Charlie ne peut pas rester (suite et fin)

Ce fut moins dur qu’elle ne l’avait pensé. Enfin… une fois qu’elles réussirent à le faire sortir de la voiture. Armelle ne savait pas comment, mais Charlie semblait avoir deviné qu’elle allait le laisser là et il avait catégoriquement refusé de quitter la voiture. Il avait battu des ailes, furieusement, et lui avait même donné un coup de bec, ce qu’il n’avait jamais fait en trois ans. Armelle s’était alors énervée à son tour et lui avait empoigné les deux pattes d’une seule main avant de le tirer hors de la Clio et de le fourrer dans la cage préparée par Françoise.

Quand même… c’avait été nul comme séparation.

Charlie s’était allongé sur le sol de sa cage et avait fait le mort. Il n’avait pas répondu à son « I promise I’ll come to see you really soon, Charles ! » ni à son au-revoir. Il n’avait pas bougé. Il faut dire aussi qu’elle avait été brutale avec lui… Armelle avait le cœur gros en rentrant. Elle se répétait qu’elle avait bien fait mais elle n’y croyait qu’à moitié…

Pardon Charlie.

Nicolas s’était mis en quatre pour la consoler. Chaque jour de la semaine suivante, il lui avait fait une surprise : un mot d’amour sur le miroir de la salle de bain, un dîner maison avec des chandelles et tout le tralala, un petit cadeau rigolo, une soirée au théâtre, il lui avait même massé les pieds en regardant « Pretty Woman » à la télé. Et Armelle se remettait, doucement.

Le samedi suivant, elle se réveilla vers 5 heures. Allongée dans le noir aux côtés de Nicolas qui ronflotait, elle se demandait s’il n’était pas trop tôt pour aller voir Charlie. Une semaine, ça suffisait pour qu’un coq fasse son deuil ? Et puis elle, était-elle prête ? Parce que si…

Soudain, elle tendit l’oreille. Elle entendait un bruit sur le palier.

On aurait dit un « cot cot », non ? Charlie ?! C’était peut-être Charlie ! Il était peut-être revenu !

Elle bondit hors du lit, réveillant Nicolas, et se précipita vers sa porte d’entrée.

Oh ! Cet oiseau était merveilleux ! Merveilleux ! Il  était revenu jusqu’à Paris, il avait retrouvé son appartement ! Mon Dieu qu’elle était cont…

Il n’y avait personne sur le palier. Il n’y avait pas de coq non plus.

Punaise, la déception !

Elle sentit ses yeux la brûler et ses larmes commencer à couler. Elle se mit à sangloter comme une gamine. Nicolas la trouva assise sur son paillasson, en culotte et débardeur, serrant ses genoux dans ses bras  et insultant entre deux hoquets, le crétin qui, à l’étage au-dessus, jouait du marteau.

Nicolas fit alors un truc… fantastique ! Carrément génial ! Il lui ordonna de s’habiller et puis il l’emmena à Saint-Rémy. Pour récupérer Charlie. Elle pleura quand, sur place, il lui dit que Charlie rentrait avec eux. Charlie bouda Armelle. Mais curieusement pas Nicolas. Il se laissa saisir puis installer sur la banquette arrière sans protester.

Sur le chemin du retour, après quelques minutes de silence, Armelle demanda sa main à Nicolas. Charlie appuya d’un « cot cot » chaleureux.

Et Nicolas ? Et bien Nicolas sourit…

Et puis il dit oui.


Voici Charlie ShoppingBag, mon sac à courses écolo-réutilisable-sympa-pour-la-planète. C’est une copie textile des sacs en plastique qui ont maintenant mauvaise presse dans les supermarchés. Je l’ai fait en utilisant un patron de Nani Iro.  Charlie me suit partout, se recroquevillant dans sa pochette quand je n’en ai pas besoin et transportant gentiment mes courses quand j’en fais.



Drap de laine (Marché de Sarcelles), biais (Fil 2000), boutons en nacre (Fil 2000)

Ça me démange de fabriquer un Charlie bis en wax ou en lin, pour la belle saison. C’est quasi certain que je vais le tenter. Peut-être aussi que je lui ferai un autre fond, plus large.

Et puis je voudrais modifier la pochette, la rendre plus compacte.

A votre avis? En wax? En lin? En liberty? En jersey? Je le fais en quoi le Charlie bis?

8 thoughts on “Charlie ne peut pas rester (suite et fin)

  1. Pour ma part, j’aurais laissé le gallinacé chez sa nouvelle hôte sans aucun remords !!

    Sinon, très chouette ton Charlie à toi. Je n’aurais jamais pensé à faire un sac à courses en drap de laine. Le prochain, je le vois bien en wax puis le suivant en lin et celui d’après en liberty non ? Sans oublier qu’il est indispensable que tu en fasse un (plus grand pour les grosses courses) en toile cirée mais bon là, je ne suis pas objective du tout 😉
    Je suis une sac à courses addict, ça me requinque d’en faire un (et de le réussir) quand je suis sur une pente « je rate tout ce que je couds ».

    Allez bibises et bon dimanche ma Tatounette !

  2. Merlinette, t’es pas sympa avec les coqs!
    😀
    Je crois que je vais suivre ton conseil et en faire un en wax déjà. Et puis devine quoi? J’ai justement de la toile cirée dont je ne sais pas quoi faire.
    Merci beaucoup!

  3. Ben oui en wax !!! Le lin ça le fera pas c’est sur, ça se froisse, en fonction de la trame ça peut mal tenir le coup.
    Le wax ça a tout bon : couleurs et imprimés à tomber et trame serrée et costaude !!
    Prochaîne fois que je « monte » à la Capitale va vraiment falloir que je découvre Fil 2000 …

  4. C’est pratique ces petites choses ^^
    En tout cas je prônerais plutôt le tissu costaud et rigide…le jersey pas sûre que ça soit une bonne idée, tu risques de te retrouver avec des anses immennnnnses et donc pas très pratiques au final :-/ et le liberty, c’est beau…mais c’est fin, alors ça peut craquer si tu le remplis à bloc un jour de shopping effréné :-/
    Je le verrais bien en Wax comme tu le suggères, parfait pour l’été 🙂

  5. Je rejoins les autres avis, je pense qu’en pense qu’en wax ce sera super!
    Le tuto de la pochette me tente bien. Peut-être qu’il pourrait aller pour mon sac de courses…
    En tout cas, ton coq est très beau et très stylé!
    Bises

  6. Ah oui, Za’pristi et Eolune, vous avez raison: le lin et le jersey ne conviendront sans doute pas. Va pour le wax alors! 😀

    Za’pristi, prépare-toi à perdre la tête, Fil 2000, c’est un genre de paradis de la mercerie.

    Céline, Merci! Je me note d’écrire un tuto pour la pochette. Ca risque de prendre un peu de temps (je suis en train d’en écrire un qu’on m’a demandé il y a 3000 ans) mais je n’oublierai pas. Promis!

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