce qu’il devait faire de cette robe. Il l’avait toujours su.

Dans un soupir, il alla frapper à la porte de l’échoppe voisine en quête d’une boîte. Il allait envoyer la robe à Aïcha. Même si elle ne l’aimait plus. C’était sa robe, il l’avait faite pour elle, juste pour elle.



Coton chocolat (Marché Saint-Pierre), jersey rayé (Mondial Tissus) et ruban bicolore (vient d’un bazar en Vendée).

Robe-sarouel faite en suivant les instructions de Valérie (Madame « Parfum du ciel ») dans son livre « 30 Sarouels et autres trucs de filles »:


Elle n’est pas du tout de saison mais j’en rêvais de cette robe, à force de baver devant les petites merveilles du blog de Valérie (je vous recommande aussi son ancien blog, y’a de quoi en prendre plein les mirettes).

J’appréhendais beaucoup de coudre du jersey, je pensais que ce serait top galère. Et bien en fait, non. En tout cas, pas celui-là. J’ai utilisé un point dit « extensible » de ma machine pour le coudre et ça s’est fait tout seul.

Quant à la partie sarouel, ce fut un plaisir à coudre. Au point que j’ai bien envie de remettre ça très vite.

Bon, j’ai quand même appris quelque chose, hein: toujours faire particulièrement attention quand on coud du tissu ligné: les lignes de l’arrière et de l’avant du haut ne coïncident pas. Mais ça n’entame pas ma joie.

Le roi du bitume

Vendredi, 6 novembre 2009

Faut que tu fasses gaffe à tes miches Guido. Faut que tu te tiennes à carreau.
Ce type plaisante pas, tu piges? C’est un tueur, Guido, rien de moins!
Alors si t’as pas envie de te faire rectifier le portrait, faudrait voir à te garer sur le bas-côté et à laisser passer le bolide, si tu vois ce que je veux dire…

Tu vois pas?

Non mais t’es très myope ou très con, Guido?

T’as pas remarqué que le quartier a changé depuis qu’il s’est installé, ce Vittorio Patron? T’as pas noté que tous les petits caïds du dimanche se sont rangés et ne mouftent plus depuis que ce type parade dans le coin?
C’est la fin de la bringue, Guido, la fin de l’âge d’or. Tiens, même les toiles cirées la jouent docile devant Vittorio Patron. Et pourtant, tu les connais: y’a pas plus récalcitrantes que ces vieilles filles rigides par ici.

Guido, un type qui s’appelle « Patron » et qui débarque avec ses cousins de Burda pour nous « simplifier la vie » comme il dit, moi ça me fait clignoter l’œil droit.

Et tu sais ce que ça veut dire quand mon oeil droit clignote Guido? Ca veut dire: « Alerte, c’est la merde! ». Ça veut dire qu’on a les pieds dans le béton, Guido et qu’il va falloir en sortir avant qu’il durcisse et qu’on se retrouve au fond de l’eau.

Parce que tout ça, ça sent le bandit italien si tu vois ce que je veux dire…

Quoi? Tu sens rien? D’accord, j’ai ma réponse: t’es juste très con en fait, Guido. Y’a vraiment des jours où je comprends pas comment c’est possible qu’on soit cousins, toi et moi… C’est une image, Guido! Je te parle de la M.A.F.I.A., tu piges???

Bon, à ce qu’on dit dans le quartier, le Vittorio a surtout la bande des Jerseys dans le collimateur. Il paraît qu’à partir de maintenant, ils vont tous devoir passer par lui pour le business. Apparemment, Vittorio trouve qu’ils font trop n’importe quoi, ces mecs. Bon c’est vrai qu’ils sont totalement fripés les Jerseys. Et vas-y que je refuse la craie. Et vas-y que je m’étire. Et vas-y que je roulotte… M’enfin ils n’ont jamais écrasé les orteils de personne. Ils sont inoffensifs ces pauvres gars.

Tu le manges pas, ton sandwich? Je peux…?

Merchi…chomp chomp… Me prends pas pour un satin, Guido! Je sais bien qu’on n’a rien à voir avec les Jerseys, nous les Lins. Faut voir plus loin que le nid-de-poule sous ta roue, Guido! Faut regarder l’horizon! C’est de notre avenir que je te cause, là, Guido. Vittorio et sa bande ont l’air décidés à tout régenter par ici. Et nous, on va faire comment si on veut continuer à faire les choses à notre façon, en direct sur tissu? Hein on fait comment pour pas passer par ces mafieux? Tu peux me le dire Guido? On fait clairement pas le poids.

Mais non, je ne te parle pas de TON poids, Guido, te chiffonne pas comme ça, ho!

Tiens, passe-moi ta bière steuplé… schluuuurp schluuuurp

Ce Vittorio Patron, c’est un vrai dur, il va nous casser tous nos plans sauvages. Si on fait pas gaffe, on va finir par y passer aussi, Guido. Ils vont nous faire la peau si on se planque pas. Et moi j’ai pas envie qu’on finisse en biais.

Alors, je te le dis: tu ne bouges pas jusqu’au printemps. Tu te trouves un coin et tu te planques. Tu hibernes. Tu fais le fil invisible, quoi. Au printemps, ça va se réchauffer et on aura à nouveau la cote. On sera à la fête et là, on pourra poser nos conditions. Là, on pourra refuser l’accès au quartier à Patron et à sa bande. On peut reconquérir le quartier, Guido. Mais faut attendre le printemps.

Nan, Guido, y’a pas de dernier gros coup d’automne qui tienne! Tu stoppes tout, tout de suite, tu m’entends?! TOUT DE SUITE!

T’es pas au courant de ce qu’ils ont fait au petit nouveau, tu sais le lainage chiné là, le type de Sarcelles?

Ils l’ont dézingué, Guido! Patron et sa bande. Pas plus tard que Mardi.

Eh ouais. Ca rigole pas.

En même temps, je te l’avais dit qu’il ne ferait pas long feu celui-là: trop fuyant, trop lourd, trop fourbe. Et en plus il s’effilochait pour un oui ou pour un non.

Tu me crois pas? Voilà des photos. Les cotonnades et moi, on les a faites en douce avant que l’alerte soit donnée.

C’est pas un temps à jouer les divas, Guido. Faut se planquer. Et moi je suis venu te prévenir.

Ta tartelette, là, elle est à la framboise? Je peux…?





Lainage légèrement élastique (Marché de Sarcelles), élastique (trouvé dans ma boîte à élastiques et biais).

Ceci est le premier vêtement pour adulte que je fais au moyen d’un patron du commerce.

J’ai trouvé le patron de ce pantalon élastiqué à la taille et aux jambes légèrement évasés dans un vieux magazine « Fait Main » d’Avril 99 acheté lors d’une brocante.

J’appréhendais un peu mais en fait, ce fut une vraie promenade, la confection de ce pantalon. Ce n’est pas trop difficile de suivre les courbes d’un patron au milieu du fouillis d’une planche à patrons. Et le tissu dont je pensais qu’il me ferait des misères (il était légèrement extensible) ne m’en a pas fait tant que ça.

Bref mes amis, ceci est l’avènement d’une ère nouvelle: celle des patrons du commerce.

Ce pantalon est pour ma Tantie A. Je n’ai pas fait l’ourlet, je voulais qu’elle l’essaye afin de l’ajuster. Il lui va comme un gant (va falloir me croire sur parole, je n’ai pas de photo) et elle va faire l’ourlet toute seule. Oui, parce qu’elle aussi s’est mise à la couture, il y a peu. :)