Convention #fin

Elle n’avait jamais su ce qui s’était passé. Sacha avait disparu. Le peu d’amis qu’elle lui connaissait n’avaient aucune idée de là où il pouvait bien être. Au cabaret non plus, on n’avait pas pu la renseigner. Sacha semblait avoir quitté Paris avec sa femme.

A ce souvenir, elle eut les larmes aux yeux. Elle les essuya vite pour ne pas manquer les passagers de la rame qui venait de s’arrêter devant elle. Elle les étudia soigneusement mais Sacha n’était pas là. Elle se sentit brusquement fatiguée. Pourtant, elle ne bougea pas.

Sur le quai d’en face, l’homme s’était assis à nouveau. Face à elle. Elle faillit changer de place quand elle s’en rendit compte. Et puis elle décida de l’ignorer purement et simplement.

C’était Simon qui l’avait sauvée. Simon, ce jeune banquier, parisien pur souche. Il lui avait fait la cour pendant plusieurs mois, la couvrant de fleurs et de chocolats, avant qu’elle accepte de dîner avec lui. Et ce soir-là, il l’avait fait rire pour la première fois depuis que Sacha avait disparu. Irina avait fini par succomber au charme discret, à l’humour ravageur et au regard doux de l’homme qui avait remis de la lumière dans sa vie et de la musique dans son cœur endolori.

Elle avait aimé Simon. Du mieux qu’elle avait pu avec les restes de son cœur abîmé par la disparition de Sacha. Elle l’avait épousé et aimé pendant près de quarante ans.

Et maintenant, Simon était mort et elle était à nouveau seule et triste.

Elle ne voulait pas se sentir abandonnée. L’un des deux hommes de sa vie n’était plus là alors elle s’accrochait à l’autre. Elle s’accrochait avec toute l’énergie qui lui restait à Sacha. Et elle rêvait parfois qu’il répondait enfin à son espoir, qu’il obéissait à la même impulsion absurde qu’elle et qu’il venait la chercher, quarante ans après. Enfin.

Pourtant, ce mardi-là, Irina n’éprouvait pas le réconfort qui l’envahissait habituellement quand elle venait l’attendre dans le métro. Elle avait froid et elle se sentait triste.

Sur le quai d’en face, l’homme continuait à la fixer et ce regard la dérangeait. Une rame qui passa devant lui la cacha et elle se sentit soulagée de cet écran temporaire.

La veille au soir, Nathalie l’avait appelée. Elle savait. Une de ses amies lui avait dit qu’elle voyait Irina dans le métro tous les mardis. Nathalie savait que sa mère passait ses matinées du mardi assise sur un siège en plastique. Elle ne comprenait pas. Elle était inquiète. Qu’est-ce qu’elle fabriquait dans le métro ? Elle ne savait pas que c’était pollué, sale, que ça sentait mauvais ? Elle pouvait attraper quelque chose là-dessous, avec tous les rats qu’il y avait. Elle pouvait se blesser dans les escaliers, se faire agresser, même. Qu’est-ce qu’elle attendait donc comme ça tous les mardis ?

Irina n’avait pas su quoi lui répondre. Elle avait eu affreusement honte. Elle avait bégayée puis avait faiblement protesté qu’elle faisait ce qu’elle voulait et qu’elle n’avait pas à se justifier. Sa fille gardé le silence puis avait murmuré « Comme tu voudras » avant de raccrocher tout doucement.

En y repensant, la honte la reprit. Qu’est-ce qu’elle faisait là ? Sacha ne viendrait pas, il ne viendrait jamais.

En changeant de position pour essayer de repousser les pensées qui lui venaient, elle remarqua qu’elle avait filé son collant et eut soudain très envie de pleurer. Nathalie savait. Et ça changeait tout.

Elle avait de plus en plus froid, son dos et ses fesses lui faisaient mal à rester collée comme ça sur son siège en plastique bleu. Un métro arriva et elle ne leva pas la tête, les yeux fixés sur le trou dans son collant.

Elle se trouvait ridicule, soudain. Ridicule d’attendre un homme qui ne viendrait pas. Ridicule d’espérer que Sacha pourrait la sauver. Personne ne viendrait. Personne. Et elle le savait.

Sur le quai d’en face, l’homme s’était levé. Il devait la prendre pour une vieille qui perdait la tête. Croisant son regard, il sourit et lui fit un petit signe de la main. Un fou qui salue une folle.

Irina n’en put soudain plus de rester assise là. Le charme était rompu. Elle n’avait plus envie d’attendre. Elle se leva et d’un pas qu’elle voulait digne, s’enfuit vers la sortie.

Dehors, il faisait beau. Elle inspira longuement et se dirigea vers une terrasse de café. Elle savoura la caresse du soleil sur sa peau ridée puis sortit son portable et composa le numéro de sa fille.

Elle avait envie d’entendre la voix de ses petits-enfants.


A partir du moment où il est question de mettre une veste, une parka ou un manteau, la femme enceinte est désavantagée. Souvent, elle se contente de son manteau ou de sa veste habituelle, si elle rentre dedans. Elle ferme le bouton du haut, les deux premiers si elle a de la chance et laisse son bidon frissonner dans les vents frais de l’automne naissante. J’aurais peut-être pu utiliser la même technique pour l’automne si d’une part, ma veste habituelle n’avait pas des manches si étroites et si d’autre part, mon blouson-à-tout-faire ne se fermait par au moyen d’une fermeture éclair (impossible donc de le fermer, ne serait-ce qu’un petit peu). Ma copine Delphine m’a prêté un chouette duffle coat qui me couvrira lorsque le froid sera plus mordant mais en attendant, j’avais besoin d’une veste mi-saison qui ferme. J’ai jeté mon dévolu sur le manteau ceinturé des Intemporels pour futures Mamans.

Matériaux utilisés:
Velours vert (Stop Tissus, 2€ le mètre, jouasse je fus en l’achetant), coton fleuri (acheté l’an dernier chez Toto Tissus et retrouvé dans mon stock), rubans (fil 2000), fil à broder (acheté l’an dernier chez Tissus Myrtille – L’Entrepôt), gros boutons pressions (mon stock).


Challenges et défis:
Eh bien me faire une veste. C’est THE défi de l’automne-hiver pour les couturières en général et encore plus quand c’est la première fois qu’on en coud une, comme c’est le cas pour moi. Poches, doublures, détails, myriade de pièces à couper, autant de joyeusetés qui m’attendaient.

Je rajoute dans la section challenge mon ventre de plus en plus présent, mes maux de dos qui me reprennent et la fatigue qui me gagne de plus en plus vite. Bon, ok, c’est vrai coupine, je fais cette liste pour que tu me plaignes un peu. 😀 Mais quand même, ça ne facilite pas la couture, crois-moi.

Fil conducteur:
– Le manteau ceinturé Intemporels pour Futures Mamans. Taille 36.


Bifurcations:
– J’ai raccourci le manteau de 10 cm, je voulais qu’il m’arrive au dessus des genoux.

– J’ai rallongé les manches de 10 centimètres (mes bras sont d’une longueur hors norme apparemment).

-J’ai utilisé la technique de Karen pour doubler ma veste au niveau des manches. J’ai préféré piquer plutôt que de faire des coutures invisibles, histoire que ce soit bien solide.

– j’ai ajouté des poignets évasés en bas des manches, pour avoir une petite touche d’originalité sur cette veste assez simple tout de même.

Ce qui m’a franchement plu:
– Travailler le velours. J’aime bien cette matière.

– Assortir la veste à la doublure. Il me reste des deux coupons, je sens que je vais faire quelque chose très bientôt pour ma coquelicote, avec, tellement je trouve que les deux tissus vont bien ensemble .

– Aucune étape-boulet comme des fronces, des coulisses ou ce genre de choses que j’adore, comme tu sais.

– Les détails et les finitions. Je t’ai soigné tout ça aux petits oignons

– Utiliser mes nouvelles étiquettes commandées ici !! Vise un peu si ce n’est pas la classe internationale:




Ce qui m’a franchement barbée:
– Faire une veste ou un manteau, c’est long quand même, hein. Entre les quarante mille pièces à décalquer puis à découper en double (rapport à la doublure), on y passe un bon moment.

– Retourner la ceinture (le velours, ça ne glisse pas bien et donc on met du temps à le retourner).

– Bâtir l’extérieur de la parementure d’encolure (faire un rentré propre sur cette pièce arrondie, ça a été coton).

– Fixer les rubans sur les poignets. Bien entendu, je ne me suis décidée sur la déco de ma veste qu’après avoir assemblé le velours et la doublure des manches. Et bien entendu, j’ai bien sué à fixer un ruban sur deux tissus qui n’ont pas la même densité et qui bougent beaucoup l’un par rapport à l’autre sans faire de plis disgracieux (oui, même à l’intérieur de la manche, un pli disgracieux m’aurait ruiné l’humeur, j’en suis sûre).

Ce qu’on peut retenir de tout ça / Si je devais recommencer:
– Je triplerais ma veste avec de la polaire. Elle est un peu légère et autant elle est nickel pour les après-midis à 13°, autant je me suis bien caillé les miches durant les matinée froides (4° en région parisienne) de la semaine dernière.

– j’essayerais d’ajouter un col.

– je rajouterais un ou deux boutons supplémentaires.

– je rajouterai un passant à l’intérieur de la veste, histoire que la ceinture ne s’entortille jamais (et comme je l’ai dans le dos, je sais immédiatement quand c’est le cas, c’est inconfortable à souhait). Ce n’est pas trop tard pour le faire, je sais, mais j’avoue coupine: j’ai la flemme.

La p’tite idée qui fait du bien:
Ah désolée, ma p’tite dame, y’en a pas eu sur cette couture-là.

42 thoughts on “Convention #fin

  1. Alors ça se finit comme ça ?

    Je trouve en tout cas que la jeune dame sur son siège bleu porte une fort jolie veste et les couleurs sont superbes (j’aime trop le orange….).
    J’aime bien aussi les doublures à motifs.En tout cas bravo, bien réussi.

  2. Le deuil de la disparition de Sacha se finit comme ça, la petite bulle d’Irina éclate ce mardi là et elle se tourne vers la vie et ses petits-enfants plutôt. Quant à savoir si l’histoire globale se termine là… je ne peux pas répondre pour le moment. 😀

    Merci beaucoup pour la veste, Ocreperline. 🙂

  3. Tu es belle, mais belle!
    Euh, hum. détournons le regard de ce visage parfait, et parlons de ce qui nous intéresse ici : la veste.
    Elle est belle, mais belle!

    les détails de la ceinture, et des petits rubans.
    la couleur et la forme pour dame enceinte.

  4. Arf… Ca manque de sourire là !!! J’espère que ce ne sont pas tes douleurs qui te l’ont enlevé…

    Très réussie, ta veste… Coloris très automnaux (ché même pas si ça se dit lol)…

  5. Rho merci Emilie, ça me fait super plaisir (et pour mon visage et pour ma veste). 🙂

    Merci Crépunette coupinette! 🙂

    Tu veux la vérité, Pimsy ? Je trouve que j’ai une tête un peu bizarre sur les photos où je sourie (un oeil plus petit que l’autre en fait 😀 :D).
    Pas de douleurs pour le moment, espérons que ça dure (m’en vais toucher du bois, tiens…).

  6. Comme promis je viens faire un ptit tour ici… et chuis pas déçue du voyage!!
    Non seulement je suis contente de voir la séance photo en entier (toujours aussi fan!! les couleurs, la veste, le mannequin, le lieu… tout, j’aime tout!!! c’est tout trop beau) mais en plus je suis bien contente (vi je sais je me répète un peu mais il est minuit passé, à cette heure-ci les synonymes sont tous partis se coucher) de découvrir ton blog!!
    J’adore ce que tu crées (mais ça je le savais déjà) et j’adoooooooooooooore ta façon d’écrire.
    Quand je serai grande j’écrirai comme toi tiens!
    A mon avis tu vas me revoir souvent passer par ici 😉

    A très bientôt donc!

  7. ça y est j’ai pu m’extraire de mon crochet de boucher ^_^
    Génial ce manteau, félicitations pour l’association de tissus et pour cette histoire qui finit bien en somme puisqu’elle se tourne vers l’avenir.

  8. Alors par quoi commencer ??
    Que tu es superbe avec ce manteau… tu me fais penser à une princesse de conte de fées, l’illustration de la toute dernière phrase, tu sais : « ils vécurent heureux et eurent plein d’enfant » !! 🙂
    Pour revenir au manteau, j’aime avant tout la couleur. Pffff et dire que j’aurais du être il y a 10 jours dans cette diabolique boutique mdr !
    J’aime énormément la forme avec la ceinture qui met en valeur ton ventre de femme enceinte.
    J’aime également les rubans… et la doublure… et les poches… bon bref, j’aime tout quoi n_n !
    Ha non, un petit détail, tu dis que le velours n’est pas assez chaud… et là, je pleure moi à chaudes larmes. Car j’ai tracé mon patron de manteau D’HIVER après avoir trouvé mon velours (oui oui, j’avais dit que je te copiais sur ce coup là) et je ne sais plus comment faire du coup…
    Rhoooo j’ai été longue aujourd’hui. Allez la pipelette remballe et se sauve.
    Grosses bises.

  9. Merci merci merci Eliowyn. J’ai un grand sourire là, grâce à ton gentil commentaire.
    A très vite! 🙂

    Contente de te savoir « désuspendue » Naninotte! 😀
    Et merci beaucoup!

    Merci Coconuts! Ca me fait chaud au coeur de lire ton commentaire.
    Sèche tes larmes, tout n’est pas perdu. Si tu n’as pas encore commencé à assembler ton manteau, tu peux encore le tripler avec de la polaire. Et même si tu as commencé, suffit de bien fixer la triplure à ta doublure avant de l’assembler à ton tissu extérieur et ça devrait le faire.
    En tout cas, j’ai hâte de voir ce que tes doigts de fée auront produit. 🙂

  10. Ouah j’adore ton manteau, les tissus sont super bien assortis, les petites croix brodées à la place des boutons, tout est soigné jusque dans les détails j’en suis baba!
    Et ton histoire, j’aime beaucoup la fin, même si j’aurais bien vu aussi une fin hollywoodienne avec Sacha 40 ans après sur le quai d’en face! Mais du coup cette histoire aurait été nettement moins réaliste! Merci pour ce post qui me mets de bonne humeur avant d’aller bosser!

  11. Merci Jessica! 🙂
    Et pour le manteau et pour l’histoire.
    Je suis contente de ton commentaire parce que maintenant, quand CharmingPrince me ressortira son reproche réccurent (« Ouais mais elles sont tristes tes histoires, là, pfff…. »), je pourrai lui rétorquer qu’elles sont réalistes en fait. Merci donc! 🙂

  12. Beau manteau, les couleurs sont bien assorties et mettront du soleil dans ce gris automnal.

    j’aurai aussi vu une fin avec un sacha arrivant avec 40 ans de retard, mais effectivement restons réalistes…

  13. je découvre ta jolie nouvelle en commençant par la fin, très belle écriture! et puis j’aime vraiment ce genre d’histoire, (tu dois apprécier Kundéra?) , et puis la veste et bien chapeau bas, quand aux étiquettes c’est comme tu le dis la « classe internationale » , ça donne des idées!!! enceinte en hiver j’ai pas connu, mais on dois avoir envie d’être bien au chaud, et pour ta petite à venir, as tu pensé à la babynomade,(tuto chez Kaloo) pour ma 2ème qui est arrivée en Septembre je ne sais pas comment je ferais sans !!!

  14. Ah je vois que tu es romantique Nafi! 🙂
    Merci beaucoup pour ma veste!

    Ca me fait bien plaisir Angel!

    Effectivement Ptitgaëlle, j’aime beaucoup Kundera. 🙂
    Merci beaucoup pour ton commentaire.
    En parlant de babynomade, j’ai justement enfin trouvé hier une association qui me convient. Ca faisait des semaines que je ne trouvais pas soit une polaire qui me plaise, soit un biais qui aille, bref..; Et puis hier, j’accompagne une amie au marché Saint-Pierre et je tombe direct sur tout ce qu’il me faut pile poil! J’avais fait un babynomade pour cette amie, qui avait eu un bébé d’hiver aussi et elle m’avait aussi fortement conseillé de m’en faire un alors maintenant, y’a plus qu’à. 😀

  15. alors au boulot pour une douillette babynomade :), qui sera certainement très jolie, pour ma part aussi à chaque fois j’ai mis du temps à trouver les 2 tissus qui vont nickel,j’ai par contre abandonné l’idée du biais au profit de la couture endroit contre endroit en surpiquant certaines parties. aaaahhh sinon le marché st pierre moi qui suit en Province…. ça fait rêver !!!

  16. Merci beaucoup Van! 🙂

    Ah Ptitgaëlle, j’aimerais bien voir ce que donne ta solution pour un babynomade sans biais.
    Et console-toi, le marché Saint-Pierre est un lieu de perdition affreux. 😀

  17. Très belle histoire !!
    J’adore ton manteau: la couleur, la forme qui met en valeur ton petit ventre, la ceinture , les rubans qui contrastent avec le vert du tissu ! Bravo miss, tu as fait du très bon boulot ! Et les photos dans le métro sont sublimes
    By the way, félicitations future maman 🙂
    J’espère que ça va mieux pour ton mal de dos !

  18. Très jolie histoire (et pas seulement parce que le prénom de l’homme me parle beacoup…).
    J’aime bien ta veste, je trouve que tous les petits détails que tu lui ajoutés lui donnent énormément de charme (la version de base est effectivement un peu tristoune). Quant aux tissus que tu as choisis, c’est clair, ils se marient à ravir.

  19. Merci Red! 🙂

    Oh merci Sandrine!
    Ca me fait plaisir de te retrouver sur la blogocouturosphère dis donc!
    Vivement ta version d’accouchée 🙂

    Merci Béno, ton commentaire me fait bien plaisir (et il est si joliment tourné. :))

    Merci Mime! 🙂

    Yeah Afrok!!!
    Comme c’est chouette de te lire ici! 🙂
    Vivement tes premières oeuvres textiles, je SENS (au point de l’écrire en majuscule tellement j’en suis sûre) que tu vas faire des choses qui déchirent, toi aussi.
    Merci beaucoup ma belle!

    Merci Lasandrou! 🙂
    Oui, mon dos me laisse un peu de répit de temps en temps.
    Bon, tu es revenue sur ton blog ou pas? Je vais aller voir, ça fait longtemps là miss…

    Mille mercis Saandina!

  20. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle, très touchant ce personnage … et ça rend la veste encore plus belle qu’elle ne l’est déjà ! Magnifique cette photo avec le métro qui passe. Tout un monde de poésie.

  21. Ooooh oui c’est trop dur de faire un manteau ! Et trop long ! Surtout pour qu’au final il ne soit pas assez chaud pour le coeur de l’hiver… Bref, je connais ça moi aussi 😉 Le tien est superbe, des finitions impeccables, du travail de pro !

  22. Merci Marion!
    L’an prochain, j’espère en faire un au moins chaud (vu que je suis plutôt escargote que lièvre, je doute que ça me paraisse moins long… *soupir de résignation*) 🙂

  23. j’ai trouvé ton histoire triste, mais très touchante, n’a-t-on pas tous des moments où on se dit que serais-je et où si j’avais fait tel ou tel choix….Et finalement, le principal n’est pas de vivire dans le passé, mais de le présent et dans l’avenir.

    Et ton manteau est bien joli !!! moi je mets tj de la ouatine ou de la polaire pour les manteaux d’hiver.

  24. Des bisous à toi Nilou! Merci et à bientôt!

    C’est vrai qu’elle est un peu triste, l’histoire, Camelita. La nostalgie, les regrets, les événements non voulus, non compris mais acceptés quand même… Tout ça peut remonter à la surface à un moment donné, un moment qui permet d’en faire le deuil, de s’en guérir, même des années après.
    En vérité, l’histoire ne s’arrête pas là. Seulement, je n’ai pas encore fini d’écrire la suite (Dieu sait quand j’aurai le temps de l’écrire). Ça devrait être un peu plus gai…
    Merci pour le manteau. La prochaine fois, je ferai comme toi et je mettrai de la ouatine ou de la polaire. Même pour une veste de mi-saison…

  25. Très joli manteau!! Je suis en train de le réaliser (je suis enceinte de 5 mois), je voulais savoir si tu n’as pas eu de souci avec l’encolure (j’ai l’impression que le patron n’est pas bon, mais je pense plutôt être une quiche en couture!). La doublure je n’y comprend pas grand chose. Si ça ne te dérange pas de m’éclairer sur ce point, je serais ravie d’avoir de tes conseils! En attendant, porte toi bien!

  26. Merci Maïté! Et félicitations pour ta grossesse! 🙂
    Alors non, je n’ai pas eu de problème avec l’encolure.
    J’ai assemblé les 3 petits morceaux arrondis ensemble. Puis je les ai posés sur la doublure.
    Maintenant, imagine que tu tiens ton manteau face à toi. J’ai épinglé le haut de la pièce arrondie au haut de la doublure, puis j’ai fait un rentré du bas de la pièce arrondie et je l’ai piqué sur la doublure.
    Je ne sais pas si ça va t’éclairer mais n’hésite pas à m’écrire si tu veux plus de renseignements.
    A bientôt Maïté!

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