Au bout du mot: coquelicote
Les fées du fil
Figurez-vous que quand Nayah est née, des fées ont bossé et lui ont offert, pour l’accueillir en ce monde, de jolies choses faites de leurs dix doigts.
D’abord, il y a sa mamie Framboise, tricoteuse, qui lui a fait ce joli gilet mauve en 3 mois (qu’elle porte donc déjà):
Si j’y pense, j’éditerai pour te montrer ce gilet porté. Tu pourras constater qu’il lui va comme un gant!
Ensuite, ma copine Céline a cousu ce joli haut pimpant dans des tissus vitaminés comme j’aime, en 6 mois. C’est une blouse Sasa de Bleu de Rose. Inutile de te dire, coupinette, que j’ai hâte de voir arriver le mois de juin!
Enfin, nous avons reçu il y a peu un colis merveilleux de la part de SanZétikèT. Vise un peu le trésor:
Une magnifique robe et un joli bloomer dans ce liberty que j’avais tant admiré chez elle, de la laine pour tricoter un petit boléro qui réchauffera cette ravissante tenue, une jolie petite trousse, de la dentelle, des boutons, des bonbons. Et alors le détail trop-classe-de-la-mort-qui-tue: deux boutons, du biais et une canette turquoises pour réparer d’éventuels accrocs.
Sérieusement, CharmingPrince et moi avons été abasourdis quand on a découvert tout ça. Merci de ta générosité, SanZétikèT. Nous avons été très touchés et je ne manquerai pas de poster des photos de ma choupette dans cette jolie tenue dès qu’elle sera assez grande pour la porter!
3000 couches
De sa naissance à l’âge de 3 ans, un bébé use entre 3000 et 5000 couches. Donc, s’il y a un objet que ses parents verront souvent pendant cette période, c’est la table à langer. Et donc le matelas posé dessus. CharmingPrince et moi avons acquis un matelas à langer chez Ikea pour une misère. Et j’ai voulu l’habiller de couleurs un peu vives. Tant qu’à changer notre poussinnette aussi souvent, autant le faire sur du joli. J’ai donc cousu trois housses.
Et puis j’ai vu, chez ma copine Morgann, des serviettes à langer en éponge faites par sa belle-mère. J’ai fait de même et j’en ai produit 4.
Espérons que ça nous donnera du coeur à l’ouvrage face aux innombrables cacas et pipis qui nous attendent.
Matériaux utilisés:
Wax (cadeau de ma soeurette), tissu à pois (Toto Tissus), Tissu en coton bio (Lil Weasel), rubans satin (Fil 2000 et mon stock perso), éponge blanche (achetée à Las Palmas), biais (Fil 2000)
Challenges et défis:
Très honnêtement, je n’étais pas stressée quand j’ai abordé cette couture, le niveau de challenge étant clairement au ras des pâquerettes, voire souterrain.
Fil conducteur:
- J’ai fait mes petits patrons toute seule en deux-quat’-six comme disent les jeunes. J’ai utilisé le matelas comme gabarit.
- Pour les serviettes, j’ai aussi utilisé le matelas pour décider de leur taille. J’ai arrondi les coins avec un bol.
Bifurcations:
Aucune. Pas étonnant, n’est-ce pas? Il n’y a vraiment rien à révolutionner dans des patrons aussi simples.
Ce qui m’a franchement plu:
- Coudre les housses. Ça allait vite, il n’y avait aucune espèce de difficulté et donc il ne m’a fallu qu’une heure pour faire les trois housses. Sachant que je suis un escargot en couture, c’était un véritable exploit pour moi.
- Associer les tissus et les rubans en satin.
Ce qui m’a franchement barbée:
- Rien de neuf sous le soleil: coudre le biais autour des serviettes. Franchement, ça m’a saoûlée. Et comme pour mes sorties de bain, il a fallu que je reprenne mes coutures à des endroits où l’éponge n’était finalement pas prise dans le biais, malgré toutes mes précautions.
- Pour la dernière serviette, j’ai bâti mon biais sur l’éponge en m’accrochant à l’idée que c’était la dernière serviette à faire (parce que bâtir le biais me prenait aussi des plombes). Et à cinq centimètres de finir, je découvre que le biais est trop court. J’ai failli m’étrangler et de surprise et d’exaspération. L’idée de jeter purement et simplement la serviette m’a traversé l’esprit (je suis sûre que ça m’aurait fait du bien). Puis je me suis reprise et dans un soupir, j’ai commencé à défaire mon bâti, réfléchissant au biais que je devrais utiliser en lieu et place de celui que j’enlevais (et qui avait été sélectionné au terme d’une longue étude de mon stock). Sur une suggestion brillante de CharmingPrince, j’ai finalement juste réduit la taille de la serviette et j’ai pu utiliser le biais quand même. Ça m’a à moitié consolée.
Ce qu’on peut retenir de tout ça / Si je devais recommencer:
-Je vérifierais que le biais que j’utilise a bien la longueur désirée et j’éviterais de me baser sur mon intime conviction qui n’est pas forcément toujours précise comme je l’ai constaté.
- Je changerais de biais pour un biais plus large, même si j’aime particulièrement cette largeur-là.
- Ou alors j’utiliserais ma surjeteuse chérie pour sujeter les bords de l’éponge au lieu d’y mettre du biais. Encore que n’ayant jamais passé de l’éponge sous le pied de Pélagie, je ne sais pas trop à quoi m’attendre. Tu as déjà surjeté de l’éponge, coupine? Si oui, avec 3 ou 4 fils? Ta réponse me serait précieuse.
La p’tite idée qui fait du bien:
Je n’ai pas d’astuce, aujourd’hui, mais j’ai un truc qui m’a fait du bien: habiller ma coquelicote avec des vêtements que je lui ai cousu. Je ne te raconte pas comme ça fait du bien à l’égo, à l’humeur, bref ça comble la couturière que je suis. Je ne résiste donc pas à te montrer cela. Aujourd’hui, la coquelicote avec la première veste que je lui ai cousue:
Elle a un mois et demi sur la photo et la veste est censée être du 3 mois. C’est peut-être à cause de la doublure que j’ai ajoutée, mais elle lui va pile poil maintenant. Heureusement que j’ai eu la curiosité de la lui essayer sans attendre ses trois mois comme je comptais le faire au début.
Éclosion de la coquelicote
Nayah est née le 22 Décembre à 4h45. Elle pesait 3kg tout rond et mesurait 49 cm à la naissance. Depuis, CharmingPrince et moi dormons nettement moins bien mais ça vaut grave le coup, crois-moi coupinette! On est juste heureux, là…
Matériaux utilisés:
Un spermatozoïde de CharmingPrince et un ovule de Tasticottine.
Challenges et défis:
Faire un joli bébé en bonne santé.
Fil conducteur:
Patron maison.
Bifurcations:
Aucune.
Ce qui m’a franchement plu:
- Voir mon corps s’arrondir.
- sentir le bébé bouger pour la première fois. Par la suite, sentir ses mouvements et ses coups.
- La sage-femme formidable qui nous a accompagnés à l’accouchement.
- Voir arriver l’anesthésiste.
- La péridurale.
- Croiser le regard de mon bébé pour la première fois.
- Le personnel de la maternité.
Ce qui m’a franchement barbée:
- La lombalgie que j’ai choppée une semaine avant d’accoucher (et qui m’a valu de me promener avec une béquille).
- Les contractions d’accouchement. Mon Dieu que c’est douloureux, ces choses-là!
- Je n’arrive pas à croire que j’ai oublié mon diabète gestationnel dans cette liste! Merci de me l’avoir rappelé, Elodie!
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- Pinaise, je zappais aussi les mille et une prises de sang que j’ai dû faire….
Ce qu’on peut retenir de tout ça / Si je devais recommencer:
Avoir un bébé, c’est merveilleux. Vraiment. Alors je ne changerai rien à toute l’histoire sauf:
- J’irais plus souvent chez l’ostéopathe pour apprendre à mieux me tenir et éviter la lombalgie.
- Je demanderais l’anesthésiste en mariage pour de bon (vive la péridurale, coupinette, je t’assure!)
La p’tite idée qui fait du bien:
Ben là, comme ça, je n’en vois pas. Je dois être trop fatiguée, coupine, désolée!


























