éponge | Tasticottine est sur le fil

Au bout du mot: éponge

La compulsion du bavoir

Un jour, la bébounette a eu six mois et s’est mise à baver.

A baver beaucoup même, coupinette. Mais alors beaucoup beaucoup beaucoup quoi, au point qu’on doit lui changer son bavoir très régulièrement si on ne veut pas que ses vêtements soient trempés en cinq minutes.

Et donc, il vaut mieux tenir une comptabilité très précise des bavoirs dans la maison (lesquels sont propres, où est-ce qu’ils sont, lesquels sont sales, lesquels sont mouillés mais presque-propres-ça-va-elle-l’a-mis-cinq-minutes-à-peine-celui-là). Parce que ça ne loupe jamais: dès qu’on se la joue insouciante, on n’en retrouve plus un seul de présentable. Nulle part dans la maison. Un vrai poison, cette histoire (on pense tout le temps à ces fichus bavoirs).

Et donc, très logiquement, est arrivé le moment où ça m’a pris la tête (au sens premier du terme), cette affaire:






T’embête pas à compter coupine, il y en a 17 au total.


Ingrédients:
Eponge (achetée aux Canaries), chutes de tissus (mon stock), biais divers (mon stock).


Challenges et défis:
Pas vraiment de challenge ni de défi ici. Il s’agit d’un épisode obsessionnel pur. Et puis ces bavoirs sont simplissimes à faire.


Recette:
Le bavoir rond des Intemporels pour Bébés


Bifurcations:
Aucune. L’artiste en moi s’est tenu coite.

Ce qui m’a franchement plu:
- Le travail à la chaîne. Franchement, ces bavoirs, je les ai faits par petits moments dispersés sur quatre jours et ça ne m’a pas paru lourdingue du tout. Il y a un moment, quand on fait dix-sept fois chaque étape, où ça devient hypnotique. On fait presque sans y penser.
- Utiliser mes chutes. Enfin! Le niveau du sac à chutes n’a pas beaucoup baissé mais tant pis, j’ai enfin fait quelque chose de mes petits bouts de tissus.
- Avoir réglé la question de la bavouille qui mouille. En inondant la maison de bavoirs, j’en ai toujours un sec/propre sous la main (j’en retrouve même à des endroits hautement improbables depuis que ma grenouille se déplace à quatre pattes).


Ce qui m’a franchement barbée:
- Tu me connais, coupine, tu sais combien ça me plaît de couper de l’éponge. Ça n’a pas loupé, une fois encore et malgré mes précautions (à savoir un sac poubelle étendu par terre pour recueillir les petits bouts qui volettent partout), ben j’ai détesté ça (vu que ça vole vraiment, ces cochonneries, le coup du sac poubelle n’a que moyennement marché).
- Cranter les arrondis des bavoirs avant de les retourner. C’est chouette le travail à la chaîne, mais cette phase là m’a quand même paru un chouïa longuette.


Ce qu’on peut retenir de tout ça / Si je devais recommencer:
- J’irai couper mon éponge ailleurs que chez moi.
- Ou alors je ferai un bébé qui ne bave pas. Tout simplement.

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3000 couches

De sa naissance à l’âge de 3 ans, un bébé use entre 3000 et 5000 couches. Donc, s’il y a un objet que ses parents verront souvent pendant cette période, c’est la table à langer. Et donc le matelas posé dessus. CharmingPrince et moi avons acquis un matelas à langer chez Ikea pour une misère. Et j’ai voulu l’habiller de couleurs un peu vives. Tant qu’à changer notre poussinnette aussi souvent, autant le faire sur du joli. J’ai donc cousu trois housses. 
Et puis j’ai vu, chez ma copine Morgann, des serviettes à langer en éponge faites par sa belle-mère. J’ai fait de même et j’en ai produit 4.
Espérons que ça nous donnera du coeur à l’ouvrage face aux innombrables cacas et pipis qui nous attendent.


Matériaux utilisés:
Wax (cadeau de ma soeurette), tissu à pois (Toto Tissus), Tissu en coton bio (Lil Weasel), rubans satin (Fil 2000 et mon stock perso), éponge blanche (achetée à Las Palmas), biais (Fil 2000)


Challenges et défis:
Très honnêtement, je n’étais pas stressée quand j’ai abordé cette couture, le niveau de challenge étant clairement au ras des pâquerettes, voire souterrain.


Fil conducteur:
- J’ai fait mes petits patrons toute seule en deux-quat’-six comme disent les jeunes. J’ai utilisé le matelas comme gabarit.
- Pour les serviettes, j’ai aussi utilisé le matelas pour décider de leur taille. J’ai arrondi les coins avec un bol.

Bifurcations:
Aucune. Pas étonnant, n’est-ce pas? Il n’y a vraiment rien à révolutionner dans des patrons aussi simples.

Ce qui m’a franchement plu:
- Coudre les housses. Ça allait vite, il n’y avait aucune espèce de difficulté et donc il ne m’a fallu qu’une heure pour faire les trois housses. Sachant que je suis un escargot en couture, c’était un véritable exploit pour moi.
- Associer les tissus et les rubans en satin.

Ce qui m’a franchement barbée:
- Rien de neuf sous le soleil: coudre le biais autour des serviettes. Franchement, ça m’a saoûlée. Et comme pour mes sorties de bain, il a fallu que je reprenne mes coutures à des endroits où l’éponge n’était finalement pas prise dans le biais, malgré toutes mes précautions.
- Pour la dernière serviette, j’ai bâti mon biais sur l’éponge en m’accrochant à l’idée que c’était la dernière serviette à faire (parce que bâtir le biais me prenait aussi des plombes). Et à cinq centimètres de finir, je découvre que le biais est trop court. J’ai failli m’étrangler et de surprise et d’exaspération. L’idée de jeter purement et simplement la serviette m’a traversé l’esprit (je suis sûre que ça m’aurait fait du bien). Puis je me suis reprise et dans un soupir, j’ai commencé à défaire mon bâti, réfléchissant au biais que je devrais utiliser en lieu et place de celui que j’enlevais (et qui avait été sélectionné au terme d’une longue étude de mon stock). Sur une suggestion brillante de CharmingPrince, j’ai finalement juste réduit la taille de la serviette et j’ai pu utiliser le biais quand même. Ça m’a à moitié consolée.

Ce qu’on peut retenir de tout ça / Si je devais recommencer:
-Je vérifierais que le biais que j’utilise a bien la longueur désirée et j’éviterais de me baser sur mon intime conviction qui n’est pas forcément toujours précise comme je l’ai constaté.
- Je changerais de biais pour un biais plus large, même si j’aime particulièrement cette largeur-là.
- Ou alors j’utiliserais ma surjeteuse chérie pour sujeter les bords de l’éponge au lieu d’y mettre du biais. Encore que n’ayant jamais passé de l’éponge sous le pied de Pélagie, je ne sais pas trop à quoi m’attendre. Tu as déjà surjeté de l’éponge, coupine? Si oui, avec 3 ou 4 fils? Ta réponse me serait précieuse.


La p’tite idée qui fait du bien:
Je n’ai pas d’astuce, aujourd’hui, mais j’ai un truc qui m’a fait du bien: habiller ma coquelicote avec des vêtements que je lui ai cousu. Je ne te raconte pas comme ça fait du bien à l’égo, à l’humeur, bref ça comble la couturière que je suis. Je ne résiste donc pas à te montrer cela. Aujourd’hui, la coquelicote avec la première veste que je lui ai cousue:

Elle a un mois et demi sur la photo et la veste est censée être du 3 mois. C’est peut-être à cause de la doublure que j’ai ajoutée, mais elle lui va pile poil maintenant. Heureusement que j’ai eu la curiosité de la lui essayer sans attendre ses trois mois comme je comptais le faire au début.

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Pragmatisme au quotidien

Quand j’ai appris que j’attendais un bébé, j’ai entamé cette délicieuse promenade à travers les petits patrons trop mignons, les jolis modèles vus ça et là sur des blogs, la layette, bref, tout ce qui me faisait de l’œil niveau couture et tricot. Pendant des mois, je me suis fait plaisir sans chercher plus loin. Et puis mon congé maternité a débuté et les choses sont devenues plus concrètes soudain. Il fallait que je fasse ma valise pour la maternité et pour la première fois, j’ai commencé à réfléchir à ce dont Nayah aurait réellement besoin. Et j’ai réalisé que je n’avais pas la moitié des items dont on se servirait au quotidien, CharmingPrince et moi, pour nous occuper de la choupette. J’ai tâché de rectifier le tir et de coudre utile.


Thème d’aujourd’hui: Le bain de mon bébé.


Le temps passe, la flemme reste: comme tu peux le voir, coupine, je ne suis toujours pas fan du repassage.


Matériaux utilisés:
Eponge blanche (achetée aux Canaries), éponge rose fushia (généreusement offerte par Tcé), tissu turquoise à motifs (Petit Pan), Tissu rose à pois fushia (Marché Saint-Pierre), Tissu violet (chutes), tissu rouge à pois blancs (Toto Tissus), biais à motifs (Fil 2000), teinture à la machine (Idéal 23 ‘Violet’, Dylon 21 ‘Bahama Blue’ et Dylon 16 ‘Arabian Night’).


Challenges et défis:
- Finir les sorties de bain avant que la petite choupette ne montre le bout de son nez.
- Poser autant de biais d’un coup (et tu verras plus bas, coupine, que j’ai particulièrement détesté ça).

Fil conducteur:
Aucun, j’ai fait ça à ma sauce.

J’ai teint à la machine l’éponge blanche en violet et en turquoise puis j’ai découpé, dans chacune des éponges turquoise, violette et rose, un grand carré et un triangle. J’ai doublé chaque triangle avec un morceau de tissu. Dans le cas de la sortie de bain violette, j’ai thermocollé un « coeur » sur le tissu uni violet.

Pour les coins arrondis, j’ai utilisé une grosse tasse.


Bifurcations:
J’ai commencé par faire la sortie de bains turquoise. Elle fait 70 cm de côté. Quand j’ai enfin fini de poser le biais, je l’ai trouvée un peu petite et j’ai pensé qu’il me faudrait sans doute en refaire une plus grande dans vraiment pas longtemps. Argh de flûte!
Vu comme c’était pénible, cette étape du biais, j’ai décidé que les deux autres seraient plus grandes. Du coup la violette et la rose font 90 cm de côté.

J’ai commencé par teindre la sortie de bains violette avec de la teinture Ideal 40  « Iris » mais la couleur ne me convenant finalement pas, j’ai dû reteindre en utilisant la teinture Idéal 23 « Violet » qui m’a enfin comblée.


Ce qui m’a franchement plu:
- Teindre l’éponge. J’adore ça, la teinture. C’est toujours un peu la surprise et j’attends avec impatience en rôdant autour du lave-linge.
D’ailleurs, j’ai tout un lot de langes teints, vu que j’en mets systématiquement un dans la machine quand je fais une teinture. Vise un peu les langes technicolor:


Ca manque de vert et de jaune, je trouve. De nouvelles teintures en perspective…

- Sélectionner les biais et tissus à utiliser.
- Faire l’appliqué coeur. J’aime bien les appliqués. Je devrais en faire plus souvent.

Ce qui m’a franchement barbée:
- L’éponge, c’est une horreur à manipuler. Dès qu’on en coupe, on se retrouve submergée de petits bouts d’éponge, des fils qui s’accrochent à tout et salissent partout.
- La différence qu’il peut y avoir entre une couleur de teinture telle que promise sur la boîte et le résultat obtenu en respectant scrupuleusement les consignes. Vois-tu, coupinette, j’ai commencé par teindre l’éponge violette en couleur « Iris ». Sur la boîte, la couleur semblait superbe. Le résultat a été plutôt décevant et surtout peu ressemblant.
- Mettre le biais autour des sorties de bain. J’ai pris la peine de bâtir à chaque fois mais ça n’a pas empêché qu’il m’a fallu faire des « rustines » à la machine, vu que parfois l’éponge et le biais se désolidarisaient. Pfff… C’était laborieux au possible, je te jure. D’ailleurs, je crois bien que poser le biais va devenir ma tâche honnie « number ouane » 2011 (en 2010, rappelle-toi, c’était faire les fronces).


Ce qu’on peut retenir de tout ça / Si jamais je recommence:
- Je tenterai la teinture à la main parce que je trouve quand même que ça consomme beaucoup d’eau, la teinture à la machine. En plus, la teinture à la main me permettra de maîtriser l’intensité de la teinte, ce que ne permet pas la teinture à la machine. J’ai déjà acheté une grosse casserole pour ce faire (motivée je suis).
- Je ferai uniquement des sorties de bain de 90 cm de côté. Celle de 70 cm de côté va vite devenir trop petite, c’est clair et net.
- J’utiliserai du biais plus large. Ça résoudrait mon problème de désolidarisation, je pense.


La p’tite idée qui fait du bien:
La teinture au thé, ça te dirait? C’est facile, peu coûteux et ça donne un chouette résultat. Nessie avait fait, l’an dernier, un post sur le sujet sur son blog # Pachi-Pachi #. Je n’ai pas encore essayé mais je sens que ça ne va pas tarder, ça m’a l’air trop rigolo comme truc. Je te tiens au courant, promis!

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