pull | Tasticottine est sur le fil

Au bout du mot: pull

Rose bonbon

Je ne sais pas quoi te dire coupinette. Je me revois dans la boutique, ma poupinette toute sage dans sa poussette. Je me souviens de la jeune femme qui attendait patiemment à côté des écheveaux de laine, respectant ma concentra…

Quoi? Oui, il y avait plusieurs couleurs, oui.

Comment? Plusieurs comme dans « plein plein plein »? Certes, on peut dire ça…

Donc je te disais que j’étais là, devant l’éventail de couleurs proposées, j’avais le modèle à la main… Et c’est arrivé d’un coup. Je t’assure que je ne sais pas comment. J’ai ouvert la bouche et j’ai dit…’Je vais prendre le rose, là’…

Ben ouais… Je sais bien, je sais bien mais que veux-tu, je suis une maman débutante, c’est ma première piou-pioute, tu sais? Limite ça ne m’étonne pas d’être tombée dans le piège classique du rose pour ma fille. Limite, ce qui est admirable, c’est que j’ai tenu jusqu’aux onze mois de ma crevette avant de glisser vers l’ornière!

Et puis je vais te dire, elle n’a pas beaucoup de cheveux, ma grenouille, alors avec un pull rose, on me demandera peut-être moins souvent si c’est un garçon que je promène dans ma poussette…

Comment ça, c’est un peu fumeux comme argumentation??

Je te ferai quand même remarquer que j’ai évité le rose layette…

Quoi? Il y en a quand même?

Si peu, à peine sur les bordures! Tu pinailles là… Ah si, si, si, tu pinailles, coupine!

Tu vois, coupinette, je ne t’avais pas menti pour les cheveux…

J’ai découvert à cette occasion le rodéo que c’est de prendre une photo correcte de ma coquelicote. Elle bouge tout le temps, la bougresse! Ces deux photos sont parmi les rares rescapées de la tonne de clichés que j’ai pris…


Ingrédients:
Laine surnaturelle coloris « Fraise » et « Rose thé » (La Droguerie), boutons en velours (La Droguerie).


Challenges et défis:
- Réussir à finir un pull compliqué pour ma pépette avant la fin de l’hiver.
- Apprendre à relever les mailles.


Recette:
Le pull à manches raglan du livre « Le troisième bébé de la Droguerie », taille 12 mois.


Bifurcations:
- Le pull m’ayant semblé très court sur la photo du modèle, je l’ai rallongé de quelques centimètres.

Ce qui m’a franchement plu:
- La laine surnaturelle, que je tricotais pour la première fois, est très agréable à travailler, elle glisse bien sur les aiguilles, est toute douce. Franchement, j’ai adoré.
- Ce modèle de la Droguerie est tellement bien expliqué qu’il m’a donné l’impression d’être une pro (enfin, sauf au niveau des finitions, m’enfin c’est une autre histoire). Très agréable comme sensation, soit dit en passant.
- Apprendre à relever les mailles. Une corde de plus à mon arc tricotesque.
- Je suis amoureuse des boutons en velours de la Droguerie. Ils sont trop trop jolis, je trouve. Et ils donnent un petit quelque chose de plus aux tricots, par rapport aux boutons classiques.


Ce qui m’a franchement barbée:
- Coudre mon tricot. D’ailleurs, ce n’est pas moi qui l’ai cousu, c’est ma copine Momo. Il se trouve qu’elle adore ça, coudre des tricots (totalement étrange, non?) et donc, quand elle m’a proposé de me le coudre, je n’ai pas hésité une seconde (tu penses!). Bénie sois-tu Momo-coupine! Ceci dit, j’ai fait les finitions toute seule comme une grande, hein?!
- Faire les boutonnières (8 au total, le bout du monde, pour moi) et, histoire de m’achever, rentrer les fils ensuite. J’ai lambiné à mort et puis un soir, j’ai eu envie d’en finir et je les ai toutes faites d’un coup. Bien que satisfaite d’avoir enfin terminé, je n’ai PAS passé une bonne soirée. Je hais les boutonnières en tricot.


Ce qu’on peut retenir de tout ça / Si je devais recommencer:
- Je chercherai un moyen de mieux rabattre mes mailles afin d’éviter d’avoir de petits trous qu’il faut ensuite bricoler pour camoufler.
- Bon d’accord, si jamais je recommence, je prendrai une autre couleur que le rose.

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Rayures adultes

Dis donc coupinette, tu as remarqué le GROS point commun de mes… disons dix dernières oeuvres couturo-tricotesques?
Et oui, dans le mille Emile! Elles étaient toutes pour ma coquelicote. Toutes!
Comment? Nan, arrêêêêête, c’est trop… Bon allez d’accord, tu as raison: je suis une mère exemplaire qui place sa petite choupette avant tout le reste.
Et c’est bien qu’on ait établi cela parce que depuis, j’ai cousu pour moi:




Le matos:
Jersey de laine (à mon humble avis, mais je n’en mettrais pas ma main au feu quand même) rayé: Tissus Myrtille – L’Entrepôt


Challenges et défis:
- Coudre du jersey.
- Réussir à faire une encolure dont je n’aurais pas honte (qui ne tombe pas, qui ne gondole pas, qui ne part pas de guingois).


Fil conducteur:
J’ai utilisé le patron de la blouse à encolure en V (modèle 109 A) du Burda de Juin 2009. C’est le premier Burda que j’aie acheté depuis que je couds.


Bifurcations:
Dans le Burda, cette blouse est en batiste de soie d’un indigo magique. Seulement, dès que je l’ai vue, j’ai pensé utiliser ce patron pour m’en faire un pull. En jersey de laine donc (tu sais toi, comment s’appelle la matière « pull », coupinette? C’est « jersey de laine » ou c’est la deuxième fois que je me couvre de honte en faisant la démonstration de mon ignorance?).

Ce qui m’a franchement plu:
- Coudre pour moi. Ca fait du bien de penser un peu à soi de temps en temps.
- Le modèle qui est simplissime tout en restant stylé. Les manches chauve-souris m’ont conquise dès que j’ai vu la photo de ce modèle dans le magazine.
- Le col que j’ai réussi je ne sais pas comment, vu que j’ai totalement improvisé la fabrication du biais en jersey.


Ce qui m’a franchement barbée:
- Coudre du jersey. Le jersey, moi ça m’intimide. Et même en ayant Pélagie, j’ai la trouille quand j’approche d’une matière élastique. Ca se tortille, ça s’étire, c’est fourbe, je trouve. Je ne suis vraiment pas à l’aise avec.
- Autant je trouve que les rayures de ce tissu en font tout le charme, autant elles m’ont empoisonnée lors de ma couture. Impossible de les aligner correctement malgré tout le soin que j’ai porté à l’étape de la coupe, rapport bien évidemment à la sournoiserie du jersey. Résultat: il y a un décalage entre les rayures du devant et celles du derrière. Grrr….


Ce qu’on peut retenir de tout ça / Si je devais recommencer:
- Si je devais recommencer (et la prochaine fois que je coudrai du jersey), je me renseignerai sur la fabrication du biais en jersey. Histoire de bien faire les choses et de ne pas compter que sur la chance.
- J’ai décidé qu’en 2011, je dompterai le jersey. Et donc, il faudra que j’en couse plus souvent. C’est dit! désormais, je vais fréquenter le jersey.
- Je réutiliserais bien ce patron avec un autre tissu, pour voir…

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