sac | Tasticottine est sur le fil

Au bout du mot: sac

Home-made Xmas

Mais au fait, coupinette?!
Je ne t’ai pas dit ce que j’ai cousu de mes douces mains lors des dernières fêtes?! Et toi qui ne disais rien, qui souffrais en silence de ne pas savoir? Oh là là, je me dépêche de corriger cela.

Alors à la base, pour Noël, j’avais l’intention de coudre ou de fabriquer quelque chose de mes petites mains pour: ma mère, ma petite soeur, mon père, ma grande soeur, son compagnon, Charming Prince, ma poupinette, BelleMaman, la Tite Mamie de Charming Prince, BelleSoeurette et BelleSoeuretteDeux. Bref, je comptais faire un joli cadeau à pratiquement tout mon entourage (tu reconnais bien là l’optimiste un brin déconnectée de la réalité que je suis, n’est-ce pas, coupinette?). A la base.

Et puis Novembre est passé et Décembre, le mois express, est arrivé. Je ne sais pas si tu as remarqué, coupinette, mais les jours passent à une vitesse folle en Décembre.
Et paf! On était à deux petites semaines de Noël et je n’avais rien fait du tout. Mais alors walou de chez nada!

Il a fallu que je revoie mes ambitions à la baisse et que je me fixe des priorités.
Et donc j’ai finalement réussi à coudre/tricoter/fabriquer:
- Une poupée pour ma poupinette (et une robe dont je ne suis pas très fière m’enfin c’était pour ne pas l’offrir nue, ce que j’ai réalisé à quelques heures de l’échéance). Parce que le cadeau number ouane de mes dix doigts, il me paraissait évident qu’il devait être pour elle (rapport au fait bien connu que je suis une bonne mère).

Rhabillée pour la photo par les soins de sa propriétaire, avec des vêtements de nouveau-nés prêtés par sa Mamie

- Un snood à pompons pour ma soeur (Dieu merci il y a eu le défi des Piqueuses de Jase!)


- Un petit col en laine pour Tite Mamie (qui a souvent froid au cou en hiver malgré son écharpe et puis… hum… j’avoue que c’était plié en deux jours à peine, ce cadeau-là).


- Un sac pour le petit-fils d’une amie de BelleMaman (une commande officielle! Ma première! Pinaise ce que ça m’a fait plaisir! je me suis appliquée, hein! Depuis le choix des tissus jusqu’aux finitions, je te l’ai fignolé, ce cadeau sur commande… Comment ça, je suis vénale? Ca n’a rien à voir, voyons! C’était une commande, je te dis! Je ne pouvais décemment pas ne pas l’honorer!)


Et… c’est tout. C’est pas si mal en 15 jours déjà, non?


Les paris:
- Finir avant le 24 Décembre au soir (parce qu’après, ben… c’est après Noël, quoi, c’est loupé, tu vois?)
- Me frotter à la poupée Waldorf qui semblait si technique à faire…
- Honorer ma « commande » au mieux (la perfection n’existant hélas pas, je voulais au moins m’en approcher le plus possible, ou au moins, ne pas trahir la confiance de BelleMaman).


Recette:
- Le kit poupée Grande Bulle (42cm) de Bulle de Gum
- Le petit col boutonné du livre « Petites pièces et accessoires » de la Droguerie


- Pour le sac, c’est un patron maison
- Et pour le snood, tout est expliqué ici


Ingrédients:
- Kit poupée Grande Bulle de Bulle de Gum.
- Fil Douceur 100% bébé Alpaga super fin de la Droguerie – Aiguilles 9, boutons nacrés de mon stock.
- Tissu Kokka Pommes (Brin de Cousette aka l’Enterpraïze), velours bleu canard (sublime craquage chez Tissus Reine), popeline verte (mon stock), fermeture éclair bleu turquoise (mon stock) et bouton jaune (mon stock).
- Tissu Indigo (offert par ma Maman), pompons bleus en guirlande (Tissus Reine)


Grains de sel:
- Aucune pour la poupée: découverte des poupées Waldorf + pas beaucoup de temps = je n’ai pas fait la maligne. Ah si: je n’ai pas couvert sa tête de cheveux, déjà là, à moitié remplie, ça fait un volume intimidant alors j’ai renoncé à mettre une seconde pelote de laine.
- Aucune pour le petit col: pas beaucoup de temps + aucune idée particulière + c’est du tricot = pas de bifurcation.
- Pour le sac et le snood, vu que ce sont des patrons maison, la notion de bifurcation s’efface, là, tu es d’accord?

Le franchement plaisant:
- Ouuuuf! J’ai réussi à faire quelque-uns de mes cadeaux home-made. Rien que ça, déjà, c’est top.
- On a passé une après-midi rigolote, le 24. Charming, ma copine Claire et son Frank de chéri ont consciencieusement coupé la laine en longs segments qu’ils me passaient pendant que je les crochetais sur la tête de la poupée jolie (tu te souviens que j’étais super à la bourre, n’est-ce pas, j’ai fini la poupée le 24 dans la soirée, à quelques heures de l’ouverture des cadeaux). Et donc, nous avons eu des conversations franchement intéressantes, quand on y pense:
- »Tu veux des combien là? »
- »Des soixantes (comprendre 60 cm), j’ai trop de 70 là. »
- »Bon Louloutte, j’ai fait un bon tas de 50 là »
- »Ah mince, j’ai fait des 65, moi… »
- »Non mais c’est pas grave, on va lui faire une coupe. Tu lui feras une coupe, Charming? Steuplé? »
- »Aaaah! Y’a plus de mohair! Y’a plus de cheveux!!! On fait comment? Qu’est-ce…Qu’est-ce qu’on fait là? »
- »On désépaissit sur la gauche et on balance tout à droite! »
Un moment comme je les aime: un moment où tout le monde est absorbé dans le même truc et le prend trèèès au sérieux, même s’il ne s’agit que de crocheter des cheveux sur la tête d’une poupée. Ah, ces moments-là, ce sont des pépites de vie, selon moi.

- Elle m’a demandé des heures de boulot (mais alors des heures et des heures, hein?!) mais elle est bien jolie, cette petite poupée, je trouve. T’en penses quoi toi, coupinette?
- Je suis trèèès contente de mon sac à pommes. Je me suis creusé les méninges pour la pose de la fermeture éclair et le résultat me plaît bien. Et puis c’était agréable de m’appliquer, de prendre le temps de bien faire chaque étape. Ca a été un plaisir à coudre, ce sac. Un plaisir.


Le franchement barbant:
- Faire une poupée Waldorf, c’est looooong, mais alors loooooooooooooong. Franchement, c’est pas dit que j’en referai une autre, un jour.
- Je n’aime vraiment pas coudre dans l’urgence. D’ailleurs, j’ai un genre de contre-coup en ce moment, la période de Noêl m’a traumatisée, je crois.


Do it again:
la prochaine fois, je commencerai mes cadeaux de Noël en Septembre.


La p’tite idée qui fait du bien:
Ah je suis à sec sur ce coup-là, coupine. Désolée!

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Les voisines (#2)

Depuis des années qu’elles se croisaient dans l’immeuble, Paulette et Amina n’avaient jamais dépassé le stade de l’indifférence polie l’une envers l’autre. Pour être totalement honnête, Paulette devait bien avouer qu’elle n’aimait pas cette grande Noire qui la snobait dans les couloirs. Elle la trouvait froide et hostile et du coup, elle adoptait la même attitude en retour, fermant son visage quand elle la voyait devant les boîtes aux lettres ou dans l’escalier.

Elle avait bien fait un effort, pendant la grossesse d’Amina, en lui disant bonjour, en lui tenant la porte ou en lui laissant l’ascenseur, mais cette péronnelle ne l’avait jamais remercié et avait continué à balader son regard mordant, ses lèvres serrées et cet air de défi qui rebutait tant Paulette.

Alors Paulette avait tout laissé tomber et avait recommencé à les ignorer ostensiblement, elle et son bébé.

Et puis une nuit, deux mois plus tôt, Paulette s’était assoupie dans son fauteuil devant la télévision. Le générique de la série qu’elle regardait l’avait réveillée et elle était allée se coucher en râlant parce qu’elle ne saurait jamais qui était l’assassin dans l’épisode.

A peine avait-elle fermé les yeux qu’un long cri de bébé s’éleva de l’étage du dessous. Et ça avait continué comme ça pendant un bon moment. Impossible de dormir.

A 3h du matin, la coupe fut pleine. Le bébé hurlait toujours et Paulette s’était levée.

Elle avait enfilé ses chaussons, serré la ceinture de sa robe de chambre puis était descendue au second étage. Elle n’avait  pas sonné -ça ne se faisait pas de sonner chez les gens à 3h du matin, même s’ils vous empêchaient de dormir- mais elle avait vigoureusement frappé à la porte.

La jeune femme qui avait ouvert la porte était manifestement à bout de nerfs. Elle se balançait pour tenter de calmer une petite fille d’environ un an, accrochée à son flanc, qui hurlait sans discontinuer.

Paulette avait expliqué que ça faisait des heures que le bébé pleurait, qu’elle n’arrivait pas à dormir et qu’il fallait faire quelque chose. Elle avait à peine fini que la jeune femme lui avait tendu le bébé à bout de bras.

« Ben tenez ! » avait-t-elle crié,  « Allez-y ! Calmez-la donc, vous ! Moi je n’y arrive pas alors allez-y ! Faites-la donc taire ! »

Désarçonnée, Paulette avait pris le bébé et, à sa grande surprise, la petite s’était immédiatement tue. Elle s’était mise à examiner Paulette avec un air sérieux. Elle était mignonne avec ses petites bouclettes, ses grands yeux noirs, son teint miel et ses joues roses.

Avant que Paulette n’ait pu dire quelque chose, la jeune mère avait tourné les talons et s’était enfuie, sans un mot, dans l’appartement.

Plantée sur le paillasson avec le bébé dans les bras, ne sachant que faire, Paulette était finalement entrée. Elle avait trouvée sa voisine assise dans le salon, le visage dans les mains, le corps secoué de sanglots.

Paulette s’était sentie mal. Elle était bien embêtée. Elle n’avait pas voulu que les choses en arrivent là. Elle avait donc essayé de calmer la jeune femme, s’excusant de s’être énervée, mais Amina n’en finissait plus de pleurer. Elle répétait sans arrêt qu’elle était n’en pouvait plus, juste plus.

Et bien sûr, en voyant sa mère sangloter, la petite s’était elle aussi remise à pleurer dans les bras de Paulette.

Ah, ce n’était plus possible, là !

Paulette avait pris les choses en main.

L’appartement avait une configuration identique au sien, elle trouva donc facilement la cuisine. Elle farfouilla un peu et put rapidement préparer une tasse de chocolat chaud pour la mère et un biberon de lait pour la petite. Le bébé, toujours installé sur son flanc, avait saisi le biberon et en engloutissait le contenu tandis que Paulette retournait au salon.

Où la jeune femme s’était endormie, pelotonnée dans le canapé.

Paulette avait hésité mais elle ne l’avait finalement pas réveillée. Elle était sortie du salon, avait trouvé la chambre de la petite et l’avait couchée. La fillette s’était emparé d’une peluche et s’était endormie en à peine quelques minutes.

Paulette avait attendu un peu puis elle avait quitté l’appartement, tirant la porte derrière elle. Elle était remontée lentement chez elle et s’était remise au lit.

Il était presque 4h du matin et elle n’arrivait pas à s’endormir. Elle était bien trop énervée pour ça. Alors là ! Elle n’aurait jamais imaginé que les choses se seraient passées comme ça. Franchement pas. Elle était stupéfaite. Et contente, au fond. Oui, elle était contente parce qu’elle s’était sentie utile et efficace chez la voisine. Et ça faisait un bon bout de temps que ça ne lui était pas arrivé.

Quand Henri était parti, il avait emporté un morceau d’elle avec lui. Paulette s’était sentie disparaître. Les amis s’étaient peu à peu éloignés et Philippe, son fils unique, avait espacé ses coups de fil. Tous la tenaient pour responsable de ce qui était arrivé, elle le savait bien. Et elle s’était retrouvée toute seule, abandonnée, sans personne à qui parler. Bon, elle était forte, hein, elle tenait le coup. Mais c’était dur. Elle se sentait souvent transparente, quasi invisible, inutile. Cette nuit, au contraire, elle avait eu l’impression d’être à nouveau quelque part, vivante et visible. Ca lui avait fait un bien fou.

A partir de là, Paulette avait abandonné sa froideur et chaque fois qu’elle les croisait, elle s’arrêtait pour saluer Amina et sa fille. La petite semblait la reconnaître et à chaque fois, elle souriait de ses deux dents en tendant les bras vers elle.

Dieu que Paulette aimait ça ! Elle devait lutter contre l’impulsion de la détacher de sa poussette pour la serrer dans ses bras.

Peu à peu, Amina s’était mise à lui sourire, elle aussi. Elle lui proposait de l’aider pour ses teintures et vint volontiers prendre un café à l’occasion. Paulette se sentait pleine de gratitude. Elle avait l’impression d’exister à nouveau.

Alors quand un jour, Amina lui avait demandé de garder sa petite Lucile pendant quelques heures, Paulette avait accepté avec empressement.

Elle l’avait emmenée au square le plus proche, avait joué dans le sable avec elle et lui avait donné son goûter. La petite avait gazouillé pendant les deux heures et Paulette avait passé un merveilleux moment.

Amina l’avait sollicitée ainsi plusieurs fois, lui expliquant qu’elle n’avait pas encore trouvé de nounou, et Paulette avait bien évidemment accepté à chaque fois.

Et puis un jour, elle avait « officiellement » proposé ses services à Amina. Lucile la connaissait bien maintenant. A onze mois, les repères c’était important. Et puis elle savait y faire, elle s’en occupait bien de la petite. Elle était à la retraite et n’avait pas grand-chose à faire, alors si elle pouvait rendre service, elle en serait ravie. En plus, elle habitait juste au dessus, ce serait pratique pour Amina, si elle avait un empêchement un soir.

Amina n’avait pas hésité une seconde et ça, ça avait fait plaisir à Paulette. Amina voulait faire correctement les choses et donc la rémunérer mais il n’en était pas question. Elles étaient finalement tombées d’accord pour qu’Amina assume les dépenses de nourriture et de couches pour Lucile. Et donc, depuis un mois, et demi, Paulette gardait Lucile du lundi au vendredi et parfois le samedi.

Paulette s’était profondément attachée à la petite. Lucile avait rallumé quelque chose en elle et Paulette la traitait comme sa propre petite fille. Elle avait d’ailleurs redécoré pour elle la seconde chambre de son appartement, autrefois réservée à ses petits-enfants, les fils de Philippe, mais qu’elle ne voyait plus qu’à Noël et parfois pendant l’été.

Elle avait repeint les murs dans des tons roses, avait changé les rideaux, acheté un berceau pliable et des peluches identiques à celles qu’avait la petite chez elle.

Paulette fut tirée de sa rêverie par une quinte de toux venant justement de la chambre du fond. Elle retourna dans le salon et farfouilla dans le grand sac à la recherche du sirop de Lucile.

Il faudrait quand même qu’elle parle à Amina de ces rhino-pharyngites à répétition. Peut-être était-il temps d’essayer l’homéopathie ?

Elle alla dans la cuisine et remplit un biberon de lait de croissance qu’elle mit à chauffer, puis elle se dirigea vers la chambre d’où elle entendait Lucile l’appeler.

°°°°°°°°°°

Alors là, on ne va pas causer sac à langer comme tu pourrais les croire, coupinette. On va parler d’un sac pour moi.
Je suis plutôt une adepte des petits sacs, coupinette. Et j’en trimballe toujours deux ou trois vu que tout ne tient pas dans mon sac à main. Ça ne me dérangeait pas plus que ça jusqu’à récemment. Quand j’avais besoin de transporter mon matériel de couture, c’était infernal. Je mettais tout mon barda dans un grand sac en plastique qui s’empressait de tout répandre par terre dès que je le posais (par exemple, dans le métro). Joie et bonheur total comme tu l’imagines bien. Donc un jour, j’ai pris le taureau par les cornes et j’ai envisagé de me coudre un sac à matos de couture, un grand sac bien pratique. Et quelques temps plus tard, mon B.B. (comprendre Big Bag) est né:

Recette:
Patron maison.

J’avais vu un sac de ce genre sur Internet, il y a quelques temps mais je n’ai pas réussi à retrouver l’image (je ne connaissais pas encore mon bien-aimé Pinterest, à l’époque). Et donc, je suis partie de mes souvenirs pour dessiner mon patron.
Je voulais impérativement que le haut du sac m’arrive à l’épaule, j’ai donc prévu des anses courtes et des arrondis creusés dans le sac. Je voulais qu’il soit grand, il fait donc 67 cm de haut et 40cm de large. Je voulais qu’il se tienne, j’ai donc utilisé du thermocollant épais. Je l’ai doublé pour que l’intérieur soit joli lui aussi. Enfin, je voulais qu’il soit rectangulaire mais en volume, je lui ai donc prévu une base ovale (gentiment dessinée par BeauPapa-Mac Guyver avec une planche, deux clous et de la ficelle).

Ingrédients:
Wax à fond rouge (offert par ma tantie A. il y a 2 ans), cotonnade bleue marine (aucune idée de sa provenance, je l’ai déniché dans mon stock), thermocollant épais (Marché Saint-Pierre), boutons jaunes (Mercerie du marché Saint-Pierre), élastique rond rouge (Fil 2000)

Grains de sel:
Aucun, coupine. J’ai suivi le plan que j’avais concocté à la lettre.

Les montagnes à gravir:
Une seule: coudre exactement ce que j’avais en tête.

Ce qui m’a franchement plu:
- Le résultat est exactement ce que j’avais en tête. Le sac se tient bien, toutes mes petites affaires y rentrent sans problème et mes anses sont assez larges pour ne pas me cisailler l’épaules. Impec’ quoi.
- Je suis contente de mes plis creux sur les côtés, j’ai pensé que ça ferait trop sur ce sac que je voulais simple dans ses lignes et finalement je suis contente d’être allée au bout de mon idée, les plis creux donnent du style à mon sac.
- J’avais prévu de plaquer chacune des poches latérales avec un gros bouton et un élastique rond. Quand j’ai fini, j’ai eu l’idée de croiser les élastiques, chacun venant s’enrouler autour du bouton de l’autre face. Et j’ai trouvé là un moyen de fermeture pour le sac entier. Je peux te dire, coupinette, que j’ai été drôlement ravie de cette idée.

Ce qui m’a franchement barbée:
- La couture des pièces thermocollées. Elles étaient si rigides que j’ai eu un mal fou à les assembler. Heureusement, je n’avais pas thermocollé les marges de couture, mais quand même, j’ai bien sué, surtout quand j’ai assemblé le fond.

Do it again:
- Si je devais recommencer, j’utiliserais différents thermocollants: un très épais pour le fond et un un peu plus léger pour les côtés.
- Je me débrouillerais pour matelasser les anses, elles ont tendance à se replier en deux.

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Tuto – Discipline des chutes

Comme tous les futurs primipares, CharmingPrince et moi en sommes, depuis quelques semaines, à la délicate et cruciale étape de l’aménagement intérieur. Pour être précise, on en est à la partie pas drôle, à savoir celle où on doit vider la seconde chambre qui servait de bureau-débarras-local-aux-derniers-cartons-du-déménagement-d’il-y-a-deux-ans-et-demi-déjà.

Pour moi, cette étape a sonné le glas d’une douce époque d’expansion textile débridée. J’avais colonisé, dans cette pièce, une bibliothèque entière avec mes coupons. Il a donc fallu que j’en fasse le deuil et que je trouve une solution optimisée et pérenne pour ranger mes précieux tissus ailleurs. C’est fait : je dors dessus désormais. Littéralement dessus, vu qu’ils sont maintenant dans des bacs en plastique sous notre lit.

Seulement, il me restait à régler l’épineuse et envahissante question des chutes. J’avais cru leur régler leur compte l’an dernier en confectionnant un sac à chutes mais il fut vite débordé  et un essaim de sacs en papier et en plastique est apparu au fil des jours au pied de ma bibliothèque à tissus.

Heureusement, à l’époque, j’avais fait une ébauche de tuto et il m’a été très facile de refaire des sacs à chutes en relisant mon ébauche.

Aujourd’hui, coupine, je t’offre une version remaniée de ce tutoriel de sac cylindrique. Tu vas voir, il va te permettre d’exploiter à fond ta créativité parce qu’il est générique. Ca veut dire que c’est toi la chef : tu vas pouvoir décider de la taille de ton sac, de la position de la fermeture éclair et tu vas pouvoir le customiser comme il te plaira.

Cerise sur le cupcake, je te l’ai aussi mis au format PDF (Jul’, tu vois, je t’ai entendue :) ). Il te suffit de cliquer sur le lien tout en bas de ce post.

Bon,tu es prête? On s’y colle ?

Voici mon sac à chutes (que j’ai blindé pour la photo, histoire que tu en vois bien la forme):

Le tuto que je te propose est générique mais je rajouterai à chaque fois les indications concernant ma version du sac cylindrique (des fois que tu voudrais le même).

Temps de réalisation:
A moins que tu veuilles faire de grosses modifications, il te faudra une petite après-midi pour réaliser ton sac.


Matériel:
- tissu épais, toile cirée ou coton enduit (pour ma part, j’ai utilisé un morceau de tissu d’ameublement de 174cm x77 cm que j’ai teint à la machine)

- fermeture éclair: on va voir de quelle dimension après la réalisation du patron (la mienne faisait 92 cm)

Facultatif:
- Du thermocollant épais ou un morceau de feutre (j’ai utilisé des fonds de tiroirs de chez Ik*a)

- Passepoil: pareil que pour la fermeture éclair, c’est le patron qui nous dira de combien tu as besoin (j’en ai utilisé 2,5 mètres)

- chute de voilage (j’ai utilisé un rectangle de 30cm x 30cm)

Le patron:

Cette étape est inzappable sous peine de grosse galère ensuite. Il faut que tu la soignes pour que tout se passe bien. Donc pas d’approximation, tu sors ta calculatrice, ton équerre ainsi que ton plus beau crayon et tu fais ça bien.

1- Sur du papier à patron / du papier kraft / du papier cadeau / de la nappe en papier / ce que tu veux, trace un cercle de diamètre D. Si tu ne sais plus où est ton compas ou si tu n’en as pas, tu peux utiliser une assiette ou le fond d’une casserole comme gabarit (moi, j’ai utilisé un set de table rond de diamètre 34,5 cm).

2-   Trace aussi un rectangle de longueur égale à la circonférence du cercle, soit à ±3,15 x D et de largeur L au choix ( dans mon cas, la longueur est de 108 cm et la largeur L est de 45 cm):

3- Divise ton rectangle en deux parties (ma partie de gauche fait 90 cm et celle de droite 18 cm):

4- C’est sur la partie de gauche qu’on va mettre la fermeture éclair. Divise-la en deux, au niveau où tu veux mettre la fermeture (ma partie haute fait 8 cm et ma partie basse 37 cm):

5- Découpe maintenant les 3 rectangles et le cercle ainsi obtenus. Tu te retrouves avec un patron à 4 pièces.

6- Tu as maintenant les indications pour la longueur de la fermeture éclair: elle doit être un peu plus longue que la longueur des rectangles 1 et 2.

7- De même, si tu comptes utiliser du passepoil, il te faudra 2x 3,15xD cm (il vaut mieux en prendre un peu plus, histoire d’être à l’aise).

Instructions:
1- Coupe dans ton tissu les 3 rectangles et deux cercles. ATTENTION! N’oublie pas tes marges de couture!

2- Commence par coudre la fermeture éclair entre les pièces 1 et 2:

3- Surpique sur l’endroit. Ce sera plus joli et tu ne risqueras pas de bloquer du tissu dans ta fermeture éclair.

Option Custo: Si tu veux décorer ton sac, c’est à cette étape-ci qu’il faut le faire. Fais-toi donc plaisir: appliqué, pochoir ou autre, c’est comme tu veux.
Pour ma part, j’ai mis un hublot en utilisant une chute de voilage et le génial tuto de Bab la bricoleuse.

4-Maintenant, couds endroit sur endroit les deux grands côtés de la pièce 3 sur les côtés de l’ensemble 1-2-fermeture éclair (en fait on assemble le long des côtés de longueur L). Tu obtiens donc un tube ouvert des deux côtés.

ATTENTION! Du fait qu’il y a une fermeture éclair entre les pièces 1 et 2, l’ensemble 1-2-fermeture éclair est légèrement plus grand que la pièce 3. Le plus simple, c’est de recouper l’ensemble 1-2-fermeture éclair pour qu’il ait la même hauteur que la pièce 3.

5- Fais-moi plaisir et surpique sur l’endroit pour que ce soit plus joli.

Option Custo: Si tu veux mettre du passepoil, c’est maintenant! Pour t’aider, je te suggère de consulter le chouette tuto de Troipom.

Option Custo:Tu peux aussi rigidifier un peu les ronds de couvercle et de base en utilisant du thermocollant ou en cousant sur l’envers de chacun d’eux du feutre épais dans lequel tu auras coupé des ronds de même taille.

Option Custo:Enfin, tu peux décider d’ajouter une poignée à ton sac. Pour ce faire, il te suffit de couper un rectangle de tissu dans la toile, de le plier en deux, endroit contre endroit, et de coudre tout autour en laissant un petit trou pour le retourner. Ensuite, tu surpiques tout autour et enfin, tu le centres bien sur l’endroit de l’un des ronds en toile et tu piques.

6- A présent, ouvre la fermeture éclair puis assemble chacun des ronds sur le haut et le bas du tube, endroit contre endroit. Crois-moi, tu gagnerais du temps à bâtir à cette étape, les coutures en rond ne sont pas simples. Pique ensuite soigneusement.

Et voilà le travail!

J’ai maintenant un sac à grandes chutes (le rouge) et un sac à petites et moyennes chutes (le bleu).


Tuto – Le sac cylindrique


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