La Droguerie | Tasticottine est sur le fil

Au bout du mot: La Droguerie

Home-made Xmas

Mais au fait, coupinette?!
Je ne t’ai pas dit ce que j’ai cousu de mes douces mains lors des dernières fêtes?! Et toi qui ne disais rien, qui souffrais en silence de ne pas savoir? Oh là là, je me dépêche de corriger cela.

Alors à la base, pour Noël, j’avais l’intention de coudre ou de fabriquer quelque chose de mes petites mains pour: ma mère, ma petite soeur, mon père, ma grande soeur, son compagnon, Charming Prince, ma poupinette, BelleMaman, la Tite Mamie de Charming Prince, BelleSoeurette et BelleSoeuretteDeux. Bref, je comptais faire un joli cadeau à pratiquement tout mon entourage (tu reconnais bien là l’optimiste un brin déconnectée de la réalité que je suis, n’est-ce pas, coupinette?). A la base.

Et puis Novembre est passé et Décembre, le mois express, est arrivé. Je ne sais pas si tu as remarqué, coupinette, mais les jours passent à une vitesse folle en Décembre.
Et paf! On était à deux petites semaines de Noël et je n’avais rien fait du tout. Mais alors walou de chez nada!

Il a fallu que je revoie mes ambitions à la baisse et que je me fixe des priorités.
Et donc j’ai finalement réussi à coudre/tricoter/fabriquer:
- Une poupée pour ma poupinette (et une robe dont je ne suis pas très fière m’enfin c’était pour ne pas l’offrir nue, ce que j’ai réalisé à quelques heures de l’échéance). Parce que le cadeau number ouane de mes dix doigts, il me paraissait évident qu’il devait être pour elle (rapport au fait bien connu que je suis une bonne mère).

Rhabillée pour la photo par les soins de sa propriétaire, avec des vêtements de nouveau-nés prêtés par sa Mamie

- Un snood à pompons pour ma soeur (Dieu merci il y a eu le défi des Piqueuses de Jase!)


- Un petit col en laine pour Tite Mamie (qui a souvent froid au cou en hiver malgré son écharpe et puis… hum… j’avoue que c’était plié en deux jours à peine, ce cadeau-là).


- Un sac pour le petit-fils d’une amie de BelleMaman (une commande officielle! Ma première! Pinaise ce que ça m’a fait plaisir! je me suis appliquée, hein! Depuis le choix des tissus jusqu’aux finitions, je te l’ai fignolé, ce cadeau sur commande… Comment ça, je suis vénale? Ca n’a rien à voir, voyons! C’était une commande, je te dis! Je ne pouvais décemment pas ne pas l’honorer!)


Et… c’est tout. C’est pas si mal en 15 jours déjà, non?


Les paris:
- Finir avant le 24 Décembre au soir (parce qu’après, ben… c’est après Noël, quoi, c’est loupé, tu vois?)
- Me frotter à la poupée Waldorf qui semblait si technique à faire…
- Honorer ma « commande » au mieux (la perfection n’existant hélas pas, je voulais au moins m’en approcher le plus possible, ou au moins, ne pas trahir la confiance de BelleMaman).


Recette:
- Le kit poupée Grande Bulle (42cm) de Bulle de Gum
- Le petit col boutonné du livre « Petites pièces et accessoires » de la Droguerie


- Pour le sac, c’est un patron maison
- Et pour le snood, tout est expliqué ici


Ingrédients:
- Kit poupée Grande Bulle de Bulle de Gum.
- Fil Douceur 100% bébé Alpaga super fin de la Droguerie – Aiguilles 9, boutons nacrés de mon stock.
- Tissu Kokka Pommes (Brin de Cousette aka l’Enterpraïze), velours bleu canard (sublime craquage chez Tissus Reine), popeline verte (mon stock), fermeture éclair bleu turquoise (mon stock) et bouton jaune (mon stock).
- Tissu Indigo (offert par ma Maman), pompons bleus en guirlande (Tissus Reine)


Grains de sel:
- Aucune pour la poupée: découverte des poupées Waldorf + pas beaucoup de temps = je n’ai pas fait la maligne. Ah si: je n’ai pas couvert sa tête de cheveux, déjà là, à moitié remplie, ça fait un volume intimidant alors j’ai renoncé à mettre une seconde pelote de laine.
- Aucune pour le petit col: pas beaucoup de temps + aucune idée particulière + c’est du tricot = pas de bifurcation.
- Pour le sac et le snood, vu que ce sont des patrons maison, la notion de bifurcation s’efface, là, tu es d’accord?

Le franchement plaisant:
- Ouuuuf! J’ai réussi à faire quelque-uns de mes cadeaux home-made. Rien que ça, déjà, c’est top.
- On a passé une après-midi rigolote, le 24. Charming, ma copine Claire et son Frank de chéri ont consciencieusement coupé la laine en longs segments qu’ils me passaient pendant que je les crochetais sur la tête de la poupée jolie (tu te souviens que j’étais super à la bourre, n’est-ce pas, j’ai fini la poupée le 24 dans la soirée, à quelques heures de l’ouverture des cadeaux). Et donc, nous avons eu des conversations franchement intéressantes, quand on y pense:
- »Tu veux des combien là? »
- »Des soixantes (comprendre 60 cm), j’ai trop de 70 là. »
- »Bon Louloutte, j’ai fait un bon tas de 50 là »
- »Ah mince, j’ai fait des 65, moi… »
- »Non mais c’est pas grave, on va lui faire une coupe. Tu lui feras une coupe, Charming? Steuplé? »
- »Aaaah! Y’a plus de mohair! Y’a plus de cheveux!!! On fait comment? Qu’est-ce…Qu’est-ce qu’on fait là? »
- »On désépaissit sur la gauche et on balance tout à droite! »
Un moment comme je les aime: un moment où tout le monde est absorbé dans le même truc et le prend trèèès au sérieux, même s’il ne s’agit que de crocheter des cheveux sur la tête d’une poupée. Ah, ces moments-là, ce sont des pépites de vie, selon moi.

- Elle m’a demandé des heures de boulot (mais alors des heures et des heures, hein?!) mais elle est bien jolie, cette petite poupée, je trouve. T’en penses quoi toi, coupinette?
- Je suis trèèès contente de mon sac à pommes. Je me suis creusé les méninges pour la pose de la fermeture éclair et le résultat me plaît bien. Et puis c’était agréable de m’appliquer, de prendre le temps de bien faire chaque étape. Ca a été un plaisir à coudre, ce sac. Un plaisir.


Le franchement barbant:
- Faire une poupée Waldorf, c’est looooong, mais alors loooooooooooooong. Franchement, c’est pas dit que j’en referai une autre, un jour.
- Je n’aime vraiment pas coudre dans l’urgence. D’ailleurs, j’ai un genre de contre-coup en ce moment, la période de Noêl m’a traumatisée, je crois.


Do it again:
la prochaine fois, je commencerai mes cadeaux de Noël en Septembre.


La p’tite idée qui fait du bien:
Ah je suis à sec sur ce coup-là, coupine. Désolée!

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Le vert tortueux

Souvent, coupinette, je vois quelque chose qui m’éblouit. Et puis il s’écoule du temps. Entre 1 et 4 ans, à peu près.
Et puis un beau jour, le quelque chose revient sur le devant de la scène. Et hop, je m’y mets.

La première fois que je l’ai vu, c’était chez La Sauvage. Pfiouuu! J’avais été totalement soufflée. Totalement! Mais bon, à l’époque, je balbutiais en tricot (j’en étais à peu près au point mousse, quoi…) et je m’étais contentée de baver devant mon écran. Et puis voilà, cette année, je me suis lancée et je l’ai fait:


Les paris:
Ce gilet a été un concentré de paris pour moi, coupine. En vrac et en bref:
- Me mettre aux torsades
- Me mettre aux rangs raccourcis
- Mettre moins de 6 mois à me tricoter un gilet


Recette:
Le gilet torsadé à rangs raccourcis de La Droguerie issu de ce livre:



Ingrédients:
Mélange Alpaga « Verveine » – Plumette « Tisane » de la Droguerie, tricoté en aiguilles 4 et 5.


Grains de sel:
Tout arrive, coupinette: j’ai fait des modifs dans un tricot!
Après avoir lu le post de La Sauvage sur ce gilet, j’ai décidé de changer les dimensions du mien: j’ai fait une taille globale S, une longueur taille M et des manches taille L

Le franchement plaisant:
-La laine est magnifique!
- Le grand intérêt des rangs raccourcis, c’est quand même le peu de coutures qu’ils impliquent. Le bonheur total pour moi qui déteste les coutures en tricot.
- Finalement, le principe des rangs raccourcis n’est pas bien compliqué et se retient facilement. J’avais commencé avec deux compte-rangs, un pour les rangs raccourcis, un pour les torsades, et pour finir, j’aurais pu me passer de celui pour les rangs raccourcis (mais bon, tu me connais, je suis frileuse quand il s’agit de tricot, je fais systématiquement « ceinture ET bretelles »).
- Ca y est, je sais faire des torsades!!! Je m’en faisais une montagne mais en fait, ce n’est pas bien compliqué. Résolution 9 tenue!
- J’ai réussi à rabattre souplement mes mailles et donc à avoir une jolie bordure sur le côté gauche. C’est une vendeuse de la Droguerie qui m’a conseillé de rabattre avec des aiguilles deux tailles au dessus de celles avec lesquelles le tricot est fait (i.e. tricot en 4: rabattre en 5, tricot en 4,5: rabattre en 5,5) et je l’en remercie, ça marche au poil.


Le franchement barbant:
- Les deux fils se dissocient au long du tricot, ce qui m’a valu moult noeuds et boules de « poils » à gérer. J’ai même coupé les fils pour me débarrasser d’un noeud à un moment (m’enfin, je deviens coutumière de cette méthode expéditive, ça ne vaut presque plus le coup de la mentionner).
- J’ai quand même dû détricoter au moins deux fois, au début. J’avais réussi, je ne sais pas comment, à me planter malgré mes deux compte-rangs.
- C’est complètement fou comme je ne progresse pas, niveau vitesse, en tricot. J’ai commencé mon gilet en Août et je l’ai terminé en Novembre. Et oui, quand même, hein…
- Je le trouve un chouia large pour moi. Pourtant, j’ai vérifié et j’ai bien respecté la taille S. J’ai essayé de le « tasser » un peu lors du blocage m’enfin ça n’a pas été un grand succès. Tu crois que je peux faire quelque chose, à ce stade, coupine?

Do it again:
J’essaierais bien le même modèle dans une autre laine.
J’inventerai une taille XS la prochaine fois, si je ne grossis pas d’ici là…


La p’tite idée qui fait du bien:
Je tricote quasi exclusivement dans le métro, en ce moment. Du coup, cette petite idée issue de (devine?) Pinterest (et oui, je suis vraiment totalement fan, c’est un fait: j’ai même l’appli sur mon smartphone, c’est dire!) pour ne pas perdre sa pelote et qu’elle se dévide bien, je ne m’en suis pas encore servie jusqu’ici. M’enfin je la trouve chouette alors je te l’offre:

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Rose bonbon

Je ne sais pas quoi te dire coupinette. Je me revois dans la boutique, ma poupinette toute sage dans sa poussette. Je me souviens de la jeune femme qui attendait patiemment à côté des écheveaux de laine, respectant ma concentra…

Quoi? Oui, il y avait plusieurs couleurs, oui.

Comment? Plusieurs comme dans « plein plein plein »? Certes, on peut dire ça…

Donc je te disais que j’étais là, devant l’éventail de couleurs proposées, j’avais le modèle à la main… Et c’est arrivé d’un coup. Je t’assure que je ne sais pas comment. J’ai ouvert la bouche et j’ai dit…’Je vais prendre le rose, là’…

Ben ouais… Je sais bien, je sais bien mais que veux-tu, je suis une maman débutante, c’est ma première piou-pioute, tu sais? Limite ça ne m’étonne pas d’être tombée dans le piège classique du rose pour ma fille. Limite, ce qui est admirable, c’est que j’ai tenu jusqu’aux onze mois de ma crevette avant de glisser vers l’ornière!

Et puis je vais te dire, elle n’a pas beaucoup de cheveux, ma grenouille, alors avec un pull rose, on me demandera peut-être moins souvent si c’est un garçon que je promène dans ma poussette…

Comment ça, c’est un peu fumeux comme argumentation??

Je te ferai quand même remarquer que j’ai évité le rose layette…

Quoi? Il y en a quand même?

Si peu, à peine sur les bordures! Tu pinailles là… Ah si, si, si, tu pinailles, coupine!

Tu vois, coupinette, je ne t’avais pas menti pour les cheveux…

J’ai découvert à cette occasion le rodéo que c’est de prendre une photo correcte de ma coquelicote. Elle bouge tout le temps, la bougresse! Ces deux photos sont parmi les rares rescapées de la tonne de clichés que j’ai pris…


Ingrédients:
Laine surnaturelle coloris « Fraise » et « Rose thé » (La Droguerie), boutons en velours (La Droguerie).


Challenges et défis:
- Réussir à finir un pull compliqué pour ma pépette avant la fin de l’hiver.
- Apprendre à relever les mailles.


Recette:
Le pull à manches raglan du livre « Le troisième bébé de la Droguerie », taille 12 mois.


Bifurcations:
- Le pull m’ayant semblé très court sur la photo du modèle, je l’ai rallongé de quelques centimètres.

Ce qui m’a franchement plu:
- La laine surnaturelle, que je tricotais pour la première fois, est très agréable à travailler, elle glisse bien sur les aiguilles, est toute douce. Franchement, j’ai adoré.
- Ce modèle de la Droguerie est tellement bien expliqué qu’il m’a donné l’impression d’être une pro (enfin, sauf au niveau des finitions, m’enfin c’est une autre histoire). Très agréable comme sensation, soit dit en passant.
- Apprendre à relever les mailles. Une corde de plus à mon arc tricotesque.
- Je suis amoureuse des boutons en velours de la Droguerie. Ils sont trop trop jolis, je trouve. Et ils donnent un petit quelque chose de plus aux tricots, par rapport aux boutons classiques.


Ce qui m’a franchement barbée:
- Coudre mon tricot. D’ailleurs, ce n’est pas moi qui l’ai cousu, c’est ma copine Momo. Il se trouve qu’elle adore ça, coudre des tricots (totalement étrange, non?) et donc, quand elle m’a proposé de me le coudre, je n’ai pas hésité une seconde (tu penses!). Bénie sois-tu Momo-coupine! Ceci dit, j’ai fait les finitions toute seule comme une grande, hein?!
- Faire les boutonnières (8 au total, le bout du monde, pour moi) et, histoire de m’achever, rentrer les fils ensuite. J’ai lambiné à mort et puis un soir, j’ai eu envie d’en finir et je les ai toutes faites d’un coup. Bien que satisfaite d’avoir enfin terminé, je n’ai PAS passé une bonne soirée. Je hais les boutonnières en tricot.


Ce qu’on peut retenir de tout ça / Si je devais recommencer:
- Je chercherai un moyen de mieux rabattre mes mailles afin d’éviter d’avoir de petits trous qu’il faut ensuite bricoler pour camoufler.
- Bon d’accord, si jamais je recommence, je prendrai une autre couleur que le rose.

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