LA CHEMISE – * Je couds ma garde-robe capsule 2017 *

Categories Couture à poulettes, Je couds ma garde-robe capsule 2017

Bon dis donc,… je suis… drôlement… contente… d’être arrivée… à temps… au rendez-vous coupine,… hein?!
Attends,… je reprends… mon souffle,… j’ai… un peu… couru… Pourquoi?… Ben… pour être… à l’heure… tiens!
Tu as déjà commandé? Garçon! Un grand verre d’eau s’il vous plaît!

Pfiouuu!
Mon Dieu, le mois de Janvier! Non mais le mois de Janvier quoi, coupinette!
Un truc de fou chez moi, un grand chelem de la scoumoune, un maraboutage avéré! Ah mais si! Si, si!

Tu te souviens que j’avais prévu de coudre la chemise du défi « je couds ma garde-robe capsule » au mois de Janvier? Il y avait un plan derrière ce choix, tu t’en doutes. La chemise maison, c’est un fantasme qu’on connaît bien en Tasticottie. On en cause depuis des années même.

En 2012, j’ai appris à faire mon patron de base de corsage aux cours de la Mairie de Paris. J’avais même commencé une chemise à partir de ce patron (que j’ai laissée tomber à l’étape des boutons, soit quasiment à la fin, mais on ne va pas en parler aujourd’hui, c’était en 2012 donc le sujet est clos). Quelques années et un bébé plus tard, j’ai refait mon patron de base. J’ai fait une toile, reporté les modifs sur mon patron et je me suis arrêtée là. On ne va pas non plus explorer ce mystérieux dégonflage, c’était en 2015 et donc le sujet est lui aussi clos.

Non, ce qui importe dans cette affaire, c’est que j’avais fait tout le travail préparatoire et qu’il ne me restait donc plus qu’à recopier le brouillon au propre et à coudre ma chemise. Du tout cuit quoi.

J’ai tout de même commencé la confection de ma chemise vers le 2 Janvier, rapport au fait que je suis lente en couture (la distraction, ce fardeau qui m’accable et m’interrompt si souvent) et que je préférais donc partir à point. Ma foi, vu le nombre de tuiles qui me sont tombées dessus, j’ai drôlement bien fait parce que j’aurais fini hors délais si j’avais attendu avant de m’y mettre.

Le sort m’a décoché son premier coup dès que j’ai ouvert mon classeur rouge, dans lequel je pensais trouver mon patron de base. Il régnait dans ce classeur un bordel sans nom, coupine! 3 bases de devant dont deux barrées de la mention « c’est le bon! », deux bases de dos, une base de manche mais sans indications, une autre comportant moult traits (dont certains hachurés) et plein de calculs. Pas de poignet, pas de col, pas de pied de col. Et pourtant j’ai fouillé quatre fois au moins la myriade de petits bouts de papiers que contenait mon classeur. Incroyable.

Tu me connais, j’adore l’ordre. Chez moi, le rangement est quasiment un TOC. Alors là, devant ce bazar, ma santé mentale a vacillé. J’avais utilisé ce patron pas plus tard que l’été dernier, pour concevoir le patron de ma robe (pas) parfaite! Comment ça se faisait que je ne le retrouvais pas soigneusement plié, étiqueté et surtout entier? J’ai soupçonné Charming, j’ai soupçonné les filles, puis j’ai fait face à l’évidence: ça ne pouvait être que moi la fautive. J’avais dû perdre des pièces de mon patron par rangement hâtif et négligent, un soir où j’étais en retard ou fatiguée.

Punaise, je DETESTE perdre des choses, c’est vraiment quelque chose que j’ai du mal à accepter. A chaque fois, je rumine pendant des jours et des jours. Ce qui ne fait pas avancer le schmilblick mais passons.


J’ai donc ruminé avec énergie pendant plusieurs jours avant de remonter en selle. Après enquête, j’ai retrouvé les bonnes pièces de patron et je me suis empressée de les recopier « au propre ». Maintenant que je t’en parle, je me dis que j’aurais dû balancer les autres, pour ne plus me tromper. Mais cette histoire de pièces perdues m’a crispée, je n’ai pas pu jeter quoi que ce soit (on ne sait jamais). J’ai ensuite redessiné les patrons des poignets, du pied de col et du col.

Attention, là, ça va tourner à la technique, coupine, mais je tiens absolument à consigner les détails de confection de mon patron de chemise ici, histoire de ne plus les perdre. Et puis on ne sait jamais, ça pourrait te servir à toi aussi, si tu couds.
Amie non couturière, commande un diabolo, ça ne va pas (trop) durer, ne t’en fais pas.

LA, CA TOURNE A LA TECHNIQUE PURE

CROISURE: A mon patron de base, j’ai ajouté une croisure de 1,5 cm pour la patte de boutonnage. Et donc j’ai prévu deux replis de 3 cm de large pour la tenue (ce n’est pas très clair lorsqu’on le lit comme ça, j’en conviens). J’aurais peut-être dû thermocoller mais j’ai eu peu de rigidifier mon tissu et je m’en suis abstenue.

PINCES: Je voulais une chemise cintrée donc j’ai gardé les pinces poitrine et les pinces en haut du dos. J’avais décidé de me passer des pinces de taille mais j’ai fini par rajouter celles du dos, parce que qui cherche à faire une chemise cintrée ne peut ignorer une cambrure avérée.
J’ai relu qu’il fallait repasser les pinces poitrine vers le bas et les pinces de taille vers le milieu. Et j’ai docilement obtempéré.

COL ET PIED DE COL: J’ai modifié le tombant du col pour obtenir un col italien (nettement moins « Fièvre du samedi soir » que celui que j’ai obtenu en suivant les instructions). J’ai thermocollé le col du dessous et les deux pieds de col. Je n’aurais peut-être pas dû, vu comme j’ai peiné à coudre mon pied de col sur le haut de ma chemise. La première fois que j’ai assemblé le pied de col avec le haut de la chemise, il y avait une vaguelette, comme un petit bourrelet, autour du pied de col, au niveau de la chemise. J’ai cru que les coutures d’épaules tiraient trop et j’ai cranté les marges de couture au ras du pied de col (ouais bon, je me doute que ça ne se fait pas, mais tu me connais, quand je panique je fais n’importe quoi). Ca n’a rien changé alors j’ai fini par découdre mon pied de col et la seconde fois que je l’ai cousu, le pli avait disparu. Je crois que c’était le tissu du haut de la chemise qui était trop tendu par rapport au pied de col.

POIGNETS: Mes poignets ont une hauteur finale de 6 cm. J’ai inspecté les chemises de Charming avant de me décider et je n’ai pas oublié la croisure de 1,5 cm. Mais je m’étais plantée dans la longueur, je n’avais pas tenu compte des plis prévus au bas de mes manches. Franchement, j’ai à peine cillé quand je l’ai réalisé. Après la galère de la pose du col, c’était totalement peanuts, cette erreur dans les poignets.
Quand j’ai cousu mes poignets sur les bas de manche, j’ai mis la partie thermocollée vers l’extérieur. Je pensais que ça rendrait mieux que la partie non thermocollée mais j’ai maintenant peur que le thermocollant se décolle et fasse des cloques au fil du temps.

MANCHES ET BAS DE MANCHE: Au départ, tout allait bien: j’ai fait des fentes à patte capucin coupinette! La classe à Dallas, n’est-ce pas? Bon, j’ai dû les découdre, les recouper dans mon tissu et les reprendre, vu que je m’étais fourvoyée dans la première couture, mais à la fin j’étais vraiment contente. T’en dis quoi?
Et puis après, j’ai failli pleurer à cause de l’embu. J’ai galère comme ce n’est pas permis pour monter mes manches. Trop trop d’embu. J’ai décousu et recousu au moins 3 fois, à cause des petits plis que je n’arrivais ni à éviter ni à éliminer au fer à repasser. J’ai découvert, au bout du compte que ça se passait mieux quand les lignes de fronces étaient près du bord du tissu et non de la ligne de couture (en te disant ça, ça me paraît soudain totalement logique).

OURLET: J’ai fait un mini-ourlet à la Mélilot et là!… Ben ça s’est bien passé.

BOUTONNIERES: Je ne me suis jamais embarrassée de ces détails, mais sur ce coup-là, j’ai fait les choses comme il faut: j’ai mis les boutonnières sur le pan droit de ma chemise et les boutons sur le gauche (pour les hommes, c’est l’inverse). Lorsqu’on coud une camisole (boutonnée dans le dos donc), on inverse: on fait les boutonnières sur le pan gauche et on coud les boutons sur le pan droit.
A la Mairie de Paris, on m’avait aussi appris qu’il fallait laisser 10-15cm en bas sans boutons et ne jamais mettre de boutons sur la ligne de taille ou sur la ligne de poitrine. Ce que j’ai respecté.

C’EST BON, C’EST FINI LA TECHNIQUE PURE

Alors tu me connais bien, je suis restée positive tout au long des embûches qui ont parsemé la confection de cette chemise, j’ai appris ou réappris un paquet de choses. Mais quand même, autant de bâtons dans les roues, ça confine clairement à la malédiction.

Figure-toi que quand j’ai lavé ma chemise terminée, elle est ressortie du lave-linge constellée de petites taches bleues, souvenirs d’une teinture que j’avais faite plusieurs jours auparavant (pourtant le lave-linge avait tourné depuis cette teinture). Et, histoire de m’achever, les traces de papier carbone que j’espérais éliminer n’avaient pas bougé d’un iota.

Tu apprendras, chère coupinette, qu’il ne faut JAMAIS repasser un trait de papier carbone, c’est le plus sûr moyen de l’incruster définitivement dans ton tissu. L’alcool à 70° est venu à bout des taches de teinture mais ni l’ajout de levure chimique dans la lessive, ni l’eau de javel diluée, ni le dissolvant n’ont eu raison du papier carbone. Le mélange bicarbonate + vinaigre blanc a réussi à atténuer les petits points bleus de carbone mais sans en venir à bout. Et à ce stade, j’ai décidé de m’accommoder de ces satanés pointillés.

T’as vu ça? Le sort s’est défoulé, là, non?
Tu comprends maintenant pourquoi j’ai failli être à la bourre?

Enfin, tout est bien qui finit bien alors si on se faisait un petit récap’ comme avant, histoire de se rappeler le bon vieux temps, hmm?

RECETTE:
Patron maison.

INGREDIENTS:
– 1,5 m de popeline blanche achetée aux « Tissus du Renard » à Challans l’été dernier. Elle se froisse facilement (argh!) et elle est un peu épaisse m’enfin bon, elle me semble de bonne qualité.
– 12 boutons (Brin de Cousette)
– Thermocollant non tissé (Mercerie de Charonne)

GRAINS DE SEL:
Aucun de chez nada

LE FRANCHEMENT PLAISANT:
– Je suis sacrément contente du col italien, de mes fentes à patte capucin et des boutons que j’ai choisis
– Je n’ai pas trop souffert quand j’ai rajouté les pinces de taille au dos après coup
– J’ai utilisé un stylo Frixion pour tracer mes pièces. Et j’adore. C’est fin, précis et ça part au premier coup de fer (du coup, il faut faire un peu gaffe à ne pas effacer certains traits quand même).

LE FRANCHEMENT BARBANT:
A part le pied de col que j’ai décousu et recousu deux fois, les poignets que j’ai du recouper, les fentes à patte capucin que j’ai dû reprendre, le montage effroyable des têtes de manche, les taches de teinture après lavage et les traces de papier carbone incrustées? Heu… Voyons voir… Ah oui: je trouve les emmanchures trop étroites à l’usage. Et puis la largeur des manches me laisse dubitative. Elles ne te paraissent pas trop larges,les manches, à toi?

DO IT AGAIN:
Comme cette histoire ne m’a pas traumatisée, je compte bien me recoudre une chemise, un jour. Je pense que j’agrandirai les emmanchures. Et je réduirai la largeur des manches aussi. Je tenterais bien également un modèle moins cintré, pour voir.

Demain, c’est Février et j’en suis ravie, coupinette.
Parce qu’après cette odyssée de la chemise, je sens que la jupe va être pépère à coudre.

44 commentaires éclaires sur “LA CHEMISE – * Je couds ma garde-robe capsule 2017 *

  1. Wow quel défi, la chemise patronée! Après toutes ces galères, je comprends le plaisir et la satisfaction du résultat, à la hauteur de tes efforts. Peut-être des manches larges mais niveau aisance, tu serais mieux avec plus étroit? En tout cas, stimulant le défi, n’est-ce pas?

    1. Non, tu as raison Flo, avec des manches plus étroites, je ne suis pas sûre de pouvoir plier les bras.
      Oui, mille fois oui, c’est totalement stimulant, ce défi!

  2. Bouh, tu devais être verte en sortant ta chemise de la machine! En tous cas, chapeau bas, elle est belle ta chemise !
    Mmm, bon alors on est le 31 et ben, j’ai pas tout à fait terminé. Pourtant j’ai attaqué ma cousette tôt mais la grippe m’a attrapée et littéralement assommée.
    Ça doit être la malédiction de la chemise de janvier

    1. Merci Florence!
      Ah ça, j’étais vraiment dégoûtée devant mes taches bleues. Tu en es où de ta chemise, du coup? Tu sais, le 1er Février n’est rien d’autre qu’un 32 Janvier. Et donc ça compte!

  3. Bravo!! je n’ai pas eu le courage de vous suivre dans cette année couture!!! je n’ai aucune rigueur pour cela!! je couds au grés de mes humeurs, de mes envies et surtout je change d’avis trop souvent!!!! Bref je suis contente de suivre certaines d’entre vous et de voir vos réalisations!! Bon travail!!! j’attends la suite avec impatience!!!!

    1. Ce fichu correcteur orthographique a changé le nom, Martine : c’est « frixion ». Ce sont les stylos qui s’achètent en papèterie et qui sont pourvus à leur extrémité d’un genre de gomme transparente. L’encre s’efface par friction de cette « gomme ». En fait, le frottement produit de la chaleur qui fait disparaître l’encre. Même pour seulement écrire, ces stylos valent le détour. Je te recommande donc chaudement la chose!

  4. alors moi je dis bravo ! comment as-tu fait pour ne pas abandonner avec cette avalanche de revers ??? bon… note.. t’as eu raison de persévérer vu le résultat ! et merci pour la tranche de rire à la lecture et aussi pour la combine du stylo Frixion que je découvre (bah oui hein… on ne reste pas longtemps en dehors de la blogo sans qu’il y ait des traces, voilà, je suis ignorante).

    1. Y’a pas d’quoi Gris Bonheurs! C’est vraiment le fait de participer à ce défi qui m’a fait aller au bout (tu imagines la honte d’abandonner dès le premier vêtement?) et surmonter toutes ces galères. Au final, je suis contente. 🙂

  5. Wahou, c’est toi qui as fait le patron? Bravo, c’est du travail de pro! J’ai fait ma toute première chemise en janvier moi aussi (un peu en dehors du défi de Clo mais esprit Capsule 2017 quand même), un modèle beaucoup plus facile en utilisant un patron et franchement: je vois la différence. Le tien m’épate! Merci pour les tuyaux: je me disais bien que mon bouton du bas était trop bas, tiens, je respecterai la règle des 10-15 cm la prochaine fois. Et non, je ne trouve pas que tes manches soient trop larges, à quoi cela sert de faire des vêtements si on ne peut rien faire dedans, mais c’est toi qui vois 😉 J’ai hâte de voir la suite les prochains mois, bonne couture!

  6. Un régal de te lire : j’ai bien ri tout en ayant mauvaise conscience cependant…. quelle galère cela a dû être pour toi ! Je pense que nous avons des traits de caractère communs (à propos de l’ordre notamment…) et il m’arrive régulièrement de m’énerver et d’avoir les larmes aux yeux sur les encours. Toujours est-il que ta chemise est très seyante ainsi cintrée, c’est du sur-mesure! (Et je ne vois pas de disproportions avec les manches!). Je vais suivre avec beaucoup d’intérêt la suite de ta collection !

  7. Super boulot, vraiment ! D’où on est, les embûches sont finalement invisibles, mais j’imagine l’arrachage de cheveux 🙂 Concernant la largeur des manches, elles le sont un peu (larges), mais est-ce qu’il faut pour l’aisance ? Pour le papier carbone, après une mésaventure du même genre que toi, je n’ose plus l’utiliser… On m’a dit récemment que c’était à réserver au transfert vers le papier, je ne sais pas si c’est exact…
    Pour résorber l’embu, depuis que j’ai découvert cette technique (https://myhandmadecloset.wordpress.com/2015/01/18/tuto-monter-des-manches-sans-fil-de-fronces/), je ne fais plus de fronces, et je trouve cela beaucoup moins stressant, alors je te la conseille 🙂 Et enfin pour le thermocollant à l’extérieur, je l’ai fait sur un col extérieur de chemise, et j’ai en effet eu un effet de cloques, disgracieux mais pas disqualificatoire… Je suis d’humeur bavarde, tiens, aujourd’hui…

  8. Tu as persisté et ça a payé! J avoue les manches me paraissent un peu larges mais ça relève du détail à ce niveau là!
    J ai beaucoup aimé les détails techniques (pourtant j adore les diabolos ..). Pour les pinces taille et dos, je les couche vers les côtés, comme quoi y a toujours plusieurs solutions…
    Et le thermocollant se pose sur les pièces du dessous..
    J ai l impression de faire Madame qui sait tout 🙂 mais c est un plaisir de causer couture si tu savais…
    Bravo en tout cas pour ce défi réalisé haut la main !!!!!
    ….le coup des tâches de teinture c est l hallu quand même !!!

    1. Thermocollant sur les pièces du dessous: je note.
      Pinces couchées vers les côtés: noté aussi!
      Merci Edwige!
      Je n’ai pas dit mon dernier mot sur les manches, je vais revoir ma copie!

  9. Et beh! Quel boulot! Bravo! Elle est très belle ta chemise, quel défi technique! J’approuve tes idées de modification. Je suis arrivée au bout de mon projet juste à temps aussi, avec un peu de chance je peux faire une petite vidéo ce soir pour le poster 😀
    Bravo pour ton timing! :*

  10. wahou … quel travail ! Elle est superbe et te va vraiment bien. Pour les manches, il n’y a guère que sur la dernière photo où je me suis dit que, oui, peut-être, elles sont peut-être un chouïa larges. Je ne pense pas que ça m’aurait marqué si tu ne l’avais pas dit. J’adore ton choix de boutons, vraiment classe. Et les pinces dos aussi ça claque.
    C’est toujours amusant comme je me retrouve dans tes descriptions. Je m’imagine tout à fait ruminer des jours durant parce que j’ai perdu une vulgaire barrette… J’ai cousu une fois une chemise, pour mon chéri. Je débutais, et suis maniaque, alors je te laisse imaginer le temps que j’y avais passé, pour les poignets notamment. Au premier lavage, elle est ressortie complètement fichue : il avait mis un tract de couleur dans la poche poitrine et n’avait pas vidé ses poches… J’ai eu beau refaire la poche poitrine, il y avait des taches tout autour que je n’ai pas réussi à faire disparaître. Je me suis promis qu’on ne m’y reprendrait plus …
    Ah et au fait, c’est intéressant le côté technique du patronage. Merci !

  11. Tu es dotée de pouvoirs surnaturels pour avoir surmonté tous ces coups-bas du sort 🙂
    De derrière mon écran on ne voit ni les points bleu ni une quelconque largeur exagérée des manches…
    Bravo pour ce premier projet !

  12. Dingue cette Odyssée quand-même ! Comme quoi, quand ça ne veut pas, ça ne veut pas ! Mais bon, tu as vaincu la scoumoune de janvier avec brio, bravo ! Je me suis délectée, comme toujours, de ta prose et de tous les détails techniques, si si ! J’ai appris des trucs, comme les emplacements de boutons, je n’avais jamais fait attention … maintenant j’y penserai !
    Et au final, elle te va super bien ta chemise, perso les manches ne me choquent pas et j’aime beaucoup le côté un peu cintré.
    Pour finir, je vois que tu t’es fournie aux Tissus du Renard … on a le même dealer de tissus, sauf que moi c’est permanent 🙂
    Bonne soirée … et je serais toi, j’attaquerais la jupette par la face nord dès demain … on n’est jamais trop prudent … surtout que février est un mois court 😉

  13. Eh bien, dis-moi, respect! Elle est superbe cette chemise. J’adore la sobriété graphique des petits boutons noirs sur ce blanc immaculé. Et j’adore le petit détail des deux boutons aux poignets. Bravo pour ce patronage qui, au final, te va à merveille. Belle soirée à toi 🙂

    1. Merci Watougou. Ce fut une chouette expérience que de patronner ma chemise moi-même. Et ce n’est pas fini, elle est largement perfectible. Mais pour le quart d’heure, joisse je suis.

  14. Ah je suis très fan de cette chemise, franchement chapeau ! Dans mes rêves les plus fous je ferais comme toi, et je me la ferais toute seule la chemise du défi !
    Je trouve que cintrée comme ça cela te va bien, peut-être effectivement que c’est un peu étriqué sous les bras, encore que …
    Bref je suis ravie de découvrir ce billet drôle et détaillé, je vais sûrement repasser par ici 😉

  15. Ahahah tes déboires et ta façon de nous raconter tout ça m’ont bien fait rire !
    Ta chemise est tip-top et les boutons sont tout mignons.

    J’ai lu avec attention tes explications sur la technique, car je suis actuellement un cours à la mairie de Paris (vêtement féminin sur-mesure) grâce auquel je vais apprendre le patron de base de la chemise. Pour l’instant la croisure de 1,5 cm ne me parle pas beaucoup, mais j’espère que ce sera bientôt le cas !

    En tout cas, bravo d’avoir surmonté toutes les épreuves liées à la réalisation de cette chemise ! Et comme tu le dis : « vivement février ! »

  16. Gniiiii ! Elle est super chouette cette chemise et je lève mon chapeau pour les embûches dépassées et ta persévérance payante ! (Merci aussi de la découverte pour le stylo Frixion, parce que les stylos effaçables Clover, c’est pas hyper-hyper-hyper précis !)

  17. Une vrai réussite cette chemise en plus patronnée. Ouahhh.
    Heureusement que tu as persévéré malgré toutes ses embûches car elle est superbe.
    C’est toujours un plaisir de te lire (j’avoue je te suis depuis un moment sans laisser de commentaires, mea culpa).

  18. Eh bien ! On dirait que ce premier projet capsule ne fut pas de tout repos ! En tout cas cela valait le coup de s’accrocher ! Mais dis moi Tasticottine, tu fais très sérieuse dans ta chemise blanche !!

  19. Whaoou, merci pour ce recit detaillé, hihi, ça me rappelle fortement moi pour la couture d’un autre projet (blouse airelle pour ne pas la citer!!). Ma chemise est prévue pour dans quelques mois, le temps de me faire un peu la main, au vu de tout ce que tu racontes!! Bravo pour le patronnage maison, je suis admirative! Bises

  20. oh pétard! la chemise est mon projet de février, faudrait que je me bouge! je me suis impatientée quand j’ai lu 2012, j’ai presque versé ma larme de dépit quand j’ai lu la mésaventure du lave-linge (le traître!), je me suis enthousiasmée sur la fente capucin, bref, je l’ai vécu avec toi. La mienne va être très éprouvante, je le vois venir.

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