TASTICOTTINE

Couture écrite. Et parfois se perd ici un tricot...
Couture à poulettes

La graine

Coucou Coupine !

Alors ? T’as vu le Nénuphar sur la place ? Incroyable, non ?

Assieds-toi donc, je vais te raconter comment il est arrivé là. Tu vas voir, c’est une drôle d’histoire.

C’était il y a trois mois. Non attends, c’était il y a trois mois et demi. Ah non, ça me revient ! C’était début Mai. Oui, c’est ça, début Mai (l’info n’est pas primordiale, j’en conviens, mais c’est pour poser le contexte).

Le ciel était bleu, le soleil brillait et le printemps s’installait enfin.

Il y avait de l’électricité dans l’air, rapport aux robes pour le mariage qu’on n’avait pas entamées et qui commençaient à nous faire sérieusement flipper, et l’ambiance était un peu tendue.

On s’était attelés à une planification rigoureuse de ces futurs projets, histoire de se désembourber. Ca faisait plusieurs jours que tout le monde filait au pôle « Réflexion et Décisions » dès le matin, sans passer par le café.

Ce jour-là, comme tous les jours depuis la Prise de Conscience (c’est-à-dire « si ça continue comme ça, on va y aller à poil, à ce mariage »), on ne rigolait pas spécialement. On avait une réunion « Fournitures » pour les robes des filles et il y avait de nombreux points à étudier (« les choupettes avaient choisi leur tissu, en avions-nous assez ? Quel passepoil utiliser ? Et les boutons ? On les choisit maintenant ou on attend la fin ? »). Bref, on avait des décisions à prendre et tout le monde se pressait pour ne pas être en retard.

On pourrait dire qu’au fond, tout est arrivé par ma faute. Parce que c’est moi qui ai allumé l’ordinateur, c’est moi qui ai lancé un navigateur en quête de passepoil saumon, c’est mon doigt qui a ripé.

Et on est tombés sur la dernière collection de Deer&Doe.

Le choc total.

Je te jure coupinette, on est tous restés saisis devant la veste kimono en jean. Tous.

Trop. Trop. Stylée.

Je me souviens, j’ai dit « Ah mon Dieu ! » et juste après, on a tous clairement vu la foudre, venue de nulle part, frapper quelque part au milieu du village. Pourtant il n’y avait pas un nuage, coupine. Pas un seul nuage !

L’éclair nous a aveuglés et on a mis plusieurs minutes à réagir.

On ne s’est pas concertés mais on a tous laissé tomber la réunion et on s’est rués hors de la salle pour aller voir le point d’impact de ce coup de foudre.

Je te le donne en mille Emile… heu coupine, c’était en plein milieu de la place du marché.

Mais oui ! Là ! Pile au centre de la place ! Il y avait une crevasse, 3 pavés littéralement fendus en deux. Et ce qui était curieux, c’est qu’aucun des grands arbres que tu vois et qui ombragent la place n’a été touché.

Naturellement, on est allés se boire un monaco au café, histoire de se remettre de l’éblouissement.

Et alors qu’on émettait des hypothèses sur l’origine de la foudre, un mec aux cheveux longs (clairement un artiste) est revenu sur la veste kimono de Deer&Doe. Il a dit que pour une fois qu’un patron faisait l’unanimité, on n’avait plus qu’à la commander, cette veste.

Evidemment, on a rigolé. C’te blague, commander un patron dans la foulée de sa sortie, comme ça, flap.

Totalement extravagant ! Et on ne donne pas dans l’extravagance en Tasticottie, ma bonne dame. Ce n’est pas du tout notre genre. Non, nous, on est disciplinés, réfléchis. On vérifie qu’on n’a pas déjà le même genre de modèle dans nos Burda, on attend de voir des réalisations sur les internets mondiaux, on en discute entre nous, on pèse soigneusement le pour et le contre, on débat.

On étudie le projet, quoi, on rationalise. C’est ça notre genre.

N’empêche, personne ne l’a contredit le mec. Au contraire, tout le monde s’y est mis. Certains lançaient des suggestions de tissus, l’air de pas y toucher. D’autres disaient en riant « si on la coud, on la double hein ? Direct ! ». C’était une joyeuse cacophonie, on s’amusait bien. Du coup, on a repris une tournée de monacos. On était en train de trinquer quand quelqu’un a crié d’une voix excitée : « Venez voir ! Venez voir ! Il y a quelque chose dans le trou ! »

On s’est tous précipités. Et tout au fond du trou creusé par la foudre, on a vu comme un petit pois vert. Un petit pois qui grossissait lentement.

Les Cheveux Longs (c’est comme ça qu’on appelait les nouveaux Tasticottiens) (des gens plutôt détendus qui se sont installés là après l’hiver) (très sympas, très créatifs mais très chevelus aussi) (vu que mes cheveux à moi ne poussent plus depuis 2015 à peu près, ils m’agacent un peu quand même) (forcément), les petits nouveaux donc, ont eu peur. Les vieux de la vieille, les Tasticottiens de la première heure, n’ont pas reculé, eux, mais ils  ont fait une drôle de tête.

Ils m’ont tous lancé des coups d’œil silencieux et un peu accusateurs. Moi aussi, j’avais reconnu le petit pois. Et je n’étais pour rien dans son apparition (je suis la présidente, ok, mais je ne contrôle pas les éléments, pardon !).

J’ai quand même immédiatement pris mes responsabilités : j’ai expliqué aux nouveaux que le truc vert au fond du trou était une envifol. J’ai ajouté que ça faisait un bail qu’on n’en avait pas vu dans le pays, étant donné qu’on contrôlait tout ce qui poussait en Tasticottie.

Et j’ai reconnu que toute présidente que j’étais, je ne savais pas du tout ce que cette envifol fichait là, à prendre racine en plein cœur du pays.

Les Cheveux Longs ont trouvé ça « trop frais » (je t’ai dit qu’ils étaient très jeunes aussi ?) et ont immédiatement voulu l’arroser.

Mais un des Anciens a piqué une crise. Comme quoi c’était dramatique, qu’on avait normalement dépassé le stade des pulsions absurdes, qu’on avait évolué bordel (c’est jamais bon signe quand un Ancien jure, tu sais, coupine ?) (ces mecs sont censés être se maîtriser en toutes circonstances), qu’on rationalisait notre production depuis des lustres maintenant et qu’il était hors de question de revenir à l’âge de pierre où on s’emballait pour tout et n’importe quoi pour finir par partir dans tous les sens.

Rabat-joie l’Ancien, mais il avait raison.

J’étais toute jeune couturière alors, et je me souviens du chaos engendré par toutes ces envies contradictoires. C’était la jungle en Tasticottie. Impossible de construire quelque chose de cohérent, il y avait des tentations et des envifols partout. C’était beau, je ne dis pas le contraire, le spectacle de tous ces élans me transportait. Mais on ne savait plus où donner de la tête et le pays, tiraillé, était comme paralysé, il ne produisait plus rien.

Il avait fallu maîtriser cette énergie créatrice, creuser des canaux, poser des barrières. Il avait fallu organiser et prioriser les projets, réfléchir et choisir. Il avait fallu être un peu plus sérieux et freiner les élans. Pour le bien du pays. Du moins, c’était ce qu’on avait cru à l’époque.

Et ma foi, cette politique restrictive nous avait plutôt réussi.

Les jeunes étaient saoulés. Ils ont tourné les talons et sont repartis au café en ronchonnant, non sans s’être farouchement opposés à ce qu’on arrache cette envifol naissante. Ils ont menacé de saboter les robes du mariage et la menace a calmé les adversaires les plus ardents des envies sauvages (jeunes mais malins, ils savaient que sans eux, c’était foutu pour les robes) (et on ne pouvait absolument pas se rater sur les robes, comme tu sais).

J’ai commandé une tournée de lait-fraise, pensant calmer les esprits, mais ça n’a pas suffi.

Les Cheveux Longs étaient vraiment remontés. Les Anciens ricanaient que l’envifol allait surement crever d’elle-même, faute d’être nourrie et ça les rendait dingues, les jeunots.

On s’est quittés fâchés et on a totalement oublié la réunion.

Du coup, le lendemain, pour les rabibocher, j’ai commandé le patron de la veste.

Ben oui. Flap. Depuis mon téléphone.

Et je vais te dire, coupinette, j’ai bien fait, parce que tout le monde était content. On a décidé de fêter la réconciliation au café et en passant sur la place, on a constaté que l’envifol avait grandi. C’était spectaculaire, une tige toute droite et toute verte était sortie du trou et avait atteint la taille d’un arbrisseau.

C’est là que j’ai eu un doute, personnellement. Les autres commençaient à s’engueuler, ceux-ci accusant ceux-là d’avoir arrosé l’envifol pendant la nuit, les seconds beuglant que ça allait bien comme ça hein, les calomnies ridicules. Ils allaient clairement en venir aux mains.

Je ne sais pas comment j’ai réussi à calmer les esprits mais je tenais absolument à vérifier ma petite théorie.

J’ai entraîné tout le monde au café et là, j’ai demandé à la cantonade « Et vous la feriez dans quel tissu, vous, la petite veste kimono de Deer&Doe ? »

Il y a eu très peu d’hésitation, tous ont répondu «  le wax aux fleurs bordeaux ». Tous !

Et tandis qu’ils se regardaient, surpris et ravis, j’ai jeté un coup d’œil à l’envifol. Et je l’ai vue prendre 10 bons centimètres d’un coup !

J’avais raison ! J’a-vais-rai-son !!

Il y avait un lien entre la veste kimono et l’envifol ! A chaque fois qu’on était tous d’accord sur un point concernant la veste, l’envifol s’épanouissait.

Les autres ont ouvert des yeux ronds quand je leur ai expliqué ça. Il y a bien eu quelques sceptiques mais leurs doutes ont vite été balayés quand on a reçu le patron. Tu aurais vu ça ! Tout le monde était surexcité dans le pays. On était conteeents ! Et l’envifol a pris 10 autres centimètres.

On a failli avoir une Fièvre carabinée mais on a vite remarqué que dès qu’on se prenait la tête (« Il faut une doublure bleu nuit ! Non, bordeaux ! Sauf qu’on n’a ni l’un ni l’autre ! Aaaargh ! »), l’envifol cessait de pousser. Dès qu’on complexifiait le projet (« Bon on fait quoi, on tente les raccords ou bien…? »), l’envifol se racornissait, comme si elle se flétrissait.

Assez vite, les scientifiques du groupe ont établi une corrélation entre le fait de rester dans la simplicité et la croissance de l’envifol. Il y avait aussi une histoire de plaisir collectif là-dessous, ça me paraissait clair. Alors on a humblement cousu notre veste, dans la joie et sans en faire des tonnes.

Au café quand même, ça discutait sec. Les Anciens prédisaient que tout irait à vau-l’eau si on laissait les envies reprendre le contrôle du pays. Ils disaient qu’on allait retourner à la préhistoire à ce compte-là, qu’on n’allait plus faire d’effort, qu’on n’allait plus se challenger, qu’on allait abandonner notre ambition. Ils disaient qu’on allait passer des cathédrales aux huttes grossières. Et ça, pour eux, c’était se condamner à une mort cérébrale certaine (tout de suite les grands mots !) (Ils sont un peu fatigants les Anciens, à toujours dramatiser, faut bien le dire).

J’ai essayé de les rassurer en leur montrant qu’opter pour un peu de simplicité ne voulait pas forcément dire régresser. Tout le monde avait été d’accord pour la doubler, quand même, cette veste ! Et on avait fait ça aux petits oignons. Il n’y avait absolument rien de grossier là-dedans.

Alors oui, on ne l’avait pas passepoilée. Oui, on n’avait pas fait de raccords. Oui, on avait opté pour une doublure noire par pure flemme de courir en ville chercher du coton bleu nuit ou bordeaux. Oui, trois fois oui !

Mais il fallait reconnaitre que ça faisait du bien d’aborder de temps en temps un projet « facile », léger, sans prise de tête ni frustration. Ne pas se bagarrer, parfois, ne pas faire d’ajustement ni mixer plusieurs tailles, se laisser porter par un patron en somme, c’était agréable quand même, il fallait bien l’avouer. Et vu comme l’affaire de la Brune nous avait laminés, on avait tout intérêt à varier les projets, non ?

Les Anciens ont fini par reconnaître que j’avais raison. Du bout des lèvres mais ils ont reconnu.

C’est là que l’envifol s’est vraiment déployée. On a entendu un « pop » assourdissant et on s’est tous précipités sur la place.

Une immense feuille de nénuphar s’était ouverte à quelques 3m50 du sol.

Oui, oui ! Celle que tu vois là.

Les Cheveux Longs étaient contents. Ils dansaient autour de la tige, enfin du tronc plutôt, en clamant qu’on devrait toujours gérer nos projets comme ça, vite fait et sans fioritures.

Mais bon, je crois qu’ils ne le pensaient pas vraiment et qu’ils disaient ça juste pour faire enrager les Anciens.

Quoi qu’il en soit, cette veste nous a fait renouer avec le plaisir de la couture simple. Et ce magnifique Nénuphar qui trône désormais en Tasticottie est devenu un genre de mascotte pour nous, un emblème.

On a bien entendu fêté ce succès ô combien reposant au café.

Et on est tous tombés d’accord sur la leçon à en tirer : parfois, pour réussir en couture, il ne faut surtout pas faire d’efforts.

Tu en penses quoi toi, coupine ?

Couture pure (et dure)

Quel est donc ce patron ?
Veste Nenuphar de Deer&Doe – Version B en longueur, mais avec les manches de la version A.

Taille choisie / Mensurations en vrai de la vie
Taille 38 – tour de poitrine: 88 cm – tour de taille: 68 cm – tour de hanches: 94 cm
Et dans la vraie vie, je mesure: tour de poitrine: 87 cm – tour de taille: 72 cm – tour de hanches: 94 cm.

Pourquoi/Comment j’ai choisi cette taille
Vu que c’est une veste ample, je ne me suis basée que sur le tour de poitrine pour faire mon choix.

Tissu utilisé / origine
Wax de mon stock acquis chez Brin de Cousette je ne sais plus quelle année.
Cotonnade noire dénichée dans mon stock don’t j’ignore totalement l’origine.

Métrage utilisé
Je SAVAIS que j’aurais dû le noter quelque part. Mais j’étais febrile en Mai, je ne réfléchissais pas toujours droit. Tout ce que je peux te dire, c’est que sur la pochette, il y a écrit 2m80 en laize 115cm. Et le wax est en laize 110-115cm. A+B=C donc CQFD, coupine.

Bonne idée ce tissu, ou pas ?
Le wax, c’est TOUJOURS une bonne idée. Il a de la tenue mais il reste souple. Et puis il y a les motifs ! Les motiiiifs ! Ces fleurs m’éblouissent.
Et puis le coton noir, c’est un coton bien honnête, qui fait très bien son job de doublure. Bonne idée aussi donc.

Les autres fournitures
Du thermocollant et pis c’est tout.

Des modifs, peut-être ?
Oui madame, j’ai rallongé les manches de 5,5 cm (j’ai les bras longs).
Et puis j’ai doublé la bête.
En Tasticottie, une veste non doublée n’est pas une veste, c’est une blague. Et donc j’ai coupé les mêmes pièces que la veste, en raccourcissant le bas des manches, du dos et des devants de 3 cm. J’ai suivi ce tuto, toujours le même, que je trouve limpide.
J’ai aussi descendu les poches de quelques centimètres, rapport à mes bras longs.

Heureuse initiative ou vieille catastrophe des familles ?
Ah j’ai très bien fait de faire ces modifications. Je suis contente.

Un truc chouette sur cette cousette ?
J’ai particulièrement aimé les encoches dans le col et les poches. C’est follement classe et c’est LE detail qui fait tout le style de cette veste.

Un truc barbant, saoulant ou lourdingue ?
Rien, coupine. Même pas les fronces. Nada. Une vraie croisière cette veste.

A refaire, qu’est-ce que je changerais ?
A refaire, je modifierais les manches. Je les ferais moins larges, elles me gênent un peu dans mon quotidien. Ou alors je les ferais plus longues. Il faudrait peut-être que je me penche sur les manches de la version B, que j’ai écartées un peu vite finalement.
Il faudrait aussi que je passepoile un peu tout ça.

Vais-je vraiment récidiver ?
Ma foi, je me ferais bien une version unie. La Fée du fond des bois s’en est faite une en jean qui m’a tapé dans l’œil. Du coup, je me tâte.

29 Comment

  1. Ah ah les craquages de sorties de collection ! Parfois c’est un craquage heureux et parfois c’est moins heureux ! Perso, je n’ai pas ete fan de cette veste. Mais j’adore le wax, je garde precieusement un coupon achete aux coupons st pierre pour couper une jolie azara de deer and doe pour le printemps prochain ! Ce sera la 1ere fois que je couds du wax !

    1. Ouuh! Une azara en wax, ça va être top, j’en suis sure.
      Tu vas voir, le wax, y’a pas plus facile à travailler. Il ne bouge pas, tu peux marquer le pli à l’ongle tellement il est docile. Vivement le printemps prochain alors!

  2. Bonjour, toujours aussi magnifique tant au niveau couture, choix du tissu, sans oublier la lecture. J’adore vous lire en plus de me régaler de vos réalisations. Bonne continuation et bonne semaine j’attends avec impatience votre prochaine couture.

  3. Merci de cette jolie nouvelle. J’aime tellement vous lire! Il aurait été dommage de ne pas succomber à cet envifol (masculin n’est-ce pas? c’est plus rigolo.) Très jolie veste.

  4. Là tu as vraiment bien fait de laisser cet Envifol vivre sa vie, ta veste est magnifique!
    Ce Nénuphar ne m’avait jamais vraiment fait d’effet, mais dans ce tissu, il m’éblouit!
    Question de plaisir, sûrement… moi j’ai toujours du mal à me lancer dans de grands projets, je vais essayer de les « penser » comme ça pour voir, plaisir et simplicité
    Longue vie à tous ces débats en Tasticottie!

    1. Rho merci Jeanne!
      Franchement, tente le « no prise de tête, j’y vais et on verra bien », tu m’en diras des nouvelles tellement c’est agréable!

  5. Le plus joli nénuphar que j’ai vu jusque là ! Bravo présidente !
    C’est tellement agréable quand un plan se déroule sans accroc.
    Je suis plutôt comme toi avant d’acheter un patron, je le tourne dans tous les sens, je chercher
    les versions des autres etc, souvent il me faut VRAIMENT longtemps avant de me décider. Mais quand j’y vais j’y vais, je crois que ça ne m’est jamais arrivé de ne faire qu’une version d’un patron indé.
    Hâte de voir ta version unie, mais celle-ci est déjà vraiment superbe !

    1. Merci Madame Souris!
      C’est exactement ça, rien ne vaut un projet qui se passe tranquillou bilou. Là où il faut que je m’améliore, c’est dans la réutilisation d’un patron déjà cousu (autant multiplier les bonnes expériences n’est-ce pas?). Sur ce coup-là, dès que je trouve du jean, je me lance, c’est sûr sûr sûr!

  6. Oh Ta version est juste splendide ! Je ne me sentirai pas de la porter en wax , mais ça lui va tellement bien et sur toi, c’est tellement classe !
    J’hésitais à en faire avec une version manche rallongée et doublée pour l’hivers, en lainage à chevrons par exemple avec un peu de broderies ( ou même carrément une grande broderie dans le dos ! ), j’attends juste de savoir à quel point je porte la mienne en demi-saison pour me lancer ou décider de couper autre chose dans mon coupon ….
    En tout cas, J’adore toujours autant lire tes articles !
    Et merci pour le clin d’oeil !
    Bises !
    Laféedufonddesbois

    1. Merci beaucoup! Déjà que j’ai été éblouie par ta version en jean, je visualise la version hivernale que tu décris et je ne peux que t’encourager! Ca va être grandiose, c’est sûr! Surtout avec la grande broderie! Vivement que tu la couses!

  7. Superbe Nénuphar !
    Ici, deux versions d’essai… La première, une taille trop grande, désaprouvée par l’amoureux, gardée pour veste de pyjama, et la seconde juste pour voir si la taille au-dessous était plus flatteuse… apparemment non. Mais je n’arrive pas à renoncer, j’aime ce patron… je note pour la doublure, on ne sait jamais 😉

    1. Qu’est-ce qui pêche dans la taille en dessous? La forme?
      J’aime bien le principe de doublure sur les vêtements (jupes et vestes). Ca leur donne de la tenue et sur cette veste, c’est particulièrement vrai. La doublure la structure et la définit sans la rigidifier.
      Ca pourrait aider si tu la doubles?

  8. Waouh !!! C’est THE association PARFAITE patron / tissu / modèle , et doublée en plus ! Bravo ! Et moi qui n’ai pas trop le mojo des « enfilfol » qui s’étiolent, te lire et te relire, ça fait un bien FOU ! Merci.

  9. Les petits jeunes ont bien fait de s’imposer en Tasticottie!!!
    Ta veste est carrément magnifique et tu l’es tout autant dedans!!! Au cas où un doute subsisterait, j’adore…
    Moi qui n’ai plus cousu un vêtement depuis une éternité et demi, tu m’as carrément donné envie de m’y remettre.

  10. Toujours laisser la liberté aux envifols, elles s’épanouissent à merveille. Espérons même qu’elles laisseront tomber plein d’audacieuses petites graines pour les années à venir.
    Que la Tasticottie continue de fleurir. J’adore y faire un tour.

    1. Oh merci! La Tasticottie est moins colorée et joyeuse sans les envifols, il faut bien le dire. Alors maintenant qu’il y a eu un précédent, je pense qu’on va se les autoriser régulièrement. 🙂

  11. Rhoooo pinaise, j’avais raté la naissance de l’Envifol ! & quelle naissance ! Dans la joie et la bonne humeur ! Bon sinon, cette veste est parfaite. Entre la tienne et celle de la linotte, j’ai envie d’en avoir une aussi. Alors que je mets JAMAIS de veste !!!! J’ai bien peur que cette Envifol fasse des petits et contamine d’autres pays !!!

  12. Mais comment est-ce possible ?! Comment expliquer qu’en vieille routarde crado des blogs couture je ne sois jamais venue ici ? Comment dire…
    Je crois bien que j’ai envie de m’appeler Coupine, que je viens de tomber amoureuse d’un nénuphar, que je veux émigrer en Tasticottie… Oh là là… mais comment est-ce que je vais dire ça à mon mari ?

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