Au bout du mot: tablier
Les roses de Vendée
C’est la rentrée! Et comme tu le sais, rentrée = nouveautés, c’est ce qui la rend sympathique. Donc j’ai décidé d’inaugurer de nouvelles catégories sur ce blog. Et ça commence aujourd’hui.
Coupine, je te présente le premier billet de la catégorie « Aiguille déplumée » (c’est CharmingPrince qui a trouvé ce nom parfaitement adéquat à l’esprit de ces billets). Bref, trêve de blabla, place à l’aiguille!
Ma belle-soeur, maman de deux poulettes à croquer, aime beaucoup la marque Papa pique et Maman coud. Elle a flashé sur un coupon de coton rappelant le style madras et m’a demandé de faire des petites choses pour ses petites blondes.
J’ai fait un ensemble tiré des « Intemporels pour Bébés » pour sa cadette de 13 mois et une robe smockée pour son aînée de 3 ans et demi. Il me reste encore du tissu alors peut-être bien que la petite dernière aura à son tour une robe l’an prochain…
Matériaux utilisés:
- coton rose (Papa pique et Maman coud), coton violet (Marché Saint-Pierre), boutons (de mon stock perso), biais rouge (marché de Vendée)
Les challenges du jour:
- Coudre un tout petit modèle (mon premier).
- Coudre ailleurs que dans mon confortable environnement habituel
- Faire une robe qui plaise à Margot, en pleine période « princesse » (m’enfin vu que le tissu était rose, j’avais de bonnes chances d’y arriver).
Le tuto derrière tout ça:
Alors, le tablier de la choupette est tiré des Intemporels pour Bébés, taille 12 mois. Le sarouel assorti est également tiré du même livre.
En revanche, j’ai fait un patron maison pour la robe de Margot.
Changements de plan en cours de route:
Aucun.
Ce qui m’a franchement plu:
- Les deux pans froncés au bas de la robe de Margot. Je déteste toujours autant les fronces mais là, les largeurs de tissu que j’avais prévues étaient nickel et au final, ça donnait une jolie robe qui tourne.
- Je voulais que le haut de la robe soit plus près du corps sans pour autant serrer à mort à cause d’un trop grand nombre de smocks. J’ai donc fait des smocks plus espacés. Résultat: une robe plus confortable et qui fait petite fille et non bébé.
- La joie de Margot et ma promotion au rang de « copine de moi ».
- Ca va super vite de coudre pour un bébé. Le tablier et le sarouel étaient pliés en une soirée (le truc qui ne m’arrive JAMAIS d’habitude, je suis plus tortue que lièvre en couture, je trouve)
Ce qui m’a franchement barbée:
- Faire des fronces à la main (rien de neuf sous le soleil).
- Faire des boutonnières sur le haut du tablier. C’est tout piti et en plus les rentrés de couture font des bosses sur les côtés. Bref, j’ai galéré et l’une des boutonnières est un désastre complet. Du coup, j’ai pris une décision: terminé de mettre des boutonnières sur des vêtements d’enfants de moins de 3 ans. Je mettrai des pressions à la place.
- Faire un ourlet à la robe de Margot. D’autant que j’avais peur qu’elle soit trop courte si je faisais un ourlet classique. J’ai donc opté pour du biais comme sur ma robe, ce qui ne m’a fait « perdre » qu’un demi-centimètre en bas de la robe.
Ce qu’on peut retenir de tout ça / Si je devais recommencer:
- Je regarderais mieux les tailles avant de décalquer le patron dans les « Intemporels pour bébé ». J’ai fait un sarouel en taille 18 mois pour la choupette de 13 mois et c’était carrément trop grand. J’en ai refait un en taille 12 mois plutôt que de bidouiller le premier (ça finit souvent mal les bidouilles, chez moi). Finalement, ça taille plutôt bien, je trouve.
- Si je devais recommencer la robe de Margot, je mettrais du croquet au niveau de l’ourlet. Autrement, je ne changerais rien du tout.
La p’tite idée qui fait du bien:
Si tu procèdes comme moi quand tu fais des smocks, tu te sers sans doute, chère coupine, de la largeur de ton pied comme guide pour que tes lignes de smocks soient bien parallèles? Ce qui est pratique mais qui impose aussi la largeur de l’espace entre les smocks (pour moi, c’est 0,5 cm). Et bien, figure-toi qu’il te suffit, si tu veux faire des smocks plus espacés, d’en faire comme d’habitude, puis de retirer une ligne sur deux ou une sur trois, selon ton bon désir.
Espace naturel
Tasticottine, envoyée spéciale, en direct de Bruxelles
Bonjour Patrick. Je me tiens devant le siège de la Commission Européenne à Bruxelles, le Berlaymont, où c’est l’effervescence depuis ce matin.
En effet, vers 7h30, selon les personnes qui travaillent à l’accueil du bâtiment européen, une fissure est apparue dans le sol du hall d’entrée. Ils disent qu’il n’étaient pas très inquiets mais qu’ils ont quand même donné l’alerte immédiatement. La faille mesurait alors une trentaine de centimètres de long sur une dizaine de large.
La première hypothèse des autorités belges, appelées immédiatement, fut qu’il y avait eu un glissement de terrain sous le bâtiment. Toutefois, cette hypothèse a vite été abandonnée après examen de la zone, de même que celle d’une secousse sismique de faible amplitude.
Les enquêteurs se sont alors tournées vers la piste terroriste, le bâtiment abritant la commission européenne et constituant donc une cible potentielle. Des gens mal intentionnés auraient peut-être creusé un tunnel sous le bâtiment. Seulement, pourquoi le faire aboutir au milieu du hall et non plus loin et surtout, surtout au moyen de quel outil auraient-ils pu perforer la dalle de marbre du sol, qui a une épaisseur de plus d’un mètre, sans se faire remarquer ?
Ces questions n’ont pas encore trouvé de réponse à l’heure où je vous parle, Patrick. La faille continuant à s’élargir à un rythme régulier, le Berlaymont a été évacué et un détachement de l’armée, spécialisé dans les prises d’otages, a pris position autour d’elle, dans l’attente d’éventuels malfaiteurs.
Bien évidemment, il nous est strictement interdit d’approcher du bâ…
Ah Patrick ! Il me semble que la situation a évolué, je vois les soldats quitter leur position… Il y a comme un flottement dans l’organisation là… Attendez, attendez, les barrières derrière lesquelles les journalistes étaient retenus ne sont plus gardées, je vais peut-être pouvoir m’approcher…
Ca y est, Patrick, je peux voir le trou, ce n’est plus une faille, là, il fait bien deux mètres de diamètre et… Oh, Patrick ! C’est… c’est étonnant : il y a un élément cylindrique fin, d’une hauteur d’un mètre à peu près, au milieu du trou et je vois… je vois… on dirait des feuilles Patrick, des feuilles d’arbre. En fait, bien que ce soit impossible, on dirait qu’il y a un arbrisseau au milieu du trou.
Patrick ! Patrick ! C’est totalement effarant : l’arbrisseau grandit à vue d’œil ! Il mesure maintenant un mètre cinquante et son… son tronc a un diamètre de quinze centimètres au moins.
Un arbre pousse au milieu du hall de la Commission Européenne, Patrick ! Au beau milieu d’une dalle de marbre, à l’intérieur d’un bâtiment ! C’est totalement farfelu et pourtant, c’est ce qui se passe Patrick, vous pouvez le voir derrière moi… C’est… c’est… très étrange. Les policiers et les pompiers sur place sont aussi médusés que moi, Patrick, ils ne font rien, je crois que c’est une situation inédite, même pour eux…
Je ne sais pas de quelle espèce est cet arbre, Patrick, il semble que personne ici ne le sache, mais il grandit à une vitesse effrayante, Patrick ! Il mesure maintenant plus de deux mètres de haut et son tronc s’épaissit à une cadence tout aussi folle. On dirait un film en accéléré… Alors, comme vous pouvez le voir, il a très peu de feuilles. Si ce n’était pas aussi anormal que cet arbre pousse là, on pourrait trouver cela logique, on est en plein hiver quand même et…
J’ai peut-être parlé trop vite, Patrick… il y a des branches très fines, comme des lianes… des lianes feuillues qui enlacent le tronc de l’arbre. Mais d’où sortent-elles donc ?? Je ne vois rien et la police nous oblige maintenant à reculer, la situation semblant se précipiter. En effet, l’arbre va bientôt atteindre le plafond et on craint qu’il y ait des dégâts matériels potentiellement dange…
Patrick ! Patriiiiick ! Le plafond nous tombe dessus ! Le plafond nous tombe dessus alors que nous n’avons pas fini d’évacuer…
Laissez-moi passer ! Laissez-moi passer !!!Mais poussez-vous, voyons!!
C’est… c’est la cohue ici, Patrick, j’ai… du mal à… reprendre… mon souffle. Nous sommes maintenant… à l’abri… du moins pour l’instant. Et je vous disais donc que c’est la panique, Patrick, l’arbre continue à croître, il a crevé le plafond avec une facilité déconcertante, comme s’il traversait une motte de beurre. Des vitres explosent, vous pouvez les voir derrière moi, à mesure que ses branches s’étendent, la situation devient franchement très préoccupante.
Il y a des rumeurs d’arme biologique, de modifications génétiques apportées à un chêne et qui auraient conduit à ce résultat, mais je n’ai aucune confirmation officielle. En revanche, les autorités nous ont communiqué leur décision d’abattre l’arbre géant. Des bûcherons sont arrivés il y a quelques minutes sur les lieux et nous attendons maintenant la suite des évènements.
Oh mon Dieu ! Patrick, vous avez entendu ??????!!!!! Vous avez entendu ce… cet horrible gémissement ? Oh là là, j’en ai des frissons ! On aurait dit un cri de douleur, Patrick. Et ce cri vient de l’arbre ! De l’arbre, Patrick ! C’est totalement surréaliste! Les bûcherons ont immédiatement arrêté de scier, à ce que je vois. Patrick, on me dit qu’un liquide rouge coule de l’entaille faite au tronc d’arbre. Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu Patrick, j’ai l’impression que cet arbre a … oui, a souffert et qu’il… qu’il saigne…
La confusion la plus totale règne ici, Patrick. L’arbre continue de pousser et de dévaster le bâtiment Berlaymont. Et face à cette catastrophe, les autorités ne font plus rien, je pense qu’ils sont plus que déboussolés par les derniers événements. De plus, les bûcherons ne veulent vraisemblablement pas continuer leur travail…
J’entends ça et là des cris… Vous entendez ? Vous entendez, Patrick ? Les gens scandent les mots « Arrêtez ! » et « Assassins ! » La tension est palpable et j’ai bien peur qu’il y ait bientôt une émeu…
Tasticottine ? Tasticottine, vous m’entendez ? Je dois vous reprendre l’antenne, on vient de m’informer qu’une fissure est apparue au milieu du bâtiment du Capitole à Washington… A tout à l’heure peut-être!
C’est l’hiver mais j’avais envie d’un tablier. Plus précisément un tablier-tunique à porter sur mes pulls à cols roulés. Je me suis donc inspirée de la robe-tablier du livre « Couture avec Charlotte », qui me fait régulièrement de l’œil.

Voici ce que ça a donné:
Charlotte Végéta-Velours est en velours brun (Stop Tissus), biais imprimé vert (Fil 2000) et boutons en nacre (fil 2000)
Je l’avoue, j’ai franchement galéré pour l’arrière du tablier. Mon fessier hémisphérique faisait bailler les pans et j’ai grandement bidouillé pour retomber sur mes pattes et avoir un tablier-tunique décent.
J’espère qu’avec ça, le printemps se grouillera un peu (on s’est bien assez pelé les miches, là, à mon avis).
Alors, c’est Mademoiselle Milo qui joue le mannequin aujourd’hui, elle a grandement insisté alors, j’ai accepté, pour cette fois.
Poulet surprise de la couturière
- Prenez un homme vaillant au teint frais.
- Mettez-le debout et prenez ses mesures.
-Restez évasive s’il vous demande ce que vous comptez faire (entretenez le suspense, quoi…).
-Enfermez-vous loin de lui avec votre machine à coudre.
-Cousez un joli tablier.
-Offrez-lui le tablier et demandez-lui de l’essayer.
-Extasiez-vous sur le thème « Comme il te va bien ce tablier ! C’est inouï ! » (faites dans le subtil, hein ? Trop d’enthousiasme appelle la méfiance et tue le ravissement)
-Flattez-le jusqu’à ce que de lui-même, il se dirige vers la cuisine pour voir ce que ça donne « en situation ».
-Donnez-lui un poulet « pour plus de réalisme ».
-Tendez-lui un couteau et dites un truc spirituel du genre « je parie que tu vas cuisiner à merveille, maintenant
que tu as ce tablier » (tâchez de faire briller vos yeux d’adoration béate en disant ça, entraînez-vous avant, ce n’est pas évident de faire ça sur commande).
-Eclipsez-vous à pas de loup de la cuisine pendant qu’il ne regarde pas (pensez à donner deux tours de clé) -Allez prendre un bain relaxant (mettez de la musique assez fort, il pourrait y avoir des cris de protestations et des coups contre la porte de la cuisine, les premières minutes).
-Après votre bain, patientez encore jusqu’à ce qu’un agréable fumet vienne chatouiller vos narines.
-C’est prêt ! Il ne reste plus qu’à découvrir comment il a accommodé le poulet : Ouvrez la porte avec un
immense sourire.
Bon, si au bout de deux heures vous ne sentez rien ou une odeur suspecte (cramé, association trop téméraire d’épices, ce genre de truc), faites preuve de bon sens et commandez une pizza.
Attendez qu’elle soit arrivée avant de libérer l’homme, c’est mieux.
Tablier réversible créé en m’inspirant du chouette tuto en images de Damocamélia.
Coton épais rouge (Toto Tissus) et coton imprimé (Ikea).
J’ai mis du fil rouge dans la canette et une bobine beige lorsque j’ai assemblé les deux faces du tablier pour que la couleur du fil se fonde dans le tissu. J’ai dû reprendre l’attache du cou, trop longue et faisant bailler le tablier sur la poitrine de CherEtTendre.
J’ai galéré pour la coupe. Au final, les deux morceaux ne correspondaient pas vraiment et j’ai dû improviser pour le bas du tablier (il y avait quasi 2 centimètres de différence). Quand je pense au temps que j’ai passé à couper un tissu puis l’autre, je me dis que la prochaine fois, je superposerai les deux tissus et je les couperai ensemble.


















