Archive pour décembre 2009

Henri & Violette

Mercredi, 30 décembre 2009

Debout sous le porche de l’immeuble, Henri arrangea son noeud de cravate pour la quatrième fois en moins d’un quart d’heure.
C’était bête mais il se sentait nerveux. Il épousseta la manche droite de sa queue de pie, lissa sa moustache puis sortit un petit peigne de la poche de son pantalon et ramena sa chevelure blanche et fournie vers sa nuque.
Rassuré sur son apparence par un coup d’oeil à son reflet dans la porte vitrée de l’entrée, il remit son haut-de-forme et ses gants puis s’apprêta à entrer dans l’immeuble où vivait Violette, sa douce Violette. 3e étage, appartement 12. Elle l’attendait sûrement.
Pourvu qu’elle dise oui.

Henri avait rencontré Violette dans un musée, le jour de son anniversaire. Ce jour-là, il se sentait déprimé, comme à chacun de ses anniversaires depuis douze ans. Il était allé au Louvre pour essayer d’oublier qu’il avait 52 ans. Et alors qu’il étudiait « Les Noces de Cana », Violette s’était approchée de lui et avait entamé la conversation avec beaucoup de naturel.

Elle avait totalement chamboulé sa vie. A 48 ans, Violette était une femme pimpante et pleine d’énergie. Lui qui pensait que la vie se résumait à attendre la mort le plus confortablement possible, lui qui se sentait vieux depuis ses 40 ans et encore plus depuis que sa femme l’avait quitté, lui qui avait abdiqué en vérité, fut emporté par le raz-de-marée que Violette provoqua en lui. Violette, sa Violette.
Pourvu qu’elle dise oui.

Avec Violette, il avait quitté Paris pour la première fois de sa vie et était allé visiter le monde. Avec Violette, il avait appris à rire, à contempler, à goûter et à apprécier la nouveauté. Avec Violette, il avait abandonné le cynisme qui lui servait de carapace depuis toujours et s’émerveillait sans honte désormais. Violette lui avait appris l’enthousiasme et l’expression des émotions. Violette lui avait insufflé la vie, elle l’avait sauvé, il en était convaincu.
Pourvu qu’elle dise oui.

Henri effleura la petite boîte qui déformait la poche gauche de son pantalon et sourit. Bien évidemment qu’elle allait dire oui. Elle avait déjà dit oui deux fois. Lors de leur mariage d’abord et à leur dixième anniversaire ensuite, quand il lui avait redemandé sa main. Ils s’aimaient toujours aussi follement, alors elle allait forcément lui dire oui une troisième fois.
C’était leur vingtième anniversaire de mariage et pourtant, Henri était ému comme la première fois. Il portait son costume de mariage. Vingt ans après, sa queue de pie lui allait toujours. Il était content, il voulait qu’elle le trouve beau.

Il savait bien qu’elle allait dire oui, mais il ne pouvait s’empêcher d’être anxieux. Comme la première fois.

Pourvu qu’elle dise oui.

Il allait lui offrir la même bague que lors de leurs fiançailles. C’était une bague ancienne en argent, délicate et travaillée, avec une fleur gravée dessus. On aurait dit un bouton monté en bague. Violette était couturière et il avait pensé qu’elle lui plairait.
La brillance de son regard lorsqu’elle avait découvert la bague !
La luminosité de son sourire lorsqu’elle lui avait dit oui !
Inoubliables !
Il s’était senti submergé de bonheur, il ne savait pas avant ce regard et ce doux mot qu’il était possible d’être heureux à ce point et il chérissait le souvenir de ces instants précieux.

Violette ne quittait jamais sa bague, elle la regardait souvent et à chaque fois un sourire semblable à un lever de soleil se dessinait sur ses lèvres. Henri adorait ce sourire-là, et lorsqu’il avait décidé après dix ans de mariage de lui demander à nouveau sa main, il lui avait offert la même bague. Et celle-là non plus, Violette ne la quittait jamais.

Etait-ce une erreur de lui offrir encore cette bague ? La porterait-elle avec les deux autres ? Et avant tout, l’accepterait-elle ?
Pourvu qu’elle dise oui. Pourvu qu’elle dise oui.

Henri leva les yeux vers les fenêtres de leur appartement au 3e étage. Elle l’attendait c’était sûr, il ne lui avait pas dit où il allait. Elle allait s’inquiéter.
Il déglutit, arrangea sa cravate pour la cinquième fois puis pénétra dans l’immeuble.

Pourvu qu’elle dise oui.

Henri & Violette, c’est le nom d’un blog dont j’aime beaucoup l’atmosphère et le style. Violette y a publié un tuto de jupe que j’ai eu envie de suivre. Voici le résultat :


Velours gris (Sacrés Coupons), doublure bleu de glace (Mondial Tissus), dentelle grise (Mercerie Moline), boutons anciens (achetés dans une brocante)

Le velours gris étant très léger, j’ai entièrement doublé ma jupe Violette (oui le nom prête à confusion, non je ne veux pas le changer). C’est un jeune homme très sympathique qui m’a servie à Mondial Tissus et je pense me rappeler longtemps de ses propos concernant toutes les misères que les doublures peuvent faire aux filles en jupe l’hiver : il savait que les jupes doublées remontent parfois, il savait que les doublures font un « schriiich schriiich » agaçant et il savait qu’il arrive que les doublures collent aux collants ! Ce type m’a épatée, littéralement épatée. La question à mille point : Mais comment sait-il tout ça au juste ?
Sur son conseil, j’ai acheté de la doublure spéciale dont j’ai oublié le nom (oups !) qui ne colle pas, ne fait pas remonter la jupe et fait moins de « schriiich schriiich » que la doublure classique, le tout pour à peine plus cher.

J’ai longuement cherché des boutons avant de penser à ces boutons que j’avais achetés dans une brocante en Septembre et qui dormaient sagement dans mon stock.

The black point (il en faut toujours un sinon on s’ennuierait, n’est-ce pas ?) : j’ai dû bidouiller les côtés de la jupe pour ne pas qu’ils fassent une sorte de bosse à cause des fronces. Ce que j’aimais bien dans la jupe de Violette, c’était qu’elle était quasi droite et je suis un peu déçue de ne pas avoir obtenu le même résultat. M’est avis qu’il y a un truc que je n’ai pas encore intégré au niveau des fronces…

J’envisage donc les axes d’amélioration suivants pour mes prochaines jupes impliquant des fronces :

- faire des rectangles moins larges en bas pour limiter le phénomène des bosses

- répartir les fronces en évitant les zones de couture sur les côtés

- utiliser des trapèzes au lieu de rectangles

- remplacer les fronces par des plis

Je n’ai pas dit mon dernier mot !

La couleur du paradis

Samedi, 19 décembre 2009

LunaStar4Ils étaient partis!
Ils étaient tous partis et ils l’avaient laissé là!
Purple avait mis du temps à comprendre que ses compagnons crocodiles avaient levé le camp sans lui.Il avait cherché partout: dans la mangrove, dans le fleuve, sur les rives. Mais il n’y avait plus personne. Ils étaient partis sans lui.

Il avait envie de pleurer. Il se sentait seul et il avait peur. Il ne comprenait pas.
L’avaient-ils oublié ? L’avaient-ils sciemment abandonné ?
Mais qu’avait-il fait pour qu’ils le punissent ainsi ? Il avait toujours été le marginal de la troupe mais il pensait en faire partie quand même.
Que s’était-il donc passé ? En avaient-ils eu marre de ce qu’ils appelaient « ses excentricités » ?

Purple était un crocodile particulier. Il aimait les couleurs de l’aube et du crépuscule, il humait les fleurs et regardait voler les papillons colorés. Il n’avait pas la froideur et le cynisme des autres crocodiles de la troupe. Il n’aimait pas chasser mais quand il était obligé de le faire pour se nourrir, il ne s’attaquait qu’à des animaux adultes, jamais à des petits, sa conscience le lui interdisait. Son comportement irritait les autres, qui le trouvaient précieux et trop enclin à la sensiblerie.

Il n’y avait pas que son comportement qui marginalisait Purple. Il était né violet, entièrement violet. Personne ne savait ni pourquoi ni comment c’était possible. De mémoire de crocodile, ça n’était jamais arrivé.
Purple avait subi les quolibets et les brimades de ses congénères toute sa jeunesse à cause de cela. Il avait prié pour que sa peau prenne la même teinte indéfinissable que celle des autres crocodiles mais il n’avait pas changé de couleur en grandissant, il était resté d’un violet franc et il avait fini par accepter son sort.

Parfois, il lui arrivait de se trouver beau comme l’aube avec sa carnation mauve. Mais le plus souvent, il vivait sa couleur comme un fardeau. Elle le rendait facilement repérable. Et les chasseurs étant nombreux dans la région du sud de la Floride où il vivait, sa communauté et lui étaient particulièrement vulnérables du fait de son violet éclatant. A cause de lui, beaucoup de ses congénères avaient été capturés et tués. A cause de lui, si visible dans le camaïeu de verts sombres du fleuve et de ses abords, les autres vivaient dans la peur permanente d’une attaque de chasseurs…
Etait-ce à cause de cela qu’ils étaient partis dans la nuit ? Etait-ce à cause de sa peau ?

Purple sentit les larmes lui baigner les yeux.
Où étaient-ils tous partis ?
Qu’allait-il faire, maintenant ? Où devait-il aller ?
Il était tout seul. Tout seul.
Qu’allait-il devenir ??

Soudain, à travers ses larmes, il vit quelque chose de coloré tomber sur la surface du fleuve à quelques mètres de lui. Il s’approcha et reconnut une plume. Une plume rose, une plume superbe. Elle dansait là à la surface de l’eau verdâtre, éclatante dans cet écrin sombre.
Purple n’osait pas trop s’approcher, il avait peur que la plume s’enfonce dans les remous qu’il pourrait créer. Il ne la quittait pas des yeux, il était comme hypnotisé. La plume lui fit oublier son chagrin et sa peur. Elle était si belle ! Il n’avait jamais rien vu de plus beau, aucune fleur, aucun lever ou coucher de soleil ne pouvait rivaliser avec cette plume.

Malheureusement, malgré ses précautions, au bout de quelques minutes la plume coula. Purple en fut désespéré. Il essaya en vain de la retrouver sous l’eau et se sentit misérable en remontant à la surface.
C’est alors qu’il aperçut l’oiseau à qui appartenait la plume. Un oiseau éblouissant, entièrement rose fushia, qui le fixait d’un oeil admiratif depuis une branche surplombant le fleuve. Purple n’en crut pas ses yeux, émerveillé par l’intensité de ce rose. Quand l’oiseau se mit à chanter, Purple fut enchanté par la voix cristalline de cet oiseau de paradis. Il eut l’impression que l’oiseau chantait pour lui et cette pensée lui fit plaisir. Peut-être que l’oiseau le trouvait beau ? Peut-être que l’oiseau aimait sa couleur violette?

Soudain l’oiseau s’envola et se posa dans un arbre un peu plus loin. Purple, qui avait retenu son souffle lorsque l’oiseau avait quitté sa branche, fut ravi de le voir se poser et tout heureux de constater que l’oiseau le fixait. Il s’approcha de l’arbre, tout doucement, et l’oiseau se mit à chanter. Puis il s’envola vers l’arbre voisin.
Après quelques minutes de ce manège, Purple comprit que l’oiseau fushia voulait qu’il vienne avec lui. Cela lui causa un plaisir immense.

Il ne savait pas où cet oiseau, sans doute descendu du paradis, voulait l’emmener mais cela n’avait pas d’importance. Il oublia sa peine, il oublia sa peur et sans un regard derrière lui, il se mit à suivre l’oiseau rose fushia.

Ma copine LunaStar est une excellente maquilleuse auprès de qui j’ai appris une bonne partie de ce que je sais dans le domaine du maquillage. Elle participe en ce moment à un show autour de la beauté, alliant maquillage, coiffure, cosmétiques et créations, le JuneBeautyShop spécial Noël, et elle m’a demandé de lui coudre une tenue et une ceinture de maquilleuse.
Elle a choisi ses couleurs (violet et fushia) puis m’a laissé carte blanche. Merci beaucoup de ta confiance Luna !
Voici donc la ceinture de maquilleuse :

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Skaï violet (Stop Tissus), popeline fushia (Marché Saint-Pierre), attache en plastique noir (trouvé dans la maison)

Le skaï, c’est assez compliqué à coudre. J’ai dû utiliser du papier de soie pour qu’il glisse sous le pied de Jane. Malgré ça, Jane s’est rebiffée lors de l’assemblage final et a refusé catégoriquement de coudre le bas de la ceinture. Elle piquait (sans doute par acquis de conscience) mais il n’y avait pas de fil, je pense qu’elle n’arrivait pas à traverser toutes les épaisseurs en fait. J’ai donc dû faire la couture à la main et je frissonne encore d’effroi au souvenir du moment où j’ai compris que c’était la seule solution (je déteeeeeste les coutures à la main).

La tenue comprend un pantalon et une veste style kimono :

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Popeline violette (Tissus Myrtille – L’Entrepôt de Nantes), popeline fushia (Marché Saint-Pierre), galon fushia (Fil 2000).

Pour le pantalon, j’ai réutilisé le patron du magazine « Fait Main » avec lequel j’avais fait le pantalon de ma tante et j’ai rajouté deux bandes roses sur les côtés.

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Pour le haut, j’ai fait deux prototypes avant d’entamer mon coupon. La veste s’attache comme un cache-cœur, j’ai laissé une ouverture des deux côtés pour qu’elle puisse choisir dans quel sens elle préférait l’attacher. Les arrondis me tueront, je pense, parce que je n’ai pas pu m’empêcher d’arrondir le décolleté et les pans de la veste. Donc j’ai galéré : impossible d’ourler un arrondi sans que ce soit moche (ou alors il y a un truc que je ne connais pas encore). Donc j’ai cherché une autre solution et finalement, j’ai doublé les bords de la veste avec du fushia, ce qui a éliminé mon problème d’ourlets arrondis.
J’avais envie de broder le haut et j’ai utilisé les maigres ressources de Jane pour ce faire (vraiment maigrelettes, ses ressources, ça m’a donné envie de changer de machine).
Touche finale : j’ai mis son logo sur le dos de la veste.

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Le bal

Mercredi, 9 décembre 2009

BavoirsLisa1Le bal de fin d’année du lycée Bompierre était une institution.
Il avait lieu chaque année depuis 27ans et réunissait, un soir de Juin, tous les élèves de Terminale dans le gymnase, transformé pour l’occasion en salle de bal cossue par les élèves de Seconde.

Cette année-là, comme chaque année, les élèves de ce lycée du 16e arrondissement de Paris commencèrent à réfléchir dès le mois d’Avril à leur tenue, harcelant leurs parents pour
avoir un smoking taillé sur mesure ou une robe de soirée de créateur. Ils espéraient tous que cette soirée serait magique, qu’il se passerait quelque chose d’exceptionnel qui les marqueraient à vie et ils voulaient se montrer à la hauteur de l’événement.

Cette année-là, comme chaque année, les premiers signes de nervosité apparurent chez les filles au début du mois de Mai. Chacune d’entre elle se demandait si elle allait être invitée au bal par un garçon et si ce garçon serait celui dont elle rêvait en secret. Chacune d’entre elle avait peur de se retrouver sans cavalier le soir du bal ou pire encore, de devoir accepter, faute de mieux, l’invitation d’un garçon impopulaire ou peu attirant. Toutes se mettaient dès lors à manœuvrer pour décider l’élu de leur cœur à les inviter. Elles faisaient attention à leur mise, se montraient gentilles et intéressées par les propos de garçons qu’elles avaient affecté d’ignorer toute l’année, elles riaient à toutes leurs plaisanteries et leurs lançaient moult œillades.

Katie
Pomme n’avait pas besoin d’user de ces artifices. Elle était sûre d’être invitée au bal. Très populaire au lycée, elle savait pertinemment que des dizaines de garçons rêvaient de l’inviter au bal. Seulement, elle s’en fichait : elle voulait aller au bal avec le beau, le mystérieux, l’intelligent, le merveilleux Gaétan. Elle voulait y aller avec lui et personne d’autre.

Elle n’était pas certaine qu’il lui proposerait d’être son cavalier au bal et cela l’inquiétait. Contrairement aux autres garçons, elle n’arrivait pas à savoir ce que Gaétan pensait d’elle et cela la rendait nerveuse. Complication supplémentaire, cette pimbêche de Mona PetitPois semblait tourner autour de Gaétan, elle aussi.

Mona était l’autre coqueluche du lycée et Katie et elle se détestaient
cordialement. Elles avaient suivi toute leur scolarité dans les mêmes établissements et la compétition féroce qui était née entre elles au primaire était restée intacte au cours des années.

Katie ne pouvait le savoir mais Mona était elle aussi inquiète. Gaétan ne lui avait toujours pas demandé de l’accompagner au bal et le mois de Mai était déjà bien avancé. Mona avait décidé d’être éblouissante au bal et de remporter le titre de reine. Elle voulait que Gaétan soit son roi. Elle avait donc commandé une
robe chez Tasticottine, une robe à fleurs, soulignée à la taille d’une ceinture verte. Ensuite, elle avait fait courir le bruit qu’elle serait à coup sûr élue reine du bal, du fait de sa robe, et qu’elle hésitait entre plusieurs cavaliers. Elle espérait que cela déciderait Gaétan à l’inviter.

Quand elle avait entendu parler de la robe de Mona, Katie en avait lâché son pain au chocolat dans la cour. Mona avait eu le culot d’acheter pratiquement la même robe qu’elle! Elle aussi allait porter une robe Tasticottine soulignée à la taille d’une fine ceinture. Seulement, la sienne était rayée et dans les tons rouges. C’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase. Katie ne comptait pas se laisser marcher sur les pieds sans réagir!

Il y eut entre Katie et Mona une bagarre mémorable derrière le gymnase. L’événement fit grand bruit et tout le lycée se précipita pour les voir. Katie y avait laissé une touffe de cheveux et l’œil droit de Mona commençait à prendre une inquiétante teinte violacée quand le surveillant parvint enfin à les séparer.

Elles furent à deux doigts d’être renvoyées du lycée. Le bac se profilant, le proviseur transforma la sanction et leur annonça qu’elles seraient toutes les deux collées tous les jeudis après-midi jusqu’à la fin de l’année. A peine
ébranlées par cette punition, elles se dirigeaient vers la porte du bureau en échangeant des regards haineux lorsque le proviseur ajouta qu’elles étaient bien entendu également privées de bal.

Affolées, elles supplièrent, menacèrent de faire intervenir leurs parents, argumentèrent, supplièrent encore et finirent par fondre en larmes lorsqu’elles comprirent que
le proviseur ne changerait pas d’avis.

Le bal eut lieu sans elles. Katie passa la soirée enfermée dans sa chambre. Mona, pelotonnée au fond du canapé familial, regarda la télé en ignorant ostensiblement les questions de sa mère. Ni l’une ni l’autre n’avait répondu aux nombreux coups de téléphone de leurs camarades, ce soir-là, occupées qu’elles étaient à ruminer.

Ce qu’elles ne savaient pas et que les autres élèves brûlaient de leur dire était qu’en réalité, Gaétan était amoureux d’une élève de première ES. Ça faisait plusieurs mois qu’ils sortaient ensemble et c’était elle qu’il avait emmenée au bal.

Elles
l’apprirent le lendemain lorsqu’elles retournèrent au lycée et en furent abasourdies. Gaétan et une petite première ??? Mais alors…?? Elles s’étaient battues pour rien, pour rien du tout ?!! Elles avaient gâché leur soirée de bal pour un type qui n’était intéressé ni par l’une ni par l’autre!!

Toutes les deux ressentirent une intense colère contre Gaétan et en oublièrent leur rivalité. Déterminées à se venger de lui, elles décidèrent d’enterrer la hache de guerre et de s’allier.

Leur plan échoua lamentablement, Gaëtan étant totalement indifférent à leurs manœuvres,mais
cette année-là, entre Mona PetitPois et Katie Pomme naquit une profonde et durable amitié.

Voici des photos de cette époque:


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Ces bavoirs sont pour Lisa qui va bientôt commencer à manger des aliments solides. J’ai utilisé un patron de Nani Iro pour les réaliser, et ce fut un pur régal. Chaque bavoir a une face en coton enduit et une face en coton non enduit. J’ai dû thermocoller la face non enduite pour l’opacifier, sans quoi on voyait nettement les motifs à travers le coton enduit.

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Coton enduit (acheté au mètre à Hyper U cet été en Vendée), coton à pois (Tissus Reine), coton vert à pommes (Toto Tissus), biais rouge et biais vert anis (Fil 2000), scratch rose et bordeaux (Tissus Reine)


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Amour, gloire et couture

Jeudi, 3 décembre 2009

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! (manifestation d’une émotion vive et soudaine)

Youpiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!!!!!!!!!!!!!!!! (indice sur la nature de l’émotion sus-citée: c’est de la joie)

J’ai été priméééééééééééééééééééééeeeeeeeeeee!!! (mise en mots de la cause de l’émotion sus-citée)

J’ai été primée, j’ai été primée, j’ai été primééééééeeeeeeee!! (court-circuit dû à l’intensité de l’émotion ressentie)

prix

Ahem… (tentative de domination du bouillonnement émotionnel)

Madame Troipom-du-soleil m’a primée sur son blog (explication concise et factuelle de la situation)

Elle m’a primééééééééééééééééeeeeeeeee!!
Youhouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu! (rechute)

Ah la vache, ça me fait très très très plaisir! (rémission)

Je voudrais donc tout d’abord remercier solennellement Troipom qui se trouve être une couturière émérite et rodée qui m’éblouit tant par ses réalisations nickels de chez waou-la-bonne-idée que par sa stupéfiante aptitude à apprendre de nouvelles techniques (souvenez-vous de la façon dont elle s’est appropriée les techniques du patchwork et du crochet, flip flap, limite en claquant des doigts), une adorable blogueuse qui vient me rendre régulièrement visite et encourage chaleureusement mes pas de débutante en couture, une véritable source de bonne humeur qui me file la pêche avec ses photos de l’île ensoleillée où elle vit et enfin une très généreuse pourvoyeuse de tutos.

Madame Troipom, tu ne me vois pas là mais je suis en train de te faire une révérence digne de Sissi devant mon ordi. Merci. Merci beaucoup beaucoup beaucoup!

Rhouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu que je suis contente (inquiétant début de transformation en pigeon)

Je voudrais aussi remercier: (fausse alerte, pas de mutation génétique en cours)- Mister MyPrince, mon premier supporter, qui ne proteste jamais contre Jane lorsque je l’utilise les soirs de matchs de foot (cet homme est un saint) et qui se charge maintenant des photos du blog (c’est mon héros),
- Darty, sans qui ma route n’aurait jamais croisée celle de Jane,

- EDF qui permet à Jane de s’exprimer,

- Canalblog qui m’aura permis de créer un blog en deux temps trois mouvements et sans tracasseries,

- Mes voisins qui ne se sont jamais plaints du bruit que je fais en cousant,

- L’entrepreneur de l’immeuble où j’habite qui a bien insonorisé mon appartement,

- Fifi ma petite chatte blanche qui ne me dispute plus ma chaise devant Jane (ladite chaise est tout près du
radiateur, ceci explique cela),

- Les copines qui passent par ici et me disent du bien de mon blog,
- Mes parents sans qui je ne serais pas là à vous écrire tout ça.

Alors, voici 7 choses me concernant, 7 choses que j’aime:

- voir entrer un Eurostar dans la gare de Lille Europe
- les chewing-gums avec lesquels on peut faire de grosses bulles

- le vert

- le crépuscule au moment où les lumières de la ville s’allument

- le pop-corn salé (et uniquement salé!)

- mes cheveux

- recevoir des prix :D

Enfin, je voudrais décerner à mon tour des awards aux blogs suivants sur lesquels je passe énoooormément de temps:
- Pachi Pachi

- Louvegaroute

- Mae Zum Zum

- Noueuse d’aiguillette

- Les moutons de kallou

- Van & Nina

- L’atelier de Charlotte